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Archives mensuelles : décembre 2014

Objets connectés 2015 : en avant toute vers la santé !

En cette fin d’année 2014, le « quantified self », la mesure de soi-même par des objets connectés, se tourne vers la santé. Lors du débat sur "La santé connectée, l’émergence de nouveaux usages en santé" organisé le 18 décembre par Paris Region Lab et son incubateur e-santé, le blogueur Remy Teston (blog Buzz E-sante) qui est aussi responsable e-marketing du laboratoire Pfizer, a constaté cette évolution ainsi que celle des « wearable devices » tels que T-shirt et montres. En attendant le « web symbiotique », fusion entre les corps et l’interface numérique. N’était-ce pas au fond le sujet de la conférence « Differential Medicine » organisée les 11 et 12 décembre par The Family. Sous ce nouveau concept, se rangent médecines préventive et prédictive, se mélangent les mondes du big data santé et de la génomique. Certains évoquent  l’arrivée du transhumanisme…

iHealth Discovery

Plus concrètement, 40% des investissements des objets connectés vont actuellement vers la santé. Withings a sorti un livre blanc  Santé connectée et Uwe Diegel, chez iHealth lance iHealth Discovey qu’il a présenté à Differential Medicine. Sa conviction : la santé connectée, ce n’est pas seulement vendre des dispositifs portables , mais bien d’apporter de la valeur médicale. Son analyse : tous les pays sont confrontés au vieillissement de la population, les personnes les plus âgées sont les plus vulnérables et les plus atteintes par les maladies chroniques, etc.… Or, ce sont aussi celles qui utilisent le moins les smartphones. Les dispositifs sont chers, il y a beaucoup trop d’applications santé et trop de systèmes d’exploitation.
C’est vers le Cloud devenu incontournable, qu’il s’est tourné pour bâtir iHealth Discovery. On installe au domicile une box, la Discovery Station qui agrège les données. Une personne prend sa tension. L’écran affiche la mesure. Un code couleur lui dit si la valeur est bonne ou pathologique. Elle appuie sur un bouton et c’est envoyé à l’agrégateur de données via la station. Toute sortes de modules sont disponibles : détecteur de chute, tensiomètre de poignet, glucomètre, balance, dispositif de géolocalisation, caméra. Les modules sont bon marché; iHealth Discovery qualifie les mesures. Le patient reçoit des SMS. Au CES de Las Vegas (6-9 janvier), Uwe Diegel présente aussi iHealth Hero : le pouls en continu sans ceinture de poitrine et la saturation d’oxygène mesurée en continu par un dispositif en forme d’anneau de sport. Il prépare un glucowatch, qui permettra au diabétique de ne se piquer qu’une fois par semaine (pour calibrer l’appareil) et mesurera en suite la glycémie à travers la peau. iHealth prépare aussi une fondation et son site iHealth Pro, en préparation, sera en ligne d’ici février.
 



Kinapsys de RM Ingénierie : la réalité virtuelle au service de la rééducation

M.M. Foucault, père et fils, respectivement « general manager » et « deputy general manager » de RM Ingénierie, ont joué les vedettes du 5e Investor Summit (où le « booklet » de synthèse est en anglais) de Cegedim à Boulogne le 16 décembre.
Romain le fils a fait « travailler » son père Pierre en rééducation fonctionnelle et neurologique pour démontrer les possibilités de la nouvelle solution Kinapsys, basée sur la Kinect V2 de Microsoft et son capteur de mouvement. M. Foucault père, face à un écran, s’est donc immergé dans un environnement virtuel où son image aux articulations et aux segments visibles (comme sous des rayons X) reproduit ses propres mouvements. On est en plein dans la réalité augmentée. M. Foucault père gagne un point quand le mouvement est bien fait : des mouvements de bras, d’épaule, de jambes selon les exercices programmés (il y en a 250). Il exécute un exercice en double tâche comme un Memory piloté par les pieds. Il a un retour visuel immédiat (biofeedback) sur sa réussite. A sa console, M. Foucault fils gradue difficulté et vitesse. Car tout est paramétrable.

 

 

 

 

 

 

 

Première solution de rehab-gaming

L’entreprise de Rodez, qui a rejoint le groupe Cegedim en 2006 travaille depuis 31 ans avec les kinés. Elle occupe une position de leader sur ce marché (22.000 clients) et innove constamment. L’arrivée de la Kinect de Microsoft lui a inspiré cette solution intégrée pour la rééducation, un « serious game » qui marque la naissance du rehab-gaming, des exercices divertissants permettant de traiter différentes pathologies. Kinapsys intéresse la traumatologie, la gérontologie, la neurologie, la rhumatologie, l’orthopédie, les désordres pondéraux, etc. Présenté en septembre au salon Rééduca, Kinapsys a gagné le trophée « Rééduca Innov 2014 » et a reçu un accueil favorable des kinés. Il était aussi en démonstration au grand salon international Medica de Düsseldorf en novembre. C’est la solution la plus aboutie dans son domaine sachant que la Wii de Nitendo a aussi trouvé des utilisations en rééducation. 
A l’issue de leur démonstration à Boulogne, M.M. Foucault se sont éclipsés avec leur matériel car ils avaient rendez-vous chez Microsoft où Kinapsys fait figure de meilleur exemple d’application santé de la Kinect.
Le pack complet est vendu 4900 euros TTC. La commercialisation débute.
En savoir plus
 



Fermez vos apps non utilisées : un conseil de la CNIL

Après les apps sur Iphone en 2013, c’est au monde Android que la CNIL et l’INRIA se sont intéressés pour débusquer les accès aux données, massifs et peu visibles qui touchent les utilisateurs. Conclusion sur Android comme sous iPhone, fermez vos apps pour les inactiver et n’hésitez pas à faire le ménage.

Réglez le niveau de publicité

Rendus publics lundi 15 décembre, les résultats de la seconde phase du projet Mobilitics portent sur 121 apps sous Android utilisées pendant trois mois par dix volontaires sur un smartphone modifié pour tracer l’usage des données par les applications. L’écosystème Google étant plus ouvert que celui d’Apple, les possibilités d’accès aux données sont encore plus étendues. Et les promoteurs d’apps ne s’en privent pas collectant abusivement données de géolocalisation et identifiants matériels et logiciels y compris quand les apps sont en veille. Sur Android comme sur iOS, entre 50 et 60% des applications testées accèdent aux identifiants du téléphone comme l’UDID (unique device identifier), mieux protégé aujourd’hui ou l’advertising ID (adID) dédié à la publicité. Depuis, le 1er aout 2014, Google impose aux nouvelles applications et aux mises à jour de n’utiliser que cet identifiant pour la publicité. Les utilisateurs peuvent le régler mais combine le savent.
Sur l’iPhone, il faut se rendre dans « réglages » Confidentialité, accéder à Publicité (tout en bas) et activer le suivi publicitaire limité.
Sur Android, il faut aller dans « paramètres Google » et activer l’option »désactiver annonces par centres d’intérêt ». Voir les écrans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La localisation, donnée reine

La localisation est la donnée reine qui concerne un quart à un tiers des apps. Indispensable dans certains cas, elle constitue aussi une intrusion dans les habitudes et comportements de la personne.
Une application de service de réseau social a pu accéder 150 000 fois en trois mois à la localisation d’un des testeurs. A quoi sert cette accumulation de données ?  On peut aussi régler les autorisations d’accès à la localisation.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fonction de leur stratégie, Apple et Google ou Microsoft sont dans une position privilégié pour collecter les données. Certains services sont installés par défaut et parfois impossibles à désinstaller. Comme les magasins d’application. Une application installée par défaut a procédé, selon Mobilitics, à plus d’un million de localisation en 3 mois…
Face à cette situation, la CNIL, conformément à l’avis du G 29 souhaite travailler avec les grands acteurs du système d’exploitation pour qu’ils se mettent en conformité dans le cadre d’un pacte de conformité en cours de négociation. « Du fait de la pression croissante des utilisateurs, ces sociétés sont dans le dialogue", estime la présidente de la CNIL, Mme Falque Pierrotin.

 

Comment fermer vos apps peu utilisées

En attendant, ne pas télécharger d’applications inutiles et faire régulièrement le tri dans son smartphone.
Fermer les applications non utilisées qui restent le plus souvent en veille et continuent à venir chercher des données.

Sur l’iPhone, il faut cliquer deux fois sur la touche « Home » les applications apparaissent sous forme d’un défilé avec leurs icônes en bas et un écran au dessus. On fait glisser vers le haut, l’écran de l’app qui disparaît. L’app est fermée. Elle sera plus lente à rouvrir mais elle n’accèdera plus à vos données.

 



Kap&Link de Kapelse, un « terminal lecteur » fixe nouveau et différent

C’est dans un café de la Porte Maillot qu’elles m’ont été montrés (enfin !!), les « solutions » SESAM-Vitale de Kapelse, homologuées selon le référentiel « terminal lecteur » 3.30 le 22 juillet dernier et dévoilées sur le site du GIE depuis quelques jours. Ingenico n’est plus le seul sur le marché…

Un produit différent

Ce nouveau produit est différent : beau, design, léger, branché, compact, connecté. Il va servir à la télétransmission, à la mise à jour des cartes Vitale et à bien d’autres choses. Kapelse est une nouvelle société qui « conçoit des solutions e-santé innovantes pour le suivi simple et sécurisé des patients à leur domicile". Kapelse travaille sur un projet de box télésanté de la taille d’une mini tablette, le Kap&Care, aujourd’hui abouti dont « l’objectif est de stocker, visualiser et transmettre des mesures de santé de manière sécurisée et accessible par un tiers » (c’est la « Satebox » du projet lorrain Satelor, actuellement en test chez des patients). Il a fallu y intégrer une partie authentification par CPS, pour le suivi par les professionnels de santé.

Fabriqué en France

De la box au lecteur de carte, il n’y avait plus, si l’on peut dire, qu’une fente à rajouter et même deux (pour les cartes mutuelles mais pas bancaires). Et voici le Kap&Link. Blanc avec écran couleur tactile, format d’un smartphone qui serait renflé à la base, il s’utilise en position verticale ou horizontale. Avec des rainures antidérapantes au dos et à la base, qui est arrondie et intègre un cerclage chromé recouvert d’antidérapant. Ce « terminal lecteur » est fabriqué en France s’il vous plait (avec 60% de valeur française) dans deux usines. La société Kapelse a tenu à faire travailler des entreprises françaises, avec toutes les difficultés qu’on imagine…Il respecte la norme RHOS et sa fabrication n’utilise ni colle, ni solvant, ni peinture. La coque plastique est teintée dans la masse.

La carte CPS s’installe dans le socle où se glisse également le cordon USB. Une fois le réceptacle fermé, le cordon ne risque pas de se débrancher. C’est élégant et astucieux. Pas de CD d’installation, le pilote s’installe dans le poste de travail à partir du lecteur. Installation plug and play pour MacOS et Windows (mise à niveau pour Win XP) et Linux. Le microprocesseur travaille sous Linux, ce qui lui assure rapidité et performance. Il est ouvert à toutes sortes d’applications. Il suffit de lui ajouter un accessoire (switch Ethernet K-Eth) pour le transformer en lecteur Ethernet en conservant un seul et unique câble. Un service de mise à jour des Cartes vitale, Kap&Maj sera d’abord proposé en pharmacie (avec le Kap&Link ou la box). En version réseau, le Kap&Link qui intègre la technologie NFC s’utilise en mode sans contact pour l’authentification des PS. Une version mobile est finalisée (format smartphone, WiFi et Bluetooth 4.0). Elle sera homologuée selon le référentiel RAC (Référentiel accès cartes) du GIE Sesam Vitale qui rend les services en ligne (Ameli Pro de l’Assurance maladie ou le DMP) accessibles à partir d’une tablette mobile.
Avec cette nouvelle gamme de terminaux, les éditeurs de logiciels métier ne devraient pas manquer de développer de nouveaux services et solutions pour leurs clients…

La version fixe sera commercialisée début 2015 autour de 250 euros environ

Fiche technique du Kap&Link fixe:
320 Mo de mémoire (64 Mo SDRAM et 256 Mo Flash), processeur ARM Cortex A5 32 bits basse consommation.
3 connecteurs cartes. Antenne sans contact (NFC). Switch Ethernet en option.
Écran graphique tactile 3,5 ‘’ de résolution 320×480 pixels. Clavier tactile
Dimensions : 115x60x75, poids : 180g