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Une étude de L’URPS Médecins libéraux Ile de France sur les offres de services de rendez-vous en ligne

L’« étude de marché » réalisée par l’URPS Médecins libéraux Ile de France met en avant les avantages et les inconvénients des plates-formes de prise de rendez-vous en ligne avec des fiches détaillées sur une quinzaine de solutions. A consulter avant de faire son choix. En complément des informations déjà disponibles sur Buzz médecin.

t_250URPS_354C’est une très bonne initiative de l’URPS médecins libéraux Ile de France que d’enquêter sur la prise de RV en ligne, car l’offre est devenue pléthorique. Alors que ce service connait un réel engouement puisque plus de 20 000 médecins en France auraient déjà franchi le pas fin 2016, selon les éditeurs. La commission ad hoc de URPS en a rencontré quinze, a rédigé sur chaque offre une fiche complète. Et a également recueilli quelques témoignages de médecins utilisateurs.
Le constat est évident : le patient est de plus en plus connecté et la gestion efficace des RV est cruciale pour le médecin.
Le RV en ligne apparaît donc comme une évolution inévitable.
Les avantages sont réels et commencent à être bien connus :
- Pour le patient : retour positif des patients qui ont une plus grande liberté (40% des prises de RV se font en dehors des heures d’ouverture) et d’avantage d’autonomie pour choisir le RV qui leur convient plutôt que de se faire imposer un RV au tél. Il est plus facile d’annuler ou de modifier un RV. L’âge moyen des patients inscrits sur le site se situe entre 50 et 55ans, tranche d’âge qui représente une partie importante de la patientèle. Les services fournissent des statistiques.
- Pour le médecin : le rappel de RV par SMS diminue les RV non honorés. Même si cela concerne surtout les spécialistes car les MG fixent des RV à courte échéance.
Le médecin peut « blacklister » les patients qui ne sont pas venus mais Il peut y avoir des patients qui prennent des RV sur plusieurs sites. Comme s’ils se trouvaient dans un libre-service médical.
La diminution des appels téléphoniques est indéniable avec désengorgement des périodes d’affluence téléphonique comme le lundi matin ce qui évite la perte de patient n’arrivant pas à joindre le secrétariat.
Le service offert par plusieurs sites, de la prise de RV chez un spécialiste au cabinet du médecin traitant peut améliorer le parcours de soins. De même que l’envoi de SMS pour les rappels d’examens ou de documents à apporter lors de la consultation.
"Avantages" plus discutables :
- La diminution des coûts de gestion n’est pas facile à mettre en évidence. Les médecins y voient plutôt un service complémentaire du secrétariat ou du télésecrétariat. Le coût de l’abonnement au service est par ailleurs non négligeable.
- La meilleure visibilité sur Internet intéresse surtout les spécialistes récemment installés qui peuvent espérer rayonner au delà de leur quartier. Pour le généraliste, le recrutement de la patientèle se fait surtout par le bouche à oreille et la proximité. La majorité des médecins interrogés réservent d’ailleurs le service à leurs seuls patients. Car ils sont déjà débordés.
 -Hormis les quelques éditeurs de logiciels de gestion cabinet qui ont réalisé leur propre solution intégrée, l’interopérabilité n’est pas garantie
 

Bien lire le contrat

L’analyse des contrats appelle à la vigilance du médecin souscripteur, même s’il est proposé « sans engagement ». Il importe de vérifier :
- s’il reste possible de souscrire auprès d’un autre service – ce qui se passe en cas de dysfonctionnement
- la période de révision des tarifs
- la confidentialité et la sécurité des données (hébergement sur serveur agréé pour les données de santé) ainsi que l’engagement ou non de l’éditeur de ne pas utiliser les données à d’autres finalités que la gestion de rendez-vous. Il est important de savoir quels autres services vont être proposés à son patient
- l’obligation de déclaration à la CNIL du fichier patientèle par le médecin
-comment les données sont récupérées à l’issue du contrat les implications juridiques pour le médecin
 

Un poids dans l’organisation  du système de soins ?

Car, rappellent les auteurs, ces éditeurs souvent issus de grands groupes ne « relèvent pas du code de la santé publique ». Avec la gestion des RV, ils mettent la main sur des fichiers de patients à terme de plusieurs millions d’usagers ce qui peut leur donner un grand poids dans l’organisation du système de soins.

Une quinzaine de médecins membres de la Commission Pratiques libérales, nouveaux modes d’exercice et nouvelles technologies, ont participé à cette étude coordonnée par les Drs Laurent de Bastard et Luc Réfabert,

Disponible sur http://www.urps-med-idf.org/publication/index.aspx



Santé connectée : les 101 bonnes pratiques de la HAS

La Haute Autorité de Santé a publié le 7 novembre un référentiel de 101 règles de bonne  pratique pour aider développeurs et évaluateurs à diffuser des applications et objets connectés sûrs, fiables et de qualité.

La HAS voit au moins trois avantages à la santé connectée : le patient y est plus actif dans sa prise en charge, elle pourrait contribuer au développement de la médecine préventive et enfin l’exploitation du Big Data renferme des promesses de progrès médical. Dans ce contexte, il relève des compétences de la HAS de promouvoir son usage en inspirant la confiance, plutôt que d’édicter des règles restrictives ou de proposer un quelconque label.
La HAS prend bien soin de préciser que ce référentiel, fruit d’un groupe de travail de 25 personnes qui a réfléchi et rédigé pendant toute une année (novembre 2015-septembre 2016) sous la conduite de Pierre Trudelle (HAS), ne se substitue pas à la loi ou à la réglementation. Il ne concerne d’ailleurs pas les objets connectés soumis au régime du marquage CE en tant que dispositifs médicaux (tensiomètre, glucomètre, thermomètre..) mais la zone grise de la forme-santé. Pour les sujets traitant de la protection des données personnelles et de la cybersécurité, la CNIL et l’ANSSI (agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) ont apporté leur contribution.

Des niveaux d’exigence adaptés aux fonctions des apps

N’étant pas le premier à se pencher sur le sujet, le document de 60 pages passe tout d’abord en revue les classifications existantes ainsi que les sites d’évaluation des applications au niveau international (cinq sites en France comme GPM e-sante de groupe Pasteur Mutualité, Medappcare ou DMD Santé et son label mHealthQuality). Pierre Trudelle qui s’est chargé de la sélection et de l’analyse de la littérature a fait un beau travail. Les annexes sont également très intéressantes.
Le référentiel proprement dit, que l’on ne va pas détailler ici mais qui est téléchargeable, porte sur cinq domaines (information, contenu santé, contenu technique, sécurité/fiabilité, utilisation/usage) subdivisés en une vingtaine de sous domaines. Les règles proposées doivent permettre aux utilisateurs, grand public ou professionnels de santé de trouver des produits simples à utiliser et ergonomiques, avec des garanties de sécurité et de fiabilité et dont ils ne sont pas prisonniers (consentement révisable et accessible à tout moment, résultats communicables). En gros, quand vous téléchargez une app, vous devez savoir où vous mettez les pieds…
La HAS a défini des niveaux d’exigence différents selon qu’il s’agit d’une app d’information grand public ou de la gestion de la prise de médicaments. D’une façon générale, les apps destinées aux professionnels de santé relèvent des exigences élevées. Tout cela est consigné dans de grands tableaux assez clairs.
 

Une base pour de futurs labels ou évaluations

En publiant ce référentiel, l’ambition de la HAS est de le voir servir de base pour des registres, label, score, bancs d’essai, évaluation dont elle laisse l’initiative à d’autres. C’est un travail utile. Il s’inscrit dans la ligne du guide de bonnes pratiques européen attendu pour 2017.
Il serait dommage que les développeurs ne tirent pas toute la substantifique moelle de ce référentiel et s’en servent surtout pour rallonger les Conditions Générales d’Utilisation, les fameuses et souvent interminables CGU que l’on accepte sans les lire, avec résignation.

Voir l’article de présentation de la HAS

 Télécharger le référentiel



mHealth Quality : dmd Santé lance un label pour créer la confiance dans la santé mobile

 

La société dmd Santé  lance le label européen mHealth Quality pour certifier la qualité des apps santé ainsi que des objets et dispositifs médicaux connectés. Un store regroupera les apps labellisées. Rencontre avec  son président fondateur,  le Dr Guillaume Marchand,  « homme de confiance » de la santé mobile.

 

Comment créer la confiance au milieu de la jungle des 17 000 apps santé et de la floraison des objets santé connectés ?  Lors de la présentation officielle le 11 septembre, du label mHealth Quality, c’était le leitmotiv.  Dmd santé se veut « créateur de confiance ».  Et espère bien imposer, à terme, son label au niveau européen.  C’est en tout cas l’ambition affichée  par Guillaume Marchand qui a provisoirement abandonné l’exercice de la psychiatrie pour se consacrer à son entreprise.  Il y a trois ans, c’était encore une aventure de copains internes en médecine  qui, après quelques tests d’apps, avaient compris qu’il  fallait aider le grand public et les confrères à faire le bon tri . Condition sine qua non pour un sain développement de la santé mobile et connectée.

Dmd Santé: des trophées au label

 En 2012, Guillaume Marchand créé donc avec Nicolas Laffere, futur généraliste, et un ingénieur, la société dmd santé  et son site collaboratif dmdpost, plate-forme d’évaluation  des applications selon un  cahier des charges de 14 critères.  Le plus entreprenant, c’est Guillaume, mélange de passionné obsédé par le devenir  high tech de la médecine et de bon vivant sympathique qui trouve toujours le temps pour une dégustation de vins ou de champagne (il est rémois) .
Guillaume ne ménage pas sa peine. Ces dernières années, on l’a vu partout, le plus souvent invité à la tribune mais aussi sur son stand ou  dans les couloirs de tous les colloques, réunions, salons, programmes et projets qui traitent de esanté, msanté, santé connectée et j’en passe.  Il devient incontournable.
Pour s’asseoir un peu plus dans le paysage, Dmd Santé fonde les Trophées de la santé mobile dont la 3e édition aura lieu le 8 février prochain. On y rencontre,  au grand complet, le petit monde de la santé mobile et connectée.
La start-up dmd Santé installée au Village by CA, rue de la Boëtie, avec le statut  « Jeune Entreprise Innovante » justifiant de travaux de RD*, a réussi  ses levées de fond. Elle est soutenue par BPI France (Banque publique d’investissement), le fonds européen dédié à l’ « innovation disruptive ». Elle fait partie de la Fondation Internet nouvelle génération (FING).  Elle compte une dizaine de salariés et met le savoir faire acquis dans l’évaluation de plus de 1100 apps (avec l’aide de centaines de bénévoles médecins et patients) au service de la réalisation du label mHealth Quality.  La valeur d’usage reste primordiale et continuera à être analysée par dix personnes dont deux médecins tous rémunérés (de 5 à 50 euros). « Sinon on certifie des process, pas des outils offrant un vrai service ». Mais auparavant l’éditeur de l’app aura rempli un auto-questionnaire en ligne de 100 à 200 questions (selon les spécificités de l’application) dont le traitement est automatisé et passé un  audit de sécurité (assuré par le partenaire Prodéo)**. Si tout est conforme, l’app  labellisée est mise en ligne sur le store de référencement  mHealthQuality, une app à télécharger. « Nous avons choisi dans nos critères d’audit, les critères européens lorsqu’ils étaient plus forts que les critères français. » D’où la vocation européenne du label.  Qui concernera aussi dans un 2e temps les objets santé et dispositifs médicaux connectés.
La procédure de labellisation coûtera de 2500 à 8000 euros pour un label valable un an (version majeure).  « Des mutuelles pourront offrir une labellisation » suggère Guillaume Marchand.
Sera-t-il soutenu par les pouvoirs publics ?  Guillaume Marchand y croit. Il a de bons rapports avec le CNOM . « Je nous vois comme un  guichet unique pour la HAS, la CNIL, l’ANAP… » Une chose est sûre, il va y mettre toute son énergie : «  je n’ai pas un boulot, je vis une passion » dit-il.  S’il met entre parenthèse son activité de psy, choisie un peu par référence maternelle et parce que « c’est très humain », c’est pour mieux se consacrer à la santé mobile sans négliger Stagium, la plate-forme d’évaluation des terrains de stage hospitaliers à l’intention des externes et internes  qui marche très fort : « nous avons 6000 inscrits ».
A 31 ans, il n’a pas tout perdu du visage poupin de guiloo, son surnom « branché » depuis la classe de 6ème, du temps où il montait des associations et qui l’a poursuivi pendant ses études médicales, du temps où il organisait le CRIT  Médecine (ski + champagne). Sur  twitter, le  tweeto @drguiloo (659 abonnés), c’est toujours lui, même s’il vous conseille le compte pro @dmdsante  (3492 abonnés), animé par Pauline.  
Il n’a pas oublié non plus Amore, l’association médicale d’œnologie de Rouen et de ses environs, fondée pendant son internat, et ses soirées dégustation.  Il caresse l’idée de la relancer sur Paris.
 
« J’ai une tendance hyperactive, moi ?  Si je vous dis que je ne le suis pas, vous allez penser que je vous mens, non ? »

 

*Guillaume Marchand et Mombin Yasini, directeur de la RD de dmd Santé, ont, par exemple démontré, publications à l’appui, que les étoiles des stores ne prenaient pas en compte la fiabilité médicale.  Sur le top 150 des mApps en France, seuls 24% ont fait appel à un professionnel de santé, 20% des contenus médicaux citent leurs sources ou encore 40% des apps qui recueillent des données n’indiquent pas ce qu’ils vont en faire. 
** Pour son label, dmd Santé constitue des comités d’experts avec  un juriste, un  chercheur spécialiste de l’éthique, des experts en sécurité et des patients experts.

 

 



PrescriSur, pour prescrire avec plus de sûreté

Pharmacologue de formation, ayant exercé des responsabilités comme directeur scientifique chez Vidal et des missions dans différentes instances gouvernementales (Ministère de la santé, HAS, ANSM), Nicole Petitcollot s’est lancé dans l’aventure Internet, au moment où d’autres prennent leur retraite. Un an de travail à éplucher littérature et recommandations officielles
et son site PrescriSur est en ligne depuis le 2 décembre 2014. Il est indépendant et gratuit sans inscription.

 

 

Des gélules de couleur pour signaler les recos et les alertes

« La prise de conscience, ce fut l’affaire Mediator, explique-t-elle, les informations existaient, étaient publiques mais n’étaient pas rassemblées à l’endroit où elles auraient pu être utiles ».

Ainsi, les prescripteurs n’ont pas toutes les informations qui leur seraient utiles dans les bases de données de médicaments comme Vidal ou Claude Bernard qui utilisent les RCP ni même dans la base de données de l’ANSM (agence nationale de la sécurité du médicament). « Il manque en particulier la notion de prescription en première intention qui peut figurer dans les recommandations officielles".
PrecriSur pallie ce manque en ajoutant des gélules de couleur. Lorsque la prescription est recommandée en 1ere intention et en l’absence de contre-indications, une gélule verte figure à côté de la substance. La gélule est orange lorsque la molécule est mise sous surveillance particulière. Chaque gélule orange est accompagnée d’une info cliquable, qui explicite l’avis ou la publication.
Il existe parfois des cas de gélules bicolores quand la substance est recommandée tout en faisant l’objet d’une alerte.

Un site de formation pour les étudiants

Toutes les sources sont citées et accessibles. Le travail de Mme Petitcollot s’appuie sur les publications de l’ANSM, de l’EMA (agence européenne du médicament), de la HAS, de l’InVS, du CRAT, etc., des sociétés savantes, les Vidal Recos et la revue Prescire.
PrescriSur se veut à la fois une aide à la prescription et un site de formation pour les étudiants. On peut l’interroger par grande pathologie, par classe pharmacothérapeutique (y figurent les plus documentées), par substances ou par médicaments (nom des spécialités avec des liens vers les fiches de la base de données publiques des médicaments), en utilisant une fenêtre de recherche (pas très intuitive) à partir des premières lettres du médicament ou de la substance.
Pour chaque pathologie, on trouve une description des symptômes sous un angle clinico thérapeutique. Toutes les pathologies ne sont pas couvertes mais seulement  les plus courantes en médecine générale, qu’elles aient fait ou non l’objet  de recommandation. Les intitulés sont donc très variés : Maladie de Parkinson,  douleur, angine, dépression, etc. Le site évolue constamment. Il s’est enrichi en septembre de trois nouveaux items : diarrhée, ostéoporose, dysfonctionnement érectile. La dermatologie vient d’être mise à jour avec les dernières recommandations de la SFD pour l’acné , l’herpès orofacial, le psoriasis, la gale enrichie d’un nouveau scabicide Topiscab5% crème (perméthrine) qui  peut être utilisé chez l’enfant à partir de 2 mois et chez la femme enceinte,  populations non couvertes par les autres scabicides , les verrues, la dermatite atopique et la rosacée.
PrescriSur ne remplace pas la base de données certifiée intégrée à votre logiciel. Le site n’a pas vocation à traiter les interactions mais à alerter utilement, d’une manière très visuelle, et au fur et à mesure des nouvelles publications sur les effets indésirables et les mises sous surveillance d’une molécule.
A utiliser sans modération dès qu’un doute apparait et pour vérifier ses connaissances.
 

www.prescrisur.fr

(mis à jour le 03/02/2016)



Santé connectée : les médecins doivent accompagner le mouvement

Sous le titre, « Santé connectée, de la e-santé à la santé connectée », le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) a publié début février un livre blanc de 36 pages qui fait le point sur toutes les questions d’ordre éthique et déontologique qui peuvent se poser aux médecins. Face aux objets connectés et aux applications, le CNOM les encourage à en adopter les aspects utiles et bénéfiques dans leurs pratiques médicales, évoquant aussi bien le quantified self, que l’automesure et la maison intelligente. On lit dans ce document que « l’impact de la m-santé sera sans doute le plus probant dans les cas où ses usages seront intégrés à des organisations de soins structurées par la médecine ». De fait, les sociétés savantes (en cardiologie, en diabétologie…) s’intéressent de plus en plus aux objets connectés et les médecins ne sont pas les derniers à participer au développement d’applications pour smartphones (voir la remise des Trophées de la santé mobile).

Une déclaration de conformité

Ce qui taraude le CNOM et on le comprend, ce sont les risques. Il recommande donc que la mise sur le marché des outils de m-santé fasse au moins l’objet d’une déclaration de conformité à un certain nombre de standards pour préserver la confidentialité et la protection des données recueillies, la sécurité informatique (des produits et des logiciels), la sûreté sanitaire (validation médicale). On pourrait ensuite imaginer une labellisation par diverses organisations qualifiées (association de patients, sociétés savantes, HAS..). Le troisième niveau, c’est la certification qui concerne les dispositifs médicaux et se fait dans un cadre européen. La régulation doit être européenne.

Les Français courent vite

Lors du débat organisé autour de la sortie du livre blanc, on a pu entendre, le Dr Dominique Dupagne, invité pour jouer les trublions, rappeler qu’Internet et les smartphones avaient « échappé aux tutelles » et que les objets connectés étaient maintenant lâchés dans la nature. « Il y a un rôle nouveau pour les personnes et les data ». Tandis que Philippe Lemoine, auteur de rapports sur le numérique, brossait le tableau d’une France en pleine révolution numérique. « Les Français courent vite, ils sont 20% au dessus de la moyenne européenne pour les usages du numérique. » et d’ajouter qu’il faut faire de la date un levier majeur d’innovation, notamment en santé. Et de proposer un incubateur de cabinet médical connecté et un subventionnement des objets connectés.
Le CNOM recommande d’ailleurs la prise en charge sociale de ces objets dès lors que leurs bénéfices sur la santé individuelle et/ou collective seront « scientifiquement reconnus ».  Le But de l’Ordre avec ce livre blanc : produire un document ordinal qui ouvre la réflexion de tous les acteurs de la société numérique, comme devait le rappeler le Dr Jacques Lucas, vice-président du CNOM, délegué général aux systèmes d’information en santé, lors du colloque TIC Santé (voir les videos et photos du colloque).

Le débat n’est pas clos, loin de là, dans un pays où on adore ça…Pour sa part, Buzz Medecin ne peut que remarquer l’implication croissante des sociétés qui développent ces objets, dans la validation médicale de leurs produits et le respect de la confidentialité des données. Outre Withings et son Institut de santé, iHealth vient d’engager une pharmacienne et va utiliser en France un hébergeur agréé pour les données de santé (HADS) et Bewell Connect développe sa gamme sous la direction d’un médecin et fait héberger les données chez Orange (HADS).

Le livre blanc du CNOM est à consulter ou à télécharger ici

 



Fermez vos apps non utilisées : un conseil de la CNIL

Après les apps sur Iphone en 2013, c’est au monde Android que la CNIL et l’INRIA se sont intéressés pour débusquer les accès aux données, massifs et peu visibles qui touchent les utilisateurs. Conclusion sur Android comme sous iPhone, fermez vos apps pour les inactiver et n’hésitez pas à faire le ménage.

Réglez le niveau de publicité

Rendus publics lundi 15 décembre, les résultats de la seconde phase du projet Mobilitics portent sur 121 apps sous Android utilisées pendant trois mois par dix volontaires sur un smartphone modifié pour tracer l’usage des données par les applications. L’écosystème Google étant plus ouvert que celui d’Apple, les possibilités d’accès aux données sont encore plus étendues. Et les promoteurs d’apps ne s’en privent pas collectant abusivement données de géolocalisation et identifiants matériels et logiciels y compris quand les apps sont en veille. Sur Android comme sur iOS, entre 50 et 60% des applications testées accèdent aux identifiants du téléphone comme l’UDID (unique device identifier), mieux protégé aujourd’hui ou l’advertising ID (adID) dédié à la publicité. Depuis, le 1er aout 2014, Google impose aux nouvelles applications et aux mises à jour de n’utiliser que cet identifiant pour la publicité. Les utilisateurs peuvent le régler mais combine le savent.
Sur l’iPhone, il faut se rendre dans « réglages » Confidentialité, accéder à Publicité (tout en bas) et activer le suivi publicitaire limité.
Sur Android, il faut aller dans « paramètres Google » et activer l’option »désactiver annonces par centres d’intérêt ». Voir les écrans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La localisation, donnée reine

La localisation est la donnée reine qui concerne un quart à un tiers des apps. Indispensable dans certains cas, elle constitue aussi une intrusion dans les habitudes et comportements de la personne.
Une application de service de réseau social a pu accéder 150 000 fois en trois mois à la localisation d’un des testeurs. A quoi sert cette accumulation de données ?  On peut aussi régler les autorisations d’accès à la localisation.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fonction de leur stratégie, Apple et Google ou Microsoft sont dans une position privilégié pour collecter les données. Certains services sont installés par défaut et parfois impossibles à désinstaller. Comme les magasins d’application. Une application installée par défaut a procédé, selon Mobilitics, à plus d’un million de localisation en 3 mois…
Face à cette situation, la CNIL, conformément à l’avis du G 29 souhaite travailler avec les grands acteurs du système d’exploitation pour qu’ils se mettent en conformité dans le cadre d’un pacte de conformité en cours de négociation. « Du fait de la pression croissante des utilisateurs, ces sociétés sont dans le dialogue", estime la présidente de la CNIL, Mme Falque Pierrotin.

 

Comment fermer vos apps peu utilisées

En attendant, ne pas télécharger d’applications inutiles et faire régulièrement le tri dans son smartphone.
Fermer les applications non utilisées qui restent le plus souvent en veille et continuent à venir chercher des données.

Sur l’iPhone, il faut cliquer deux fois sur la touche « Home » les applications apparaissent sous forme d’un défilé avec leurs icônes en bas et un écran au dessus. On fait glisser vers le haut, l’écran de l’app qui disparaît. L’app est fermée. Elle sera plus lente à rouvrir mais elle n’accèdera plus à vos données.

 



L’ASIP Santé prépare un service gratuit de messagerie sécurisée santé pour 2013

Entre avril 2010 et novembre 2012, elle a perdu son U (elle s’appelait alors MSSU, U pour unifiée). Mais le concept reste le même. Malgré les incertitudes qui pèsent sur son devenir (quid de la gouvernance ? quid du DMP ?), l’ASIP Santé a présenté le 15 novembre dernier lors de la journée nationale des industriels, la messagerie sécurisée de santé (MSS), un nouveau service mis à disposition au premier trimestre 2013 sous forme d’un webmail. La présentation est en ligne sur le site de l’agence . Au complet car jusqu’à ce que Buzz Medecin en fasse la remarque à l’ASIP, il manquait les deux pages décrivant l’accès de la MSS en exercice libéral . A croire que le sujet était trop sensible (selon l’ASIP, la mise en format PDF avait fait disparaître deux slides…).
Les tergiversations de l’ASIP Santé autour des messageries sécurisées homologuées de type S-Mime héritées de feu le GIP CPS ont eu jusqu’ici surtout l’effet de stopper les projets, en attente de la sortie de nouveaux référentiels. Une attente qui aura duré trois ans, au bout du compte.

En autonome, intégré au logiciel ou interfacé avec l’existant

Le dernier épisode en date s’achevant sur un appel d’offre (décembre 2011) infructueux, que dire de la décision de l’agence de construire elle même, à partir du logiciel open source Zimbra, le serveur national de messagerie en faisant appel à la sous-traitance informatique ? Le service pourra fonctionner de façon autonome ou s’interfacer avec les autres systèmes existants. Il n’empêche que les éditeurs de logiciels métier ayant passé l’homologation dans la perspective de l’obligation des messageries sécurisés (imposée par décret du 15 mai 2007 mais l’arrêté d’application n’est jamais paru !) ont clairement le sentiment d’avoir participé à une « mascarade » selon l’expression de l’une d’entre eux. Pendant ce temps prospérait la messagerie Apicrypt de l’association Apicem, utilisant des standards différents. Elle revendique aujourd’hui 40.000 utilisateurs et transporte 3,7 millions de mails par mois (4 millions de courrier, qui sont à 70% des résultats de biologie). Apicrypt qui, paradoxalement, via des structures de formation émanant de syndicats, a bénéficié de subvention ASIP pour équiper des médecins gratuitement (l’abonnement de base est à 69€/an)…Comprenne qui pourra !
Malgré son désir de standardisation, l’ASIP Santé a travaillé finalement dans le sens de la coexistence pacifique des messageries. Le service national pourra fonctionner de façon autonome ou être interfacé avec d’autres systèmes : messageries internes des établissements, messageries des éditeurs, plate-forme régionale de web-mail (type Planet Santé) et Apicrypt. L’ASIP a prévu une phase de concertation au premier trimestre 2013 avant de fixer les spécifications qui seront nécessaires à l’intégration. « Notre position, c’est Wait and See » dit Francis Mambrini, vice-président de Cegedim Healthcare Software et président de la FEIMA qui regroupe les principaux éditeurs de logiciels. Le choix des éditeurs sera de se mettre en conformité ou d’intégrer la messagerie nationale. Les adresses en @medecin.fr , à l’initiative du CNOM, seront délivrées dans ce cadre national. Un groupe de travail réunissant les différents Ordres dans cette stratégie s’est déjà réuni une fois et devait se retrouver le 20 décembre.

Les projets 2013 d’Apicrypt

Le Dr Alain Caron, président d’Apicem, se félicite que l’ASIP soit revenue à de meilleures intentions en choisissant de rendre interopérant l’existant. Apicrypt passera donc sa « MSS-compatiblité », promet-il. Porté par son nombre d’abonnés, Apicem s’est doté d’une structure Recherche et développement qui prépare de nouveaux services pour 2013. A savoir : l’expérimentation du DMP sur clé USB (sur fonds propres mais croit-on savoir avec le soutien d’un député !), un serveur de normalisation des résultats de biologie (depuis le temps qu’on en parle, Apicem va le faire) qui présentera l’avantage d’apporter un service supplémentaire par rapport à celui d’un webmail national et enfin la dématérialisation des prescriptions « en partenariat avec les pouvoirs publics» et en utilisant des codes-barres. « Les prescriptions dématérialisées et signées par le médecin seraient déposées sur un serveur. Le pharmacien y aurait accès avec la carte Vitale du patient ».