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Une étude de L’URPS Médecins libéraux Ile de France sur les offres de services de rendez-vous en ligne

L’« étude de marché » réalisée par l’URPS Médecins libéraux Ile de France met en avant les avantages et les inconvénients des plates-formes de prise de rendez-vous en ligne avec des fiches détaillées sur une quinzaine de solutions. A consulter avant de faire son choix. En complément des informations déjà disponibles sur Buzz médecin.

t_250URPS_354C’est une très bonne initiative de l’URPS médecins libéraux Ile de France que d’enquêter sur la prise de RV en ligne, car l’offre est devenue pléthorique. Alors que ce service connait un réel engouement puisque plus de 20 000 médecins en France auraient déjà franchi le pas fin 2016, selon les éditeurs. La commission ad hoc de URPS en a rencontré quinze, a rédigé sur chaque offre une fiche complète. Et a également recueilli quelques témoignages de médecins utilisateurs.
Le constat est évident : le patient est de plus en plus connecté et la gestion efficace des RV est cruciale pour le médecin.
Le RV en ligne apparaît donc comme une évolution inévitable.
Les avantages sont réels et commencent à être bien connus :
- Pour le patient : retour positif des patients qui ont une plus grande liberté (40% des prises de RV se font en dehors des heures d’ouverture) et d’avantage d’autonomie pour choisir le RV qui leur convient plutôt que de se faire imposer un RV au tél. Il est plus facile d’annuler ou de modifier un RV. L’âge moyen des patients inscrits sur le site se situe entre 50 et 55ans, tranche d’âge qui représente une partie importante de la patientèle. Les services fournissent des statistiques.
- Pour le médecin : le rappel de RV par SMS diminue les RV non honorés. Même si cela concerne surtout les spécialistes car les MG fixent des RV à courte échéance.
Le médecin peut « blacklister » les patients qui ne sont pas venus mais Il peut y avoir des patients qui prennent des RV sur plusieurs sites. Comme s’ils se trouvaient dans un libre-service médical.
La diminution des appels téléphoniques est indéniable avec désengorgement des périodes d’affluence téléphonique comme le lundi matin ce qui évite la perte de patient n’arrivant pas à joindre le secrétariat.
Le service offert par plusieurs sites, de la prise de RV chez un spécialiste au cabinet du médecin traitant peut améliorer le parcours de soins. De même que l’envoi de SMS pour les rappels d’examens ou de documents à apporter lors de la consultation.
"Avantages" plus discutables :
- La diminution des coûts de gestion n’est pas facile à mettre en évidence. Les médecins y voient plutôt un service complémentaire du secrétariat ou du télésecrétariat. Le coût de l’abonnement au service est par ailleurs non négligeable.
- La meilleure visibilité sur Internet intéresse surtout les spécialistes récemment installés qui peuvent espérer rayonner au delà de leur quartier. Pour le généraliste, le recrutement de la patientèle se fait surtout par le bouche à oreille et la proximité. La majorité des médecins interrogés réservent d’ailleurs le service à leurs seuls patients. Car ils sont déjà débordés.
 -Hormis les quelques éditeurs de logiciels de gestion cabinet qui ont réalisé leur propre solution intégrée, l’interopérabilité n’est pas garantie
 

Bien lire le contrat

L’analyse des contrats appelle à la vigilance du médecin souscripteur, même s’il est proposé « sans engagement ». Il importe de vérifier :
- s’il reste possible de souscrire auprès d’un autre service – ce qui se passe en cas de dysfonctionnement
- la période de révision des tarifs
- la confidentialité et la sécurité des données (hébergement sur serveur agréé pour les données de santé) ainsi que l’engagement ou non de l’éditeur de ne pas utiliser les données à d’autres finalités que la gestion de rendez-vous. Il est important de savoir quels autres services vont être proposés à son patient
- l’obligation de déclaration à la CNIL du fichier patientèle par le médecin
-comment les données sont récupérées à l’issue du contrat les implications juridiques pour le médecin
 

Un poids dans l’organisation  du système de soins ?

Car, rappellent les auteurs, ces éditeurs souvent issus de grands groupes ne « relèvent pas du code de la santé publique ». Avec la gestion des RV, ils mettent la main sur des fichiers de patients à terme de plusieurs millions d’usagers ce qui peut leur donner un grand poids dans l’organisation du système de soins.

Une quinzaine de médecins membres de la Commission Pratiques libérales, nouveaux modes d’exercice et nouvelles technologies, ont participé à cette étude coordonnée par les Drs Laurent de Bastard et Luc Réfabert,

Disponible sur http://www.urps-med-idf.org/publication/index.aspx



Deuxiemeavis.fr veut trouver sa place dans le parcours de soins

Un stand au dernier congrès de la Société française de télémédecine avec un bon accueil des praticiens présents…Un an après la polémique déclenché par son lancement, le site deuxiemeavis.fr qui s’est donné pour objectif de rendre plus accessible l’obtention d’un deuxième avis médical dans les situations délicates, estime avoir sa place dans le parcours de soins.

Parce que le service a un coût – 295 euros par avis pour ceux qui n’ont aucune prise en charge (notamment les patients à l’étranger)-, les trois fondatrices de fondateursdeuxième avis s’étaient vu taxer il y a un an de vouloir tirer du profit de la détresse des malades… Pour les trois fondatrices, la création de ce site, avec le soutien financier d’un fond à impact social, s’inscrit au contraire dans la suite logique de leur engagement pour l’accès aux soins de tous. N’ont-elles pas créé en 2010 l’association CoActis Santé et été à l’initiative de santé BD pour sensibiliser à l’accès aux soins des personnes handicapées ? Comme souvent le cas, c’est une difficulté personnelle, la nécessité de trouver un deuxième avis avant l’opération d’un enfant pour une scoliose, qui a été le déclencheur de leur nouvelle initiative. « Notre ambition, explique Pauline d’Orgeval, l’une des co-fondatrices, c’est d’être un complément et de travailler en lien avec l’équipe de soins ». Dès l’origine, le site s’est doté d’un conseil scientifique de six professeurs et médecins de différentes disciplines ayant tous exercé des responsabilités dans les hôpitaux publics et présidé par le Pr Laurent Degos, professeur d’hématologie. « C’est le conseil scientifiques qui nous a aidé à définir les questionnaires et les résultats d’examens que doivent fournir les patients qui désirent un deuxième avis. Ce sont des dossiers médicaux complets qui sont fournis aux experts consultés. » Les dossiers sont archivés chez Grita, hébergeur de données de santé agréé. C’est également le Conseil scientifique qui a examiné les candidatures des médecins experts qui se sont proposés pour travailler avec deuxième avis. « Ils sont aujourd’hui 90 experts couvrant 240 pathologies. Nous avons eu beaucoup de candidats et même à notre surprise, des « grands pontes » qui pratiquent déjà cette activité de deuxième avis et se trouvent assaillis de mails de patients auxquels ils ne répondent pas face à des dossiers incomplets. Ils voient aussi des patients qui viennent de très loin pour les consulter. » Les experts ont bien sûr signé une convention avec le site, tenant compte des remarques de la Commission nationale des contrats du Conseil national de l’Ordre à qui le projet avait été soumis en 2015.

Un processus validé depuis un an et en cours d’évaluation

2avis pathoSur le site, il est possible de consulter en accès libre les fiches par pathologie. La création d’un compte sur deuxième avis se fait dans un espace sécurisé. Les patients ont accès à toutes les fiches des médecins experts. « Nous avons beaucoup de visites mais seuls 10% des visiteurs soumettent un dossier. » Le patient est incité à mettre dans la boucle le nom du médecin qui a donné le premier avis. Ainsi en cas de divergence, les médecins pourront prendre contact. L’expert s’engage à rendre un compte rendu écrit et signé dans les sept jours. « Dans plus de la moitié des cas, nous constatons que l’équipe soignante le reçoit également. C’est notre souhait de travailler en transparence, en complément du parcours de soins. » Dans 80 des cas, les avis convergent, le patient a obtenu une réassurance et peut commencer son traitement en toute confiance. Dans les 20% restants, nous incitons le médecin expert  à échanger avec l’équipe médicale traitante. Jusqu’à présent, nous n’avons eu que des patients satisfaits et nous travaillons à une évaluation du service par une équipe de recherche extérieur qui pourra donner lieu à une publication. »
Et de souligner que cette démarche sur le web, qui a fait polémique en France est courante à l’étranger. En Allemagne, où le 2ème avis est obligatoire, le site Medexo existe depuis plusieurs années ; parti de Barcelone en 1999, Advance Medical a des bureaux dans le monde entier ; aux Etats-Unis, les établissements et2avis les mutuelles proposent des services, pour des raisons souvent juridiques. «Au cours de cette première année, nous avons eu 20% de demandes provenant de l’étranger. En France, l’activité est restée modeste mais nous avions besoin de valider notre process. Notre objectif est de faire prendre en charge cette expertise par les mutuelles que nous sollicitons, puisque le remboursement de l’acte de télémédecine en est encore au stade expérimental. Nous commençons à être reconnus. Outre notre présence au congrès de télémédecine, nous avons notamment été invités à l’université de la CSMF dans la presqu’ile de Giens, à la journée e-santé organisée par Les Echos. Notre sérieux joue pour nous. Et les médecins commencent à parler de nous! »

www.deuxiemeavis.fr



Medpics, application mobile de partage de cas clinique en français lève des fonds pour se développer

 C’est une belle réussite en train de se pérenniser. Avec 21.000 utilisateurs et 1 million de photos consultées par semaine, Medpics, suel application de partage de cas cliniques en image en français, vient de réussir sa première levée de fonds (300.000 euros) pour assurer son développement.

« Lorsque je butais sur des cas pendant mes premiers remplacements, je les mettais sur Facebook pour me faire aider par mon réseau d’amis. L’un d’entre eux m’a un jour fourni les coordonnées d’un médecin qui a résolu mon problème. C’est ainsi que m’est venu l’idée de trouver un moyen rapide et efficace pour élargir mon réseau en annulant les barrières géographiques et temporelles », explique en toute simplicité le Dr Safia Slimani, 37 ans, à l’origine de Medpics. Ils sont quatre fondateurs, dont un webdesigner et un product manager qui ont travaillé en autofinancement pour mettre au point l’application d’abord sur iPhone puis sur Android. Objectif, simplicité, rapidité, adapté à la pratique médicale.

21 000 utilisateurs, 1 million de photos vues par semaine

Le succès ne s’est pas fait attendre. Medpics a démarré avec un « pool » de 300 praticiens et étudiants, recrutés par le bouche à oreille. « Au bout de deux mois, nous étions 3000, ce qui nous a fait prendre conscience de l’intérêt de notre produit ». Ils sont aujourd’hui 21.000, 15.000 médecins et 6.000 autres professionnels de santé. Encore étudiants à 60%. Cinq à six mille font une utilisation quasi quotidienne de l’application. Qui existe aussi sous forme de site sur Internet, davantage visité par les médecins à leur cabinet. En ligne, 5.000 cas à consulter avec leurs discussions. Cette rapide réussite n’a pas manqué d’intéresser des investisseurs dont le plus connu est le groupe Planet.fr avec son site d’information santé grand public, Mesdisite.fr. Les 300.000 euros réunis vont permettre de passer à la vitesse supérieure en développant de nouvelles fonctionnalités. Planet.fr va notamment participer au développement commercial de Medpics en assurant la régie publicitaire du site et de l’application. « Ce seront des publicités intelligentes, assure le Dr Slimani, comme des cas cliniques sponsorisés ». Medpics va en fait mettre en place, car c’est une demande des sociétés savantes et des entreprises de santé, des espaces privés d’échanges par aires thérapeutiques ou spécialités médicales au sein de sa communauté. Avec une vérification de la qualité de professionnel de santé ou d’étudiant, Medpics apporte une sécurité qui n’existe pas sur les réseaux sociaux les plus fréquentés. Une prochaine étape devrait être de migrer sa base de cas cliniques sur des serveurs agréés pour les données de santé.

Découvrez le test de Buzz Medecin



Invivox : une plate-forme web pour favoriser la formation sans frontière des chirurgiens

 Après une période de bétatest qui a permis de réunir 500 inscrits, la plateforme Invivox a lancé à la mi septembre sa version 1 (en anglais). Créée par des experts du médical et du digital, la start-up vise à aider les professionnels de santé du monde entier et en premier lieu les 8 millions de chirurgiens, à se former auprès de leurs pairs en les mettant en contact.

« Hier, explique Julien Delpech, co-fondateur et CEO d’Invivox, deux chirurgiens venant l’un de Bordeaux, l’autre de Düsseldorf se sont retrouvés chez le Pr Liverneaux à Strasbourg pour découvrir une technique mini-invasive de réparation du poignet. Ils ont vu le chirurgien opérer quatre cas et ont pu lui poser leurs questions ». Cet exemple illustre la vocation d’Invivox.
En se connectant sur Invivox (via une recherche Google, le plus souvent), les deux chirurgiens ont repéré la rubrique « Hand Surgery » et découvert la formation proposée par le Pr Liverneaux dont ils ont pu consulter le CV, les publications, etc. avant de s’enregistrer pour y participer.
Sept spécialités sont couvertes pour le moment : orthopédie, plastique, endoscopie, urologie, cardiologie, neurologie. Une centaine de médecins se sont déjà formés. Invivox répond d’une part aux besoins de formation « peer to peer » des chirurgiens pour qui le compagnonnage reste essentiel pour maitriser une technique. « Il faut voir le geste ».
Et satisfait d’autre part les désirs des chirurgiens qui ouvrent leur bloc opératoire, d’être débarrassés de la gestion des formations proposées et de leur donner de la visibilité.

in vivox 1 invivox2

 

Au service des formateurs et de ceux qui cherchent une formation "compagnonnage"

C’est d’ailleurs en écoutant le Pr Alain Cribier évoquer ses problèmes de logistique, que ses fondateurs ont eu l’idée d’Invivox. Ce spécialiste de cardiologie interventionnelle, 42 ans de carrière, a monté, au sein du CHU de Rouen,  des séminaires de formation pour les valves avec vidéo transmissions des opérations, au rythme de deux par an. "C’était très chronophage d’inscrire les médecins. Invivox facilite la logistique, nous ouvre le marché mondial et nous envoie avant la formation, un portait global de toutes les personnes qui vont suivre la suivre".  Les chirurgiens s’inscrivent directement sur le site, règle leur formation en ligne. Invivox vérifie leur motivation et leur profil professionnel et envoie, après la formation, les attestations nécessaires. La plate-forme se rémunère en touchant 20% du montant des formations. Les sommes sont versées sur un compte séquestre. Le formateur ne s’occupe de rien.
La start-up a levé 1,2 million d’euros en mars dernier et embauché une dizaine de personnes à Bordeaux. Julien Delpech s’est installé à New York pour se lancer à la conquête du marché américain.
Le but « Devenir d’ici 2020 le leader mondial de la mise en relation de médecins pour la formation en mode compagnonnage ». Après les chirurgiens, d’autres professionnels de santé seront en effet associés à cette vaste entreprise de compagnonnage mondialisé.

www.invivox.com



Ubérisation de la santé : un phénomène liée à l’insatisfaction des patients (et des médecins)

 Après un rapport et un avis de l’Ordre des médecins en février dernier, l’ « ubérisation » de la santé a fait l’objet d’un débat animé pendant la Paris Healthcare Week. Et il suffisait de se rendre le lendemain à Doctors2.0 and You pour achever de s’en convaincre. Ce phénomène, né des possibilités offertes par nouvelles technologies, est à relier aux besoins non satisfaits des patients (de plus en plus experts de leur santé) mais aussi des médecins, demandeurs de temps médical. Un motif de réflexion pour les professionnels de santé et leurs institutions.

Où l’ubérisation peut marquer des points

Pourquoi un secteur d’activité, et la médecine en est un, peut-il faire l’objet d’ « uberisation », néologisme provenant d’Uber, la plate-forme de réservation qui fait de l’ombre aux taxis ?

Ce peut être une question de tarif. En France, avec la gratuité de la majorité des soins et la perspective d’une consultation à 23 euros, ce n’est pas le cas. Il serait difficile d’établir un « business plan » en proposant des prestations moins cher. Il n’y a guère que l’optique et le dentaire qui puissent être concernés. En outre, les professions de santé sont fortement réglementées.

En revanche, des « sociétés intermédiaires » intervenant comme des « conciergeries numériques entre le patient et le médecin, selon les termes du CNOM dans son rapport de février, s’engouffrent dans les créneaux encore insuffisamment pris en compte. Par exemple :

  • le conseil médical complémentaire après une consultation ( plate-forme de conseils, applis, site web)
  • le retour à domicile après des hospitalisations de plus en plus écourtées ( plate-forme d’appel, applis, objets connectés)
  • la prise de rendez-vous médicaux (plate-forme de start-up)
  • le deuxième avis médical (sites web avec téléconseil)
  • le suivi des pathologies à domicile (appli, plate-forme de conseils, objets connectés, observance)
  • les urgences saturées ou trop éloignées dans le cas des déserts médicaux (plate-forme d’appel, téléconsultation, cabine de télémédecine avec dispositifs connectés)

La liste n’est sûrement pas exhaustive. Et comme le faisait remarquer Carole Avril, représentante des patients diabétiques lors de la conférence de la FHF animée par Dominique Lehalle (journaliste, DL Infos) à la Paris Healthcare Week, "l’uberisation de la médecine est-elle en marche?", la médecine a déjà été ubérisée par SOS médecins dont la mise en place suscita à l’époque de nombreuses oppositions…ce qui change c’est le numérique.
Comme le dit le Dr Amina Yamgane (hôpital Américains), gynécologue, rappelant qu’"enceinte" est le mot le plus googuelisé au monde, « nous n’avons pas été biberonnés à la notation par le patient au cours de nos études et pourtant les patients sont demandeurs de services. Plus aucune patiente ne tolère de ne pas avoir une photo de son échographie après l’examen de son bébé,
« Les patients n’ont plus de limite, renchérit Filippo Monteleone, ancien directeur d’hôpital, quand il veut savoir, ou être soigné, ou avoir un enfant, le patient se réfère à son éthique individuelle non à l’éthique collective. On le voit bien avec la GPA sans frontière. »
Le Dr Cécile Monteil, généraliste urgentiste à l’hôpital Robert Debré et fondatrice du réseau Eppocrate, s’efforce quant à elle de faire percevoir à ses confrères, encore méfiants, les bénéfices de la révolution digitale. Les 1.800 membres d’Eppocrate, médecins à 70% sont déjà des convaincus. Ces derniers savent bien qu’ils n’ont pas fait dix ans d’étude pour être remplacés par des algorithmes mais ils cherchent à gagner du temps médical et de l’efficacité ; « C’est insupportable d’être obligée de faire 17 clics-je les ai comptés- pour prescrire une radio aux urgences de l’hôpital ». L’important c’est d’accompagner ces praticiens dans les révolutions numériques pour qu’ils s’approprient ces technologies.
Comme le souligne Denise Silber, organisatrice de Doctors 2.0, le mouvement né du numérique est double : répondre au burnout des PS et à l’insatisfaction des patients qui se sentent mal pris en compte par le système.
Les médecins ont tout à gagner de la collaboration avec les patients. Le Dr Didier Mennecier, médecin geek, est venu témoigner à Doctors 2.0 & you du bien fondé de faire tester par les patients de deux associations, son application Dr MICI pour la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin,  et de collaborer avec l’AFD 75 pour une nouvelle appli destinée aux diabétiques.

Co-construire entre médecins et patients

Les patients usagers, de leur côté, rêvent de pouvoir co-construire le fonctionnement de l’hôpital, les services, les nouveaux objets connectés, etc. Les diabétiques ont mis en place le diabète-lab. Chanfi Maoulida (hopitalweb2.com) le constate : quand on met en place un projet collaboratif, « au début, on a l’impression de perdre beaucoup de temps en bla-bla mais par la suite, cela marche beaucoup mieux ».
Le Dr Yamgane comprend parfaitement cette demande :« Si la table d’examen gynécologique avait pris en compte l’avis des femmes, elle aurait une bien autre allure » .

Un deuxième avis dans les clous

Clairement visé par le rapport du CNOM, le site deuxiemeavis.fr estime sur son stand à Doctors 2.0, s’inscrire dans « un mouvement de démocratisation de la santé » car bien souvent seules les personnes qui ont des relations dans le milieu de la santé en bénéficient.
Certes, l’avis est facturé 295 euros (tout compris). Mais le site développe des partenariats avec des complémentaires santé et des associations. Il met en avant ses experts validés par un conseil scientifique présidé par le Pr Laurent Degos ancien président de la Haute autorité de santé, ce qui n’est pas rien. Regrettant que le droit à un deuxième avis ne soit pas expressément établi par la loi, contrairement à ce qui se passe en Suisse, en Allemagne, en Suède, aux Etats-Unis. Il est juste prévu dans le cadre du plan cancer.
Se référant au rapport de l’Ordre, le site estime être parfaitement dans les clous pour des activités de télémédecine et de télé conseil personnalisé qui rentrent dans le champ de la téléconsultation. A suivre.

Nous n’en sommes qu’au début

A Doctors 2.0, Denise Silber, organisatrice du congrès, l’a affirmé «, nous n’avons pas encore tiré partie de toutes les possibilités offertes par la santé digitale ». Entre les petits robots "origami" qui se déplieront dans le corps humain après avoir été avalés, les capteurs qui vont pouvoir tout mesurer dans toutes les parties du corps (est-ce bon pour le patient ?), les consultations par Skype (pour 2018), la « disruption numérique » n’en est qu’à ses débuts et va avoir un « impact majeur sur le système de santé, l’organisation des soins et des prises en charge, l’exercice médical et la sécurité des patients » rappelle le CNOM ce qui « impose une accélération des travaux » auxquels il participe avec les autorités sanitaires et de protection sociale en France et en Europe..



Baromètre eVidal-CNOM : 65% des médecins utilisent leur smartphone pour prescrire

La quatrième vague du Baromètre Vidal-CNOM sur les usages numériques en santé (novembre 2015) vient de livrer ses résultats : 85% des médecins sont équipés d’un smartphone (60% iPhone, en baisse et 35% Android en hausse) dont ils se servent à 65% pour prescrire (informations sur un médicament ou une stratégie thérapeutique) contre 35% en 2012. Ils sont plus nombreux à prescrire des applications ou des objets connectés même si cela concerne une faible proposition de patients.

Créé en 2012 par Vidal en partenariat avec le Conseil national de l’ordre des médecins, l’observatoire des usages numériques en santé réalise tous les ans une étude par questionnaire envoyé par mail à 1402 médecins possesseurs de Smartphones (libéraux à 80% avec une pratique mixte pour les 20% restant).
Ce qui permet de suivre la progression de l’usage qu’ils en font au fil des ans. L’échantillon est composé à 67% de généralistes avec un âge moyen de 57 ans correspondant bien à la démographie médicale (43% ont entre 60 et 69 ans). 57% disposent aussi d’une tablette.

Un usage de plus en plus maitrisé

Ainsi les médecins sont de moins en moins nombreux à prendre l’appel quand le smartphone sonne pendant la consultation (18% contre 30%). Mais plus nombreux à consulter Internet en présence du patient (21% contre 11,70% en 2012) et en visite (47% contre 33,30). La navigation Internet sur smartphone se stabilise. Les sites sur les médicaments (77%), l’actualité médicale (58%) et la formation (39%) forment le peloton de tête tandis que les sites institutionnels accusent une forte baisse (28 contre 51% en 2012). S’ils sont 58% à avoir téléchargé une application professionnelle, leur nombre est limitée 61% en ont installé de une à trois. Les geek (plus de 10 applications) ne dépassent pas 10% de la population médicale… Et seuls 17% des médecins utilisent finalement plus de 3 applications.

La "prescription" d’applications et d’objets connectés en progrès

Ce qui évolue le plus en matière de e-santé, c’est l’attitude des médecins vis à vis des patients 18% ont conseillé des applications à leurs patients (contre 8% en 2013) principalement pour les suivis glycémique, nutritionnel, physique et tabagique et 16% conseillent des objets connectés tels que tensiomètre, glucomètre et podomètre contre 9% en 2014. Ce conseil médical ne concerne toutefois que moins de 20% des patients, voir en majorité moins de 10%). Ils le réservent aux patients plutôt jeunes (ados et actifs), technophile ou affecté par une maladie chronique. Les médecins considèrent pour les trois quart qu’une recommandation par une société savante pour les apps ou labellisation par une autorité de santé pour les objets, pourrait les inciter à prescrire davantage ces nouveaux moyens.
A noter aussi, 86% des médecins eéchangent par mail (sécurisés à 47%) avec leurs correspondants et 61% échangent parfois par mail avec leurs patients, mais cela ne concerne que moins de 20% des patients.

Voir le baromètre complet

 

 



Le GIE SESAM Vitale prolongé pour le 1/3 payant

On l’avait un peu oublié, mais le GIE SESAM Vitale, qui a joué un rôle majeur dans la mise en place de la télétransmission des FSE, avait été créé en 1993 par l’Assurance Maladie pour 25 ans. Il aurait donc dû disparaître en 2018. C’était sans compter avec la mise en œuvre du tiers payant généralisé (mais non obligatoire pour la partie complémentaire) qui lui offre une seconde vie jusqu’au 31 décembre 2026.

« Il y a eu un consensus pour le prolonger", explique à Buzz Medecin, son directeur, Jacques de Varax. Le GIE, c’est tout de même 195 salariés et des compétences appréciées notamment pour l’intégration des téléservices dans les logiciels… « La gouvernance a évolué. Les services de la CNAM participent et on travaille aujourd’hui avec les industriels le plus en amont possibles. Les projets sont pensés en commun ». Au terme d’un nouvel accord de partenariat, les programmes d’action du GIE concerneront à la fois les travaux communs à l’assurance maladie et aux complémentaires santé, mais aussi les projets spécifiques aux différents partenaires. 

Le nouveau webservice ADRi

Dans l’optique du tiers payant AMO, la CNAM a ouvert un nouveau webservice : « ADRi », Acquisition des DRoits intégrés qui permet au PS d’obtenir les droits à jour de ses patients, notamment pour la CMU, l’ALD etc. et l’absence de carte Vitale. Certains éditeurs de logiciels métier comme CGM et CLM l’ont intégré. 400 médecins équipés d’Axisanté le testent ainsi depuis janvier, à leur grande satisfaction, selon l’éditeur. L’interrogation ne prend que deux secondes et c’est l’assurance de facturer avec des droits à jour. Ce service va se déployer à partir du 1er juillet quand les PS pourront proposer le tiers payant aux patients pris en charge à 100%. C’est le CNDA qui continue à agréer l’intégration.

Les assurances complémentaires qui ont rendu un rapport commun avec la CNAM en février, auront elles aussi des services en lignes, mais chaque fédération a déjà ses propres infrastructures. L’association inter-AMC est chargée de la maîtrise d’ouvrage. Objectif commun à tous : que ce soit interopérable et simple à utiliser pour le PS, avec une offre de services communs AMO-AMC. « Le rôle du GIE est d’assurer la cohérence de l’ensemble et les relations avec les industriels. Nous aurons plus de souplesse pour avancer » précise M.de Varax. Les complémentaires santé vont, rappelons-le, s’engager dans le 1/3 payant à partir du 1er janvier 2017 en le proposant à leurs clients dans le cadre des « contrats responsables et solidaires ».
Le GIE doit être le garant de la qualité de ces nouveaux services. Y compris pour le suivi des factures Tiers Payant.
Mais rien ne presse, si l’on considère que le GIE SESAM Vitale est encore là pour dix ans !



Avec CareKit, Apple renforce son emprise sur la santé

Après ResearchKit lancé en avril 2015 à destination de la recherche médicale, Apple a profité de sa keynote le 21 mars pour présenter CareKit, à l’intention des développeurs d’applications Santé, parmi lesquels se trouvent nombre de professionnels de santé

Les apps iPhone utilisant CareKit sont téléchargées par les patients pour suivre un programme de soins, surveiller leurs ou la prise des médicaments. A la clé, le partage des informations avec les médecins, infirmières ou membres de la famille.
Conçu comme un environnement open source, CareKit sera lancé en avril. Apple oriente le travail des développeurs en mettant à leur disposition quatre premiers modules exploitant les capteurs de l’iPhone ou de l’AppleWatch :

  • Care Card, c’est le suivi d’un protocole de soins ou d’exercices en enregistrant automatiquement les activités détectées par les capteurs de l’Apple Watch ou de l’iPhone ;
  • Symptom and Measurement Tracker permet d’enregistrer des symptômes et des sensations (douleur, fatigue) et de les suivre par des questionnaires simples et des photos tandis que les activités (mouvements du patient par exemple) sont mesurées à l’aide de l’accéléromètre et du gyroscope de l’iPhone,
  • Insight Dashboard combine les protocoles de la Care Card et les symptômes pour montrer l’efficacité d’un traitement
  • Le module Connect assure le partage des informations.
    CareKit-4Up-PR-PRINT
    Et pour le patient, tous les résultats des différentes apps peuvent être regroupés dans Health, l’app Santé présente dans l’iPhone 6 et ses successeurs, depuis que l’iPhone compte vos pas.
    D’ores et déjà, plusieurs sociétés, université ou centres de recherche américains ont annoncé l’intégration des modules CareKit dans leurs apps. Certains y voient l’opportunité de combler le fossé existant entre les résultats de la recherche médicale et les soins quotidiens.
    Ainsi One Drop veut assurer un meilleur du diabète en demandant au patient non seulement sa glycémie mais aussi son niveau de faim, de douleur, ses sensations de vertige. Start de Iodine suit l’efficacité des antidépresseurs auprès de patients en traitement. Le Texas Medical Center pense mieux suivre les patients opérés après leur sortie avec l’application qu’il a développée, en partageant des informations sur la prise de médicament, l’activité, la douleur ressentie.

Intégrer les données génétiques

Nul doute que de nombreux professionnels de santé vont trouver des idées d’apps pouvant être utiles à leurs patients.
Apple espère qu’ils s’en empareront comme cela s’est produit avec Research Kit qui a entraîné la réalisation d’études portant sur de grands nombres d’individus. Aux données environnementales, géographiques qui sont enregistrées en même temps que les réponses à des questionnaires ou les résultats de mesure, les chercheurs peuvent désormais ajouter les données génétiques. Un nouveau module conçu par la société 23andMe, spécialiste des tests génétiques à partir d’un échantillon de salive, est à la disposition de la communauté open source, pour intégrer facilement des données génétiques aux études. Les personnes participant aux études peuvent choisir de partager leurs données génétiques avec la recherche médicale. Principales pistes de recherche explorées pour le moment : l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, la dépression post-partum. Pour cette dernière, le National Institute of Mental Health a déjà prévu d’envoyer des kits de test salivaire à certaines patientes en fonction de leurs réponses. Il est vrai qu’aux Etats-Unis, les patients ne voient en général aucun inconvénient à partager leurs données, dès lors qu’on leur explique que c’est pour faire avancer la recherche.

 



Trophées de la santé mobile et attentes des médecins (et de leur Ordre)

 La santé mobile a depuis trois ans en France ses Trophées*, organisés par dmdSanté mais pénètre encore difficilement les cabinets médicaux. Au risque de laisser les médecins sur le bord de la route, derrière leurs patients. Pour guider ces médecins qui se trouvent à la croisée des chemins, à reprendre la main, le CNOM avait organisé le 16 février un débat sur « la santé dans la société de l’information et de la communication ». Essai de synthèse de diverses réflexions entendues ici et là.

Aux trophées de la Santé Mobile, le 8 février, il y avait aussi des ateliers et on a parlé économie de la santé connectée en constatant que les politiques avaient pris la mesure des enjeux et qu’il existait de nombreuses sources de financement des start-up. Restaient entière les questions de l’adoption de ces technologies et de leur usage au quotidien par les professionnels de santé et les patients. La validation et la mise en place des pilotes est trop lente comparé au temps de l’évolution technologique. On a ainsi appris incidemment lors du débat du CNOM qu’en région Rhône Alpes, 150 médecins allaient équiper leurs patients ayant des problèmes cardiaques avec balance, bracelet d’activité et tensiomètres connectés (projet Pascaline, Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique). Ceci dans le cadre des Territoire de Santé Numérique. Mais les appels d’offre sont encore en cours.

Les jeunes médecins confiants

Pourtant la prescription et la dispensation seraient en passe de devenir une réalité chez une partie des jeunes médecins et pharmaciens. Selon une enquête réalisée par le Lab eSanté en partenariat avec MedPics (site de partage de photos médicales), Le Moniteur des Pharmacies et Stagium*, 25% des jeunes médecins et dévoilée aux trophées, 29% des jeunes pharmaciens déclarent avoir déjà conseillé une application mobile ou un objet connecté de santé. Et surtout ils considèrent à 78% pour les médecins et à 84% pour les pharmaciens qu’à l’horizon 2020, ce sera monnaie courante. Eux mêmes équipés à 98-99% en smartphone et aussi en tablettes (77% des jeunes médecins et 59% des jeunes pharmaciens), ils sont utilisateurs d’application mobile de santé (à 94% chez les médecins et à 77% chez les pharmaciens). Toutefois les jeunes médecins utilisent plus leur mobile pour cherches de informations sur le web que les pharmaciens (86% contre 66%) et ceux ci sont en revanche plus utilisateurs de réseaux sociaux (63% contre 45%). Les jeunes médecins ont une vision plutôt positive de la santé connectée quant à l’amélioration de la relation avec les patients (44%).

Pour une application "souple" de la déontologie en matière d’information du public

Au CNOM, le Dr Jacques Lucas, rappelle que 70% des médecins pensent qu’il faut intégrer le numérique dans l’organisation des soins, et tout à son « devoir de pédagogie » il invite ses confrères à prescrire des apps. Pour le délégué général aux systèmes d’information en santé du CNOM, une partie du problème vient du fait que déontologiquement, le médecin est toujours sur le fil du rasoir dès lors qu’il fait de l’information au public car cela peut être envisagé comme de la pub indirecte. Or c’est bien le médecin qui est considéré par la société comme la première source fiable d’information santé. « Si les médecins ne prennent pas leur place légitime, elle sera prise par d’autres », renchérit Catherine Lenain, chargée de la déontologie à l’autorité de la régulation professionnelle de la publicité qui a plaidé pour un « droit souple » dans ce domaine.
Concrètement, l’Ordre s’est positionné auprès du ministre de la santé pour être co-constructeur, avec les patients d’ailleurs, du futur service public d’information en santé inscrit dans la loi de santé. Le CNOM avait organisé ce débat pour nourrir sa prochaine publication (avril) sur « les repères déontologiques concernant le médecin dans la société de l’information et de la communication ». Y intégrera –t-il aussi la parole du Dr Alain de Broca, auteur de « soigner au rythme des patients », venu jouer les philosophes et rappeler que les patients réclament d’abord de la relation humaine et qu’il faut éviter que « le numérique ne constitue un hygiaphone délétère ».

*Les Trophées ont récompensé My eReport, une manière très simple et très rapide de déclarer des effets indésirables, Novi-Chek de Roche Diabetes Care, Mon Coach Douleur de Takeda qui permet au patient cancéreux de communiquer à son médecin une synthèse de ses épisodes douloureux, e-pansement, réalisation d’un infirmier déjà récompensée mais qui continue à bien évoluer et fait l’unanimité. La balance Web Coach Pop de Terraillon et le tensiomètre iHealth Feel (BP 5) ont obtenu les Trophées objets connectés. Des valeurs sûres.

**Enquête auto-administré sur le web auprès de 545 jeunes médecins et pharmaciens de moins de 35 ans. Des médecins de la 4e année aux jeunes médecins remplaçants ou installés depuis moins de 5 ans, les pharmaciens titulaires depuis moins de 5 ans.



Doc’nDoc : trouver un remplaçant/ remplacement en deux clics

Des sites de petites annonces médicales, il y en a beaucoup. Mais Doc’nDoc est « le premier réseau professionnel de remplas par mise en relation directe », annonce le Dr Pascale Karila-Cohen, installée comme radiologue (après trois ans de remplacement) et fondatrice de ce nouveau site. Les annonces, il faut les parcourir sans savoir si l’on trouvera ce qu’on cherche, alors que sur Doc’nDoc, le résultat est immédiat car il fait du matching (de l’anglais to match, faire se rencontrer). Le matching est notamment pratiqué sur les sites de rencontres et sur certains sites de recrutement.

Découvert aux cours des Trophées de la santé mobile (8 février), ce site est particulièrement simple, reposant sur l’intuition d’un médecin qui a connu la galère des remplas.
Le remplaçant s’inscrit gratuitement et renseigne quelques informations sur son profil, son adresse, s’il veut bien travailler hors de sa région, ses disponibilités.
Le médecin à remplacer s’inscrit lui aussi en indiquant adresse, type de cabinet, période souhaitée. Dès l’inscription enregistrée avec la période de remplacement, l’algorithme de matching se met en action et lui propose les remplaçants correspondants. Il reçoit aussi un mail et bientôt un SMS (future version du site). Pour visualiser ces contacts, il devra acquérir des crédits et dépensera 25 euros/contact visualisé. Lorsque le contact est visualisé, la disponibilité du remplaçant se bloque automatiquement et l’offre de remplacement du médecin également. Le remplaçant a 72h pour accepter ou décliner le remplacement. Si le remplaçant le refuse, les crédits sont reversés au médecin qui a fait l’offre. On ne paye que si on s’en sert. Et pour le moment, on ne paye rien car le site n’a pas encore toutes ces fonctionnalités. Comme le développement d’une messagerie permettant des échanges entre remplaçant et remplacé, pour vérifier les affinités. A terme est également prévu un système de notation…

Inscrivez-vous, c’est gratuit (pour le moment)

Le site, tout débutant, compte 1200 médecins inscrits , généralistes pour deux tiers et radiologues pour le tiers restant. Remplaçant et remplacés à part égale. Car il n’y a pour le moment que deux spécialités concernées. Le reste suivra…ainsi que les gardes. Il faut souhaiter à ce site d’avoir rapidement beaucoup d’inscrits (profitez-en, c’est gratuit et ça marche déjà) pour prendre l’ampleur nécessaire et sortir sa nouvelle version. Et apporter enfin, une solution à l’éternel problème du remplaçant à trouver, surtout en urgence.

www.docndoc.fr



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