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DMP : un nouvel élan pour le carnet de santé électronique

 IMG_7343En le rendant disponible pour tous, créé par tout un chacun aussi bien que par un professionnel de santé, ou dans une CPAM ou une pharmacie, l’Assurance Maladie, désormais chargée de sa généralisation, compte sur les patients autant sinon plus que sur les professionnels pour assurer le succès du Dossier Médical Partagé (DMP) dont la campagne de communication commence ce 9 novembre. Venue épauler le lancement « national » du DMP, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a souligné que ce « maillon indispensable de la continuité des soins » s’inscrit dans les objectifs du plan « Ma santé 2022 » mis en œuvre par le gouvernement.

 

De « ma mémoire santé » en 2007  à « la mémoire de votre santé » en 2018

Créé par la loi du 13 août 2004, confié en préfiguration à un GIP DMP, puis à partir de 2009, par Roselyne Bachelot à la jeune ASIP Santé qui le lance officiellement le 5 janvier 2011, le Dossier Medical Personnel devient de 2ème génération en octobre 2012 sous Marisol Touraine, sans jamais vraiment prendre son envol. Régulièrement épinglé par la Cour des Comptes, le DMP est plus que jamais le Dossier Mal Parti, comme le nomme ses détracteurs.

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En juillet 2016, l’Assurance Maladie se retrouve en charge du dossier : « on n’a pas repris le travail de zéro, explique son directeur général Nicolas Revel, mais on a cherché à comprendre, pourquoi le DMP n’avait pas encore trouvé sa place » avec l’ouverture de seulement 500 000 dossiers (dont la moitié vides) en 12 ans.

Premier obstacle identifié : quand c’était au médecin de procéder à l’ouverture du dossier, ce dernier n’avait pas le temps.
En réduisant le temps de création à 30 secondes et en y associant d’autres professionnels comme les pharmaciens (rémunérés 1 euro par DMP), on est passé au 30 octobre à 1,8 million de DMP

Deuxième obstacle l’alimentation. Pour amorcer la pompe, l’Assurance maladie fournit deux ans d’historique des remboursements dans une présentation adaptée pour devenir un historique des soins . Une passerelle est prévue à terme vers le DP Dossier pharmaceutique. Les médecins traitants devraient être en mesure de fournir le VSM, le volet de synthèse médicale produit de façon quasi automatique par leur logiciel métier DMP compatible (69% le sont) dont l’équipement fait partie du forfait structure.
Mieux informatisés qu’il y a dix ans, les établissements hospitaliers sont plus à même d’envoyer des comptes rendus.  Les biologistes devraient suivre…L’arrivée de la prescription électronique fera le reste.

Pour mobiliser l’ensemble des professionnels, le DMP devient consultable par tous les porteurs d’une CPS (médecins, chirurgiens dentistes, infirmières, sages femmes, kiné..), avec des droits d’accès limités pour des paramédicaux comme les orthophonistes ou les opticiens.

Autre facteur de réussite : la confiance qui doit être partagée par le public autant que par les PS.
Le DMP est hébergé en France, dans le Nord dans les serveurs HADS de Santeos (budget d’hébergement de 15 millions d’euros annuels). L ‘Assurance maladie n’a accès a aucune donnée patients du DMP ; c’est la loi. Et l’ouverture d’un DMP n’est pas une obligation.
 Les PS ont besoin de leur CPS pour y accéder et le titulaire du DMP est prévenu de chaque connexion ainsi que de l’arrivée d’un nouveau document. Pour consulter son DMP, l’assuré reçoit un mot de passe par mail ou par SMS et dispose d’une application smartphone. Les patients peuvent masquer certains documents. Et pour les données sensibles, en cancérologie par exemple, un rapport d’anapath sera masqué jusqu’à ce que le patient concerné soit vu en consultation.

Quel Intérêt pour les soignants et notamment les médecins ?

Le médecin traitant a la haute main sur le DMP, voit tout et dépose le volet de synthèse médicale.
La présence d’un  DMP se révèle particulièrement utile dans une quinzaine de cas d’usage.
Deux médecins sont venus en témoigner lors de la conférence de presse de lancement.
Pour le Dr Eric Lecarpentier, directeur du SAMU 94 (Val de Marne), c’est évidemment dans les cas d’urgence que le DMP jour un rôle important. Appelé par le 15, le médecin régulateur pourra consulter le DMP du patient (accès en mode urgence) pour prendre la meilleure décision et adresser par exemple un patient dans l’établissement qui le suit déjà (cancérologie par exemple).
Quant au Dr Jean-Michel Lemettre, généraliste à Amboise qui a participé aux réflexions sur le contenu du VSM, il cite de nombreux exemples : les patients inhabituels, les échanges avec les autres professionnels, l’utilité de regrouper toutes les informations pour les personnes polymedicamentées. Paradoxalement, ce sont les personnes âgées qui demandent à créer un DMP car elles sont contentes de ne pas avoir à répéter leur parcours de santé à chaque nouvel intervenant.
Outre les accidents thérapeutiques et les examens inutiles qui pourront être évités, le DMP est aussi un moyen d’échanger en temps réél des informations entre professionnels, en complément de la messagerie sécurisée de santé.

En pratique

La création par un PS à partir de la carte Vitale prend trente secondes. Il faut présenter le DMP au patient et recueillir son consentement, lui demander s’il est d’accord pour l’accès en urgence, indiquer une adresse mail ou un numéro de mobile
Le DMP est organisé en 9 espaces : synthèse (le VSM), traitement, résultats d’analyse, imagerie, compte rendu de consultation (spécialiste, hôpital), prévention, certificats, données de remboursement,  espace personnel.
Le médecin peut récupérer les documents qui lui paraissent utiles pour enrichir son dossier patient
Le médecin traitant est charge de déposer le VSM. Une opération qui se fait d’un clic si les informations ont été bine structurées dans un logiciel ad hoc DMP compatible. Lors de l’atelier, a été ainsi présenté la gestion du DMP dans les logiciels Axisante et Crossway.
« Il y a un travail à faire lorsque les informations ne sont pas structurées, reconnait le Dr Lemettre, lorsque je récupère des patients d’un médecin qui part à la retraite sans successeur, je passe de 30 à 40 minutes par dossier. »
Il n’y a pas de rémunération spécifique pour le dépôt du VSM, a précisé Nicolas Revel puisque l’équipement d’un logiciel DMP compatible fait partie de la rémunération du forfait structure.
C’est aussi de l’efficacité de l’informatique des cabinets que dépendra le succès du DMP.
Objectif : 40 millions de DMP en 4 ans

* Les logiciels des infirmières, kiné, sages-femmes, etc  sont en cours d’adaptation pour devenir DMP compatibles.

Site dmp.fr

Conseiller DMP du lundi au vendredi de 8h30 à17h30 au 0810 331 133 (6cts/mn)

 
 



Un guide du CNOM pour soigner sa e-réputation

Fiche professionnelle sur des sites inconnus de vous, avis d’internautes sur vos « prestations médicales », le vaste web recèle toutes sortes d’informations sur vous, médecins, sans que vous en soyez toujours avertis. Le Conseil national de l’Ordre des médecins vient de sortir un guide à télécharger pour vous aider à préserver votre image numérique. 30 pages de conseils judicieux mais aussi juridiques.

Pour maitriser sa e-réputation, la première chose à faire est de mettre en place une veille en tapant son nom une fois par mois dans les moteurs de recherche et réseaux sociaux (ne pas hésitez à créer un compte pour être en mesure de répondre). Si vous constatez quelque chose de déplaisant, commencez par prendre une copie d’écran, qui vous servira de « preuve » (il faudra néanmoins un constat d’huissier lorsque l’affaire est porté devant les tribunaux).

Deuxième principe : être réactif
Lorsqu’il s’agit d’un patient mécontent, répondre de façon « empathique » . Rien ne sert de polémiquer. Vous trouverez dans le guide des réponses types adaptées à différentes situations. Il ne faut pas non plus en profiter pour "faire sa pub" et se rappeler qu’ « une réaction inappropriée ou trop tardive peut s’avérer plus préjudiciable qu’une absence de réaction ».
Pour les fiches professionnelles, qui sont souvent recopiées par les sites à partir des annuaires publics du CNOM et d’ameli.fr, il est toujours possible de demander un déréférencement ou des corrections. Le guide vous explique comment faire.

Pour les avis d’internautes, même si l’on peut déplorer l’installation d’un certain consumérisme médical, la liberté d’expression et d’opinion est un droit. Mais les plates-formes ont aussi des obligations à connaître.
Seuls les abus peuvent faire l’objet de sanction. Les spécialistes de l’Ordre vous aident à distinguer l’injure, la diffamation et l’incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence (qui sont punis par la loi) du dénigrement et de l’atteinte à la vie privée. C’est une première approche, car si vous devez vous lancer dans une procédure, il vous faudra un avocat.
Enfin, le guide vous conseille de contacter votre assurance (certaines assurances ont des garanties e-réputation) et vous rappelle que l’Ordre pourra intervenir à vos côtés dès lors que les faits portent préjudice à l’ensemble de la profession ou contiennent des menaces violentes en raison de l’appartenance à la profession.

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Accédez aux tutoriaux interactifs



Qwant, le moteur de recherche alternatif de référence fête ses 5 ans avec une nouvelle version

 

Avec des internautes de plus en plus sensibles à l’utilisation de leurs données personnelles, Qwant, le moteur de recherche « qui respecte la vie privée de ses utilisateurs »  s’installe dans le paysage des requêtes en ligne et développe des écosystèmes dont le dernier en date dans le domaine de la santé.  A découvrir d’urgence.

Conçu et développé en France, Qwant rencontre un succès croissant, quoique encore modeste si l’on considère le trafic global d’Internet. Avec près de 10 milliards de requêtes en 2017 et 70 millions de visites mensuelles, Qwant a pris 5% de part de marché en France et son objectif est d’atteindre 5 à 10% du marché européen d’ici 2020. Basé à Paris dans de nouveaux locaux rue Spontini,  le moteur de recherche européen est disponible en 28 langues dans plus de 160 pays et a installé deux filiales en Allemagne et en Italie.

qwantv4-capture2-png_2369Contrairement aux autres moteurs de recherche du marché, Qwant qui détient sa propre technologie d’indexation du Web n’installe aucun cookie sur le navigateur de l’internaute, ne cherche pas à savoir qui il est et ce qu’il fait et ne conserve pas d’historique des requêtes effectuées. S’il ne s’interdit pas les ressources de la publicité, celle-ci n’est pas ciblée puisque Qwant refuse de tracer les internautes à des fins publicitaires. Sa discrétion le fait choisir par de nombreuses entreprises. Pour le reste, il n’a rien à envier aux autres avec le développement de Qwant MAPS, Qwant Music, Qwant shopping, Qwant Games, Qwant Med, etc..). Pour protéger les enfants des contenus choquants ou inappropriés, il existe aussi Qwant Junior pour les 6-12 ans.

Un  écosystème santé en ligne d’ici la fin de l’année

Dernier en date de ces écosystèmes Qwant Med&Surgery à destination des patients, des médecins et des institutions. « Il s’agit d’un moteur de recherche sur la santé qui ne vous traque pas, explique Jean-Christophe Maran, CTO (responsable technique) de cette division, il sera mis en ligne avant la fin de l’année avec un guichet grand public et un guichet pour les professionnels  et des applications (avec un magasin  dédié).
Parmi les partenaires digitaux de Qwant, Wealthee un dossier médical en ligne mis au point par un gynécologue et réunissant patients et médecin, un traitement automatique des IRM utilisant la puissance de calcul du moteur de recherche, une technologie préventive et prédictive basé sur l’Intelligence artificielle et centrée sur la santé, etc. « Un radiologue qui a besoin d’un PACS sécurisé et en ligne a vec partage de données trouvera sur l’ecosystème Qwant puissance et securité »

Une nouvelle version avec un nouveau design

Depuis le 4 juillet, Qwant se présente sous un nouveau jour offrant plus de confort de lecture avec une mise en page adaptée à la qwantv4-capture1-png_2368lecture en F et non plus sur trois colonnes. Les "Instant Answers" offrant des interactions rapides et immédiatement accessibles se placent à droite des résultats naturels ainsi que les contenus des réseaux sociaux.

Qu’attendez-vous pour l’essayer ?

www.qwant.com

 

 



Journée du sommeil du 16 mars : Philips met en avant sa Dream Solution pour l’apnée du sommeil

A l’occasion de la journée du sommeil, il n’est pas inutile de rappeler que 2 millions de personnes en France souffrent d’apnée du sommeil et que seuls 20% des malades sont diagnostiqués et suivis par un système de pression positive continue (PPC).

Ce traitement qui a prouvé son efficacité pour le SAOS (Syndrome d’apnée obstructive du sommeil) est pris en charge par l’Assurance maladie mais il rencontre des difficultés d’observance en raison de sa lourdeur : mauvaise acceptation psychologique de l’appareillage, intolérance au masque, bruit gênant pour le conjoint, intolérance à la pression.

Philips, déjà très implanté dans la PPC, a donc conçu une nouvelle solution qui permet de gommer au maximum ces inconvénients. 
Philips DreamStationGoDream Solution déploie une touche de modernité avec une DreamStation design et connectée, plus silencieuse en fonctionnement, qui se décline également en version nomade. La nouvelle DreamStation Go assure 13h d’autonomie et se glisse dans une pochette.
La gamme de masques DreamWear se veut plus légère à porter avec un contact minimal, assurant plus de liberté et un champ de vision dégagé. Aux modèles « minimal » (sous le nez) et « narinaire » déjà commercialisés vient de s’ajouter une version « nasobucal » (de 149 à 199 euros). L’utilisation du silicone prévient les irritations et traces rouges au réveil. Les premiers retours montrent que 78% des patients considèrent que le masque ne laisse pas de traces.
Pour réduire l’intolérance à la pression, le mode P-Flex permet une respiration et un endormissement plus naturel (la pression est plus faible pendant la phase d’endormissement).
Enfin, c’est l’application DreamMapper, dispositif médical de classe 1, validé cliniquement, qui aide les patients à intégrer ce traitement qui reste contraignant dans leur vie quotidienne. Le patient reçoit un bilan quotidien, accède à un tableau de bord de son traitement PPC qu’il peut partager avec les professionnels de santé via le site Internet.
Philips annonce également l’app Booster Tonic pour améliorer sa santé et optimiser les effets du traitement par la PPC.

La récente étude sur le sommeil réalisée par Philips auprès de 15 000 adultes dans 13 pays et publiée pour la journée du sommeil, montre 52% des répondants souffrent d’un trouble impactant leur sommeil : 25% d’insomnie, 16% de ronflements, 9% de douleurs chroniques, 6% d’apnées du sommeil, 6% de troubles liés au travail de nuit.
Améliorer le sommeil fait donc partie du positionnement de Philips qui a présenté au dernier CES de Las Vegas, SmartSleep, un dispositif connecté pour stimuler le sommeil profond chez les utilisateurs en manque chronique de sommeil.

Pour en savoir plus sur DreamWear

Voir aussi l’article de Buzz Medecin sur la sleep tech



Une charte URPS médecin pour les platesformes de prise de RV médicaux en ligne

Pour aider les confrères dans leur recherche d’une solution, l’URPS médecins libéraux d’Ile de France a présenté le 15 février sa charte de confiance e-RDV qui a déjà été signée par dix plateformes de prise de rendez-vous médicaux.

charte URPSAprès la publication l’an dernier d’une étude détaillée sur une quinzaine de plateformes proposées aux médecins pour assurer la gestion de leur rendez vous sur Internet, avec ou sans l’intervention d’un secrétariat téléphonique couplé, l’Union régionale des professionnels de santé d’ile de France "Médecins libéraux" a voulu établir une liste des bonnes pratiques à respecter. Ce qui a conduit à l’élaboration avec l’aide d’un avocat, d’une charte de confiance.
"Cette charte qui est signée volontairement par les plateformes est gratuite, explique le Dr Luc Refabert, l’un des responsables du Lab URPS, structure de réflexion et de test sur la eSanté et l’informatisation,il s’agit de contribuer à la mise en place d’un contexte de confiance entre les plateformes, les médecins et les patient; les sociétés éditrices s’engagent dans la démarche. C’est une première étape. Comme nous allons actualiser notre étude, nous vérifierons si les plateformes suivent les bonnes pratiques ou sont en train de le faire.  L’an prochain, nous envisageons un  label.".
Les bonnes pratiques touchent à :

- ce qui concerne le code de déontologie médicale comme une présentation du médecin et de ses titres et spécialités conformes aux données du CNOM et facilement réactualisables, l’absence de contenus publicitaires associés à un médecin, l’interdiction de mettre en avant un médecin contre rémunération dans un outil de recherche

- ce qui respecte le secret médical : les motifs de consultation doivent être chiffrés lors de l’envoi au médecin, ne doivent pas être conservés après la date de rendez-vous et ne peuvent faire l’objet de traitement statistiques ou commerciaux;  mesures de protection des données des patients et des données de rendez-vous et consentement préalable des utilisateurs en cas d’utilisation même pour des statistiques sur les pratiques des médecins

-aux aspects pratiques :  ligne téléphonique non surtaxée, transparence des sources de financement de la plate-forme

- la contractualisation et les garanties pour le médecin : durée d’engagement bien précisée, délais de 30 jours pour la résiliation, réversibilité des données pour choisir un autre prestataire, pas d’avis de patients concernant la pratique médicale et l’assurance qu’à la requête médecin n’apparaissent que des médecins inscrits à l’Ordre ,

URPS-medecins-IDF-charte-e-rdv-medicaux-2018

Au 15 février 10 plateformes ont signé la charte :  Alaxione, AlloDocteur, Calendovia, DocAvenue, Doctolib, Docteur rendez-vous, Keldoc, LogicRDV, MadeforMed, Mon Docteur

En cours : 3333 et Pages Jaunes

 

 



Doc Consulte, plate-forme de relation médecins-patients, de l’échange de mail sécurisé à la téléconsultation

Les modalités de prise en charge de la télémédecine étant peu ou prou définies au sein du PLFSS 2018 (voir l’article 36 et le point de Buzz Médecin sur le sujet) avec l’ouverture prévue de négociations conventionnelles avant la fin de l’année, de nombreux acteurs se positionnent. Doc Consulte est de ceux là avec l’objectif de faire rentrer la téléconsultation et le téléconseil parmi les propositions que peut faire un médecin à ses patients.

Un contexte favorable ?

Les sociétés d’assurance et les mutuelles ont été les premières à monter au créneau. Axa Assistance a joué les pionniers, dès 2015, avec son service de téléconsultation pour ses assurés et ses employés. Cette année, le groupe Eovi-MCD Mutuelle a passé un partenariat avec la plateforme de consultation médicale Medecin Direct pour lancer un service de téléconsultation dont la campagne de publicité a déclenché une plainte du Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM). Le nouveau groupe Vyv, né en septembre 2017 du rapprochement MGEN-Istya-Harmonie, vient carrément de prendre une participation de 61 % dans MesDocteurs. Lancée en 2015, cette start-up assure à la fois téléconseil et téléconsultation médicale, avec son réseau de 300 médecins généralistes et spécialistes et a déjà signé des contrats avec d’autres assureurs, soit près de 15 millions de bénéficiaires couverts courant 2018, dont les quelque dix millions de clients de Vyv.
Sans compter la start-up Hellocare dont l’application permet des téléconsultations à 25 euros en vidéo 7 jours sur 7 via son smartphone avec envoi d’une e-ordonnance. Le service vient d’être lancé à l’étranger.

Dans ce contexte encore troublé, quelle place pour le médecin praticien dans son cabinet ?
Visuel Doc ConsulteDoc Consulte pense avoir trouvé la réponse. Lancé par Santé Assistance, cette plate-forme entend déployer toutes les facettes de la relation médecin-patient jusqu’au téléconseil et à la téléconsultation. Depuis sa création en 2007, la société Santé Assistance, qui vit de revenus publicitaires et de vente de contenus, a en effet construit plusieurs briques nécessaires : le site d’informations médicales Docteur Clic, entièrement rédigé par des médecins ; l’application Sympto Check pour faciliter l’orientation du patient en fonction de ces symptômes et surtout, le Dossier Santé personnel (DSP), carnet de santé numérique gratuit, hébergé sur serveur agréé hébergeur de données de santé et disponible sur smartphone depuis mars 2017 (accés sécurisé par envoi d’un code sur le smartphone). La constitution d’un dossier sécurisé sera en effet exigée pour la future téléconsultation médicale en routine (prise en charge).
 

Un ensemble de services

Visuel Doc Consulte 3Visuel Doc Consulte 2Doc Consulte offre donc un ensemble de services au patient comme au médecin. Le patient s’inscrit via le site personnel du médecin (initial nom.docconsute.com) et ouvre un DSP, s’il n’en a pas. Il peut alors prendre un rendez-vous en ligne, lire les informations sélectionnées par son médecin, lui poser une question par email sécurisé, demander un téléconseil (en prenant un créneau horaire) ou une téléconsultation qui utilisera le DSP (le patient peut y placer des documents et l’ouvrir aux professionnels de santé de son choix) et un logiciel d’appel vidéo par Internet type Skype. Lors de la téléconsultation, le médecin rédige un compte rendu et si besoin, une ordonnance, qui seront stockés dans le DSP et dans le système informatique du cabinet (pas d’intégration pour le moment). Lors d’un téléconseil par téléphone, il y a une trace de la demande de rendez-vous. Le médecin abonné à Doc Consulte (100 euros/mois) peut réserver tous ces services à ses seuls patients. Ou choisir de les ouvrir pour étendre ses activités.
Pour le médecin, l’objectif est à la fois d’améliorer sa relation avec son patient et de gagner du temps. Parmi la vingtaine d’utilisateurs actuels, le Dr Emmanuel Cauchy, directeur de l’institut de formation et de recherche en médecine de montagne (IFREMONT), réalise des téléconsultations payantes sur Doc Consulte avec des randonneurs en haute montagne. Le Dr Thomas Waitzenegger, chirurgien orthopédiste, y voit un intérêt pour les consultations postopératoires sans faire déplacer le patient. Un premier accord a été passé avec l’ARS Rhône Alpes, pour la téléconsultation et le Dr Frédéric Rérolle, généraliste à Lyon a réservé une plage horaire aux téléconsultations.
Selon ses promoteurs, Doc Consulte doit faire gagner du temps aux médecins. Parce que tous les emails de patients sont regroupés et que les coups de téléphone intempestifs se transforment en téléconseils planifiés (que l’on peut choisir ou non de facturer). Tandis que le patient trouve toujours un créneau libre pour contacter son médecin par mail, par téléphone, en prenant un RV ou pour une téléconsultation. Doc Consulte réunit pour le moment 22 médecins sur sa plate-forme… mais en espère 20.000 d’ici deux ans  !

100 euros/mois, démo gratuite, https://www.docconsulte.com/medecin/



Hackathon Diabète de la CNAM : cinq projets sélectionnés

Pendant un mois, du 23 mars au 23 avril, le Hackathon Diabète lancé par l’Assurance Maladie en partenariat avec le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques, living lab consacré au diabète, a enregistré 40 candidats.
Le 10 mai 2017, 15 pré-selectionnés ont défendu leur projet pour « Mieux vivre son diabète » devant le jury de représentants de la CNAMTS, de la FFD, de professionnels de santé et de patients du Diabète LAB qui en ont retenu cinq.
Accces, Diabnext, Healsy, La Cantine et Stimul Activité Physique participeront donc à la finale du Hackathon Diabète qui se déroulera le 16 octobre 2017. Au cours des prochains mois, les cinq équipes finalistes bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour finaliser leur projet et recevront une dotation selon leur classement final. Les projets sont très divers.
Acces de la société CEMKA est un outil d’information pour trouver le contrat d’assurance complémentaire assurant la meilleure couverture, en fonction de sa situation.
La société Diabnext a conçu une plate-forme d’enregistrement automatique des mesures de suivi recueillies par les dispositifs d’automesure : taux de glycémie, unités d’insuline injectées, estimation des glucides dans les plats et boissons absorbées. Ces données sont partagées avec le médecin, analysées par une plate-forme d’intelligence artificielle afin de proposer les informations utiles et adaptées à l’état du patient.
Healsy, également sur smartphone, prédit les variations de glycémie grâce à un modèle mathématique adapté au patient en fonction des résultats des outils de suivi utilisés (CGM, pompe à insuline, smartwatch.)
La Cantine est une application mobile a destination des parents d’enfants diabétiques de type I, des professeurs et des animateurs pour les aider à adapter les repas de l’enfant à l’école.
Enfin, l’entreprise Stimul propose un programme d’éducation thérapeutique à distance, dédié aux patients atteints de diabète de type 2, qui vise à favoriser la mise en œuvre autonome et durable des recommandations d’activité physique et de suivi nutritionnel adaptés à leur situation. Le programme prévoit l’intervention personnalisée à distance (par téléphone et via une application) d’un éducateur thérapeutique pendant plusieurs semaines.



Une étude de L’URPS Médecins libéraux Ile de France sur les offres de services de rendez-vous en ligne

L’« étude de marché » réalisée par l’URPS Médecins libéraux Ile de France met en avant les avantages et les inconvénients des plates-formes de prise de rendez-vous en ligne avec des fiches détaillées sur une quinzaine de solutions. A consulter avant de faire son choix. En complément des informations déjà disponibles sur Buzz médecin.

t_250URPS_354C’est une très bonne initiative de l’URPS médecins libéraux Ile de France que d’enquêter sur la prise de RV en ligne, car l’offre est devenue pléthorique. Alors que ce service connait un réel engouement puisque plus de 20 000 médecins en France auraient déjà franchi le pas fin 2016, selon les éditeurs. La commission ad hoc de URPS en a rencontré quinze, a rédigé sur chaque offre une fiche complète. Et a également recueilli quelques témoignages de médecins utilisateurs.
Le constat est évident : le patient est de plus en plus connecté et la gestion efficace des RV est cruciale pour le médecin.
Le RV en ligne apparaît donc comme une évolution inévitable.
Les avantages sont réels et commencent à être bien connus :
- Pour le patient : retour positif des patients qui ont une plus grande liberté (40% des prises de RV se font en dehors des heures d’ouverture) et d’avantage d’autonomie pour choisir le RV qui leur convient plutôt que de se faire imposer un RV au tél. Il est plus facile d’annuler ou de modifier un RV. L’âge moyen des patients inscrits sur le site se situe entre 50 et 55ans, tranche d’âge qui représente une partie importante de la patientèle. Les services fournissent des statistiques.
- Pour le médecin : le rappel de RV par SMS diminue les RV non honorés. Même si cela concerne surtout les spécialistes car les MG fixent des RV à courte échéance.
Le médecin peut « blacklister » les patients qui ne sont pas venus mais Il peut y avoir des patients qui prennent des RV sur plusieurs sites. Comme s’ils se trouvaient dans un libre-service médical.
La diminution des appels téléphoniques est indéniable avec désengorgement des périodes d’affluence téléphonique comme le lundi matin ce qui évite la perte de patient n’arrivant pas à joindre le secrétariat.
Le service offert par plusieurs sites, de la prise de RV chez un spécialiste au cabinet du médecin traitant peut améliorer le parcours de soins. De même que l’envoi de SMS pour les rappels d’examens ou de documents à apporter lors de la consultation.
"Avantages" plus discutables :
- La diminution des coûts de gestion n’est pas facile à mettre en évidence. Les médecins y voient plutôt un service complémentaire du secrétariat ou du télésecrétariat. Le coût de l’abonnement au service est par ailleurs non négligeable.
- La meilleure visibilité sur Internet intéresse surtout les spécialistes récemment installés qui peuvent espérer rayonner au delà de leur quartier. Pour le généraliste, le recrutement de la patientèle se fait surtout par le bouche à oreille et la proximité. La majorité des médecins interrogés réservent d’ailleurs le service à leurs seuls patients. Car ils sont déjà débordés.
 -Hormis les quelques éditeurs de logiciels de gestion cabinet qui ont réalisé leur propre solution intégrée, l’interopérabilité n’est pas garantie
 

Bien lire le contrat

L’analyse des contrats appelle à la vigilance du médecin souscripteur, même s’il est proposé « sans engagement ». Il importe de vérifier :
- s’il reste possible de souscrire auprès d’un autre service – ce qui se passe en cas de dysfonctionnement
- la période de révision des tarifs
- la confidentialité et la sécurité des données (hébergement sur serveur agréé pour les données de santé) ainsi que l’engagement ou non de l’éditeur de ne pas utiliser les données à d’autres finalités que la gestion de rendez-vous. Il est important de savoir quels autres services vont être proposés à son patient
- l’obligation de déclaration à la CNIL du fichier patientèle par le médecin
-comment les données sont récupérées à l’issue du contrat les implications juridiques pour le médecin
 

Un poids dans l’organisation  du système de soins ?

Car, rappellent les auteurs, ces éditeurs souvent issus de grands groupes ne « relèvent pas du code de la santé publique ». Avec la gestion des RV, ils mettent la main sur des fichiers de patients à terme de plusieurs millions d’usagers ce qui peut leur donner un grand poids dans l’organisation du système de soins.

Une quinzaine de médecins membres de la Commission Pratiques libérales, nouveaux modes d’exercice et nouvelles technologies, ont participé à cette étude coordonnée par les Drs Laurent de Bastard et Luc Réfabert,

Disponible sur http://www.urps-med-idf.org/publication/index.aspx



Deuxiemeavis.fr veut trouver sa place dans le parcours de soins

Un stand au dernier congrès de la Société française de télémédecine avec un bon accueil des praticiens présents…Un an après la polémique déclenché par son lancement, le site deuxiemeavis.fr qui s’est donné pour objectif de rendre plus accessible l’obtention d’un deuxième avis médical dans les situations délicates, estime avoir sa place dans le parcours de soins.

Parce que le service a un coût – 295 euros par avis pour ceux qui n’ont aucune prise en charge (notamment les patients à l’étranger)-, les trois fondatrices de fondateursdeuxième avis s’étaient vu taxer il y a un an de vouloir tirer du profit de la détresse des malades… Pour les trois fondatrices, la création de ce site, avec le soutien financier d’un fond à impact social, s’inscrit au contraire dans la suite logique de leur engagement pour l’accès aux soins de tous. N’ont-elles pas créé en 2010 l’association CoActis Santé et été à l’initiative de santé BD pour sensibiliser à l’accès aux soins des personnes handicapées ? Comme souvent le cas, c’est une difficulté personnelle, la nécessité de trouver un deuxième avis avant l’opération d’un enfant pour une scoliose, qui a été le déclencheur de leur nouvelle initiative. « Notre ambition, explique Pauline d’Orgeval, l’une des co-fondatrices, c’est d’être un complément et de travailler en lien avec l’équipe de soins ». Dès l’origine, le site s’est doté d’un conseil scientifique de six professeurs et médecins de différentes disciplines ayant tous exercé des responsabilités dans les hôpitaux publics et présidé par le Pr Laurent Degos, professeur d’hématologie. « C’est le conseil scientifiques qui nous a aidé à définir les questionnaires et les résultats d’examens que doivent fournir les patients qui désirent un deuxième avis. Ce sont des dossiers médicaux complets qui sont fournis aux experts consultés. » Les dossiers sont archivés chez Grita, hébergeur de données de santé agréé. C’est également le Conseil scientifique qui a examiné les candidatures des médecins experts qui se sont proposés pour travailler avec deuxième avis. « Ils sont aujourd’hui 90 experts couvrant 240 pathologies. Nous avons eu beaucoup de candidats et même à notre surprise, des « grands pontes » qui pratiquent déjà cette activité de deuxième avis et se trouvent assaillis de mails de patients auxquels ils ne répondent pas face à des dossiers incomplets. Ils voient aussi des patients qui viennent de très loin pour les consulter. » Les experts ont bien sûr signé une convention avec le site, tenant compte des remarques de la Commission nationale des contrats du Conseil national de l’Ordre à qui le projet avait été soumis en 2015.

Un processus validé depuis un an et en cours d’évaluation

2avis pathoSur le site, il est possible de consulter en accès libre les fiches par pathologie. La création d’un compte sur deuxième avis se fait dans un espace sécurisé. Les patients ont accès à toutes les fiches des médecins experts. « Nous avons beaucoup de visites mais seuls 10% des visiteurs soumettent un dossier. » Le patient est incité à mettre dans la boucle le nom du médecin qui a donné le premier avis. Ainsi en cas de divergence, les médecins pourront prendre contact. L’expert s’engage à rendre un compte rendu écrit et signé dans les sept jours. « Dans plus de la moitié des cas, nous constatons que l’équipe soignante le reçoit également. C’est notre souhait de travailler en transparence, en complément du parcours de soins. » Dans 80 des cas, les avis convergent, le patient a obtenu une réassurance et peut commencer son traitement en toute confiance. Dans les 20% restants, nous incitons le médecin expert  à échanger avec l’équipe médicale traitante. Jusqu’à présent, nous n’avons eu que des patients satisfaits et nous travaillons à une évaluation du service par une équipe de recherche extérieur qui pourra donner lieu à une publication. »
Et de souligner que cette démarche sur le web, qui a fait polémique en France est courante à l’étranger. En Allemagne, où le 2ème avis est obligatoire, le site Medexo existe depuis plusieurs années ; parti de Barcelone en 1999, Advance Medical a des bureaux dans le monde entier ; aux Etats-Unis, les établissements et2avis les mutuelles proposent des services, pour des raisons souvent juridiques. «Au cours de cette première année, nous avons eu 20% de demandes provenant de l’étranger. En France, l’activité est restée modeste mais nous avions besoin de valider notre process. Notre objectif est de faire prendre en charge cette expertise par les mutuelles que nous sollicitons, puisque le remboursement de l’acte de télémédecine en est encore au stade expérimental. Nous commençons à être reconnus. Outre notre présence au congrès de télémédecine, nous avons notamment été invités à l’université de la CSMF dans la presqu’ile de Giens, à la journée e-santé organisée par Les Echos. Notre sérieux joue pour nous. Et les médecins commencent à parler de nous! »

www.deuxiemeavis.fr



Medpics, application mobile de partage de cas clinique en français lève des fonds pour se développer

 C’est une belle réussite en train de se pérenniser. Avec 21.000 utilisateurs et 1 million de photos consultées par semaine, Medpics, suel application de partage de cas cliniques en image en français, vient de réussir sa première levée de fonds (300.000 euros) pour assurer son développement.

« Lorsque je butais sur des cas pendant mes premiers remplacements, je les mettais sur Facebook pour me faire aider par mon réseau d’amis. L’un d’entre eux m’a un jour fourni les coordonnées d’un médecin qui a résolu mon problème. C’est ainsi que m’est venu l’idée de trouver un moyen rapide et efficace pour élargir mon réseau en annulant les barrières géographiques et temporelles », explique en toute simplicité le Dr Safia Slimani, 37 ans, à l’origine de Medpics. Ils sont quatre fondateurs, dont un webdesigner et un product manager qui ont travaillé en autofinancement pour mettre au point l’application d’abord sur iPhone puis sur Android. Objectif, simplicité, rapidité, adapté à la pratique médicale.

21 000 utilisateurs, 1 million de photos vues par semaine

Le succès ne s’est pas fait attendre. Medpics a démarré avec un « pool » de 300 praticiens et étudiants, recrutés par le bouche à oreille. « Au bout de deux mois, nous étions 3000, ce qui nous a fait prendre conscience de l’intérêt de notre produit ». Ils sont aujourd’hui 21.000, 15.000 médecins et 6.000 autres professionnels de santé. Encore étudiants à 60%. Cinq à six mille font une utilisation quasi quotidienne de l’application. Qui existe aussi sous forme de site sur Internet, davantage visité par les médecins à leur cabinet. En ligne, 5.000 cas à consulter avec leurs discussions. Cette rapide réussite n’a pas manqué d’intéresser des investisseurs dont le plus connu est le groupe Planet.fr avec son site d’information santé grand public, Mesdisite.fr. Les 300.000 euros réunis vont permettre de passer à la vitesse supérieure en développant de nouvelles fonctionnalités. Planet.fr va notamment participer au développement commercial de Medpics en assurant la régie publicitaire du site et de l’application. « Ce seront des publicités intelligentes, assure le Dr Slimani, comme des cas cliniques sponsorisés ». Medpics va en fait mettre en place, car c’est une demande des sociétés savantes et des entreprises de santé, des espaces privés d’échanges par aires thérapeutiques ou spécialités médicales au sein de sa communauté. Avec une vérification de la qualité de professionnel de santé ou d’étudiant, Medpics apporte une sécurité qui n’existe pas sur les réseaux sociaux les plus fréquentés. Une prochaine étape devrait être de migrer sa base de cas cliniques sur des serveurs agréés pour les données de santé.

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