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Avec Withings, la santé c’est smart

Vos patients vont-ils finir par vivre le corps bardé de capteurs ou entouré d’appareils miniatures bombardant leur médecin traitant de courriels de mesures ? Au Consumer electronics show (CES), la grande manifestation technologique annuelle qui vient de fermer ses portes à La Vegas, les dispositifs collecteurs de données médicales couplés aux smartphones ont retenu toute l’attention de la presse. Les articles saluent l’eldorado de la m-santé (santé mobile), l’arrivée de la « smart médecine » (« Le Monde » du 5 janvier) ou résume qu’on peut avoir « un médecin dans la paume de la main » (« Courrier International » 3-9 janvier).

Tensiomètre, balances et  dispositifs de surveillance

Ce nouveau marché des dispositifs connectés que les analystes voient multiplié par 16 au cours des trois prochaines années, est illustré en France par la société Withings qui vient de recevoir deux CES Innovation Awardspour son pèse-bébé intelligent (jusqu’à 25 kg) et son Smart Body Analyser, une balance qui, en sus du poids, mesure l’activité cardiaque et la qualité de l’air !

Ce sont les derniers nés de la collection. Pour Cédric Hutchings et Eric Careel, ses fondateurs qui se sont rencontrés chez Inventel (le pionnier de la box Internet), l’aventure des objets connectés a commencé avec une balance, très design, dont la particularité est de communiquer par Bluetooth ou wifi avec un iPhone (et depuis un smartphone Android). Bientôt suivi d’un tensiomètre (aujourd’hui référencé par le site Automesure), d’un Smart Baby Monitor (pour surveiller bébé à distance) et d’un coach miniaturisé, le Smart Activity Tracker (mesure du pouls, des pas, des calories brulées et de la qualité du sommeil). Tous ces objets s’accompagnent d’applications téléchargées gratuitement sur l’App Store comme Withings Health Mate ou Baby Companion, destinées à recueillir les données automatiquement. Et à les envoyer au besoin à son médecin. L’application Compagnon Santé est disponible sur Android depuis le 24 février ainsi que les app à télécharger pour le Smart Baby Monitor et la balance connectée WS-noire. La santé et le bien être connectés n’en sont qu’à leurs débuts.

Smart Body Analyser. Disponible au premier trimestre 2013, 149,95€
Smart Kid Scale (pèse-enfant intelligent), 179,95€ sur le site www.withings.com
  (actualitsé le 25 février 2013)



Une version médicale pour le correcteur Antidote 8

Les plus ardents défenseurs de la langue française se trouvent, on le sait bien, au Québec. L éditeur informatique Druide mène depuis 20 ans le combat depuis Montréal, avec son logiciel Antidote, devenu l’une des références de la correction orthographique et grammaticale. Antidote ne se contente pas de restituer des pluriels et des accords, il corrige les incohérences lexicales sur l’ensemble d’un texte, la sémantique, vérifie le sens de la phrase. Antidote ne laissera pas passer une « plante venimeuse » ou un « problème insolvable ». La version 8 est sortie fin 2012 avec mille mots de plus et une centaine de nouveautés comme la phonétique de quelque 100 000 mots et 600 000 formes dans ses dictionnaires, deux millions de liens pour explorer les champs lexicaux de 57 000 mots, 50 000 nouvelles corrections sémantiques, une amélioration de la correction typographique, en traitant les ligatures, les apostrophes et les espacements fins, etc. Plus pratique, les erreurs sont maintenant traitées en bloc. Antidote, c’est aussi la technologie Anti-Oups pour envoyer des courriels correctement écrits, du titre au contenu et sans oubli de la pièce jointe.

Un correcteur médical abouti

Mais la nouveauté majeure pour le corps médical, c’est la collaboration entre Druide et Mysoft,déjà éditeur de dictionnaires médicaux pour la reconnaissance vocale Dragon, qui a donné naissance à un produit mixte incluant dans Antidote 8 un glossaire médical de 75 000 entrées et 140 000 formes. Druide a revu la structure de ses dictionnaires pour accueillir le glossaire médical au sein d’Antidote.
Les médecins qui soignent leurs écrits aussi bien que leurs malades apprécieront. Et s’ils trouvent une faute dans ce texte, c’est que je n’ai pas (encore) Antidote.

 

 

 

 

 

Antidote sur iPhone

A mettre dans sa poche, la version Antidote Mobile pour iPhone et iPad n’est pas un correcteur automatique mais un ensemble de dictionnaires et de guides qui vous permettront de vérifier l’orthographe mais aussi de trouver une citation et toutes sortes de curiosités de la langue française (et québecoise). Car c’est en rimant que bien souvent je m’enrhime, comme écrivait Clément Marot.
Voir la fiche complète
Antidote 8 et le glossaire sont distribués par Mysoft au prix de 219 € TTC (www.mysoft.fr)
Antidote Mobile sur l’App Store d’Apple, 14,99 €

 



Le boîtier 2 Net de Qualcomm à la conquête de la santé connectée

Qualcomm , qu’es aquo ? Mais si, vous les connaissez. C’est eux, les processeurs SnapDragon de nombreux téléphones mobiles. Cette société américaine fondée il y a 27 ans par la famille Jacobs a réalisé en 2012, 5,7 milliards de bénéfices pour 19 milliards de dollars de chiffre d’affaires dont elle investit chaque année 20% dans la RD (recherche-développement). Un des leaders mondiaux des technologies mobiles, spécialiste de la connectivité en tout genre et de la communication entre machines. Qualcomm Life, c’est sa nouvelle division santé qui s’est constituée tout naturellement à partir des clients qui avaient besoin de connecter leurs équipements médicaux. Et pour ces clients, Qualcomm Life vient de lancer en Europe (un an après le marché américain) son infrastructure sécurisée 2 Net (prononcez « two» Net) de collecte automatique des données transmises par les appareils médicaux. Sous le slogan « Rendre mobiles les soins », Qualcomm Life vise le marché croissant des maladies chroniques (860 millions de personnes dans le monde dont plus de 100 millions en Europe) dans le contexte des problèmes budgétaires des systèmes de santé qui cherchent à diminuer les hospitalisations par un suivi à distance.

Un écosystème non propriétaire

L’argument de Qualcomm Life, c’est de proposer un nouvel écosystème non propriétaire. Les fabricants d’appareils médicaux partenaires (déjà 200) s’équipent du logiciel ad-hoc (fourni gratuitement) tandis que se trouve chez le patient un hub, boitier branché dans une prise de courant, capable de rechercher automatiquement les équipements médicaux intelligents de son environnement avec plusieurs possibilités de connectivité (Wi-Fi, Bluetooth, etc.).
Une installation réduite au minimum que l’on peut emporter quand on change de maison. Le hub transmet les données collectées vers une plate-forme de services sécurisée dans le Cloud (située en Hollande) sur laquelle se connectent les clients finaux qui fournissent les services. A eux d’exploiter les données récupérées au format qui leur convient, de les stocker dans des serveurs agréés, de déclencher les alertes auprès des patients. La solution sera bientôt disponible sur smartphone (à la place du hub). Qualcomm Life facture à ces clients une redevance mensuelle par hub installé. On peut imaginer que des opérateurs ou des assureurs proposent des services de maintien à domicile, que des hôpitaux s’en servent pour surveiller des patients à distance dans le cadre de retours anticipés, etc.… La santé bien-être est aussi un créneau porteur. Nombre de projets de télémédecine ou de télésanté sont donc concernés. Qualcomm se voit comme un accélérateur de la croissance, encore assez lente, de l’Internet des objets, ces objets connectés de plus en plus nombreux. Reste à convaincre le monde de la santé que les systèmes propriétaires peuvent constituer un frein au développement des nouvelles technologies.
 



Démarrage de Respir@dom : 200 patient apnéiques en télémédecine

C’est parti pour Respir@dom, un projet de télémédecine porté par le réseau Morphée, avec le soutien de l’ARS d’Ile de France, la participation d’industriels (Orkyn, Philips Respironics) et le financement, pour un montant de 850 000 €, de la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services) dans le cadre des investissements d’avenir. 200 patients apnéiques traités par ventilation à Pression Positive Continue (PPC) ont été tirés au sort parmi les quelque 500 000 patients bénéficiant d’une machine et d’un masque à domicile pour éviter l’aggravation de leur état de santé.

Plus de confort pour éviter l’arrêt du traitement

Le but de cet essai randomisé est en effet de lutter contre les arrêts de traitement liés au port d’un masque pendant la nuit (20 à 30% d’abandon au cours des 4 premiers mois conduisant à 90% à tout arrêt de traitement) en apportant plus de services et de confort au patient. Tout en validant un modèle économique pour l’Assurance Maladie qui dépense aujourd’hui 400 millions pour le traitement de l’apnée du sommeil. Un nouvel arrêté devrait d’ailleurs être bientôt publié imposant un port du masque d’au moins trois heures (ce qui devra pouvoir être vérifié par le prestataire de l’appareil) pour continuer à bénéficier de la machine à PPC. Respir@dom est déjà dans les clous puisque les machines installées sont communicantes et enverront via le réseau GPRS non seulement leur durée de fonctionnement mais aussi toutes les données analysées dans le Dossier Médical Sommeil (DMS) sécurisé du patient. Les anomalies donnent lieu à des alertes techniques renvoyées vers le prestataire. Un espace permet au patient d’évaluer son confort et sa motivation. Un mauvais ressenti génère une alerte pour les médecins participants aux projets. Le portail respiradom.fr propose également un forum de discussion entre patients, ainsi que des vidéos et même un serious game. Il est ouvert à tous les patients apnéiques.
L’étude médico-économique doit se poursuivre jusqu’au 30 novembre 2013, date à laquelle les promoteurs de Respir@dom espèrent pouvoir généraliser le service. Se posera alors la question du financement ultérieur. L’étude doit aussi évaluer le temps passé par les équipes soignantes.

 



L’ASIP Santé prépare un service gratuit de messagerie sécurisée santé pour 2013

Entre avril 2010 et novembre 2012, elle a perdu son U (elle s’appelait alors MSSU, U pour unifiée). Mais le concept reste le même. Malgré les incertitudes qui pèsent sur son devenir (quid de la gouvernance ? quid du DMP ?), l’ASIP Santé a présenté le 15 novembre dernier lors de la journée nationale des industriels, la messagerie sécurisée de santé (MSS), un nouveau service mis à disposition au premier trimestre 2013 sous forme d’un webmail. La présentation est en ligne sur le site de l’agence . Au complet car jusqu’à ce que Buzz Medecin en fasse la remarque à l’ASIP, il manquait les deux pages décrivant l’accès de la MSS en exercice libéral . A croire que le sujet était trop sensible (selon l’ASIP, la mise en format PDF avait fait disparaître deux slides…).
Les tergiversations de l’ASIP Santé autour des messageries sécurisées homologuées de type S-Mime héritées de feu le GIP CPS ont eu jusqu’ici surtout l’effet de stopper les projets, en attente de la sortie de nouveaux référentiels. Une attente qui aura duré trois ans, au bout du compte.

En autonome, intégré au logiciel ou interfacé avec l’existant

Le dernier épisode en date s’achevant sur un appel d’offre (décembre 2011) infructueux, que dire de la décision de l’agence de construire elle même, à partir du logiciel open source Zimbra, le serveur national de messagerie en faisant appel à la sous-traitance informatique ? Le service pourra fonctionner de façon autonome ou s’interfacer avec les autres systèmes existants. Il n’empêche que les éditeurs de logiciels métier ayant passé l’homologation dans la perspective de l’obligation des messageries sécurisés (imposée par décret du 15 mai 2007 mais l’arrêté d’application n’est jamais paru !) ont clairement le sentiment d’avoir participé à une « mascarade » selon l’expression de l’une d’entre eux. Pendant ce temps prospérait la messagerie Apicrypt de l’association Apicem, utilisant des standards différents. Elle revendique aujourd’hui 40.000 utilisateurs et transporte 3,7 millions de mails par mois (4 millions de courrier, qui sont à 70% des résultats de biologie). Apicrypt qui, paradoxalement, via des structures de formation émanant de syndicats, a bénéficié de subvention ASIP pour équiper des médecins gratuitement (l’abonnement de base est à 69€/an)…Comprenne qui pourra !
Malgré son désir de standardisation, l’ASIP Santé a travaillé finalement dans le sens de la coexistence pacifique des messageries. Le service national pourra fonctionner de façon autonome ou être interfacé avec d’autres systèmes : messageries internes des établissements, messageries des éditeurs, plate-forme régionale de web-mail (type Planet Santé) et Apicrypt. L’ASIP a prévu une phase de concertation au premier trimestre 2013 avant de fixer les spécifications qui seront nécessaires à l’intégration. « Notre position, c’est Wait and See » dit Francis Mambrini, vice-président de Cegedim Healthcare Software et président de la FEIMA qui regroupe les principaux éditeurs de logiciels. Le choix des éditeurs sera de se mettre en conformité ou d’intégrer la messagerie nationale. Les adresses en @medecin.fr , à l’initiative du CNOM, seront délivrées dans ce cadre national. Un groupe de travail réunissant les différents Ordres dans cette stratégie s’est déjà réuni une fois et devait se retrouver le 20 décembre.

Les projets 2013 d’Apicrypt

Le Dr Alain Caron, président d’Apicem, se félicite que l’ASIP soit revenue à de meilleures intentions en choisissant de rendre interopérant l’existant. Apicrypt passera donc sa « MSS-compatiblité », promet-il. Porté par son nombre d’abonnés, Apicem s’est doté d’une structure Recherche et développement qui prépare de nouveaux services pour 2013. A savoir : l’expérimentation du DMP sur clé USB (sur fonds propres mais croit-on savoir avec le soutien d’un député !), un serveur de normalisation des résultats de biologie (depuis le temps qu’on en parle, Apicem va le faire) qui présentera l’avantage d’apporter un service supplémentaire par rapport à celui d’un webmail national et enfin la dématérialisation des prescriptions « en partenariat avec les pouvoirs publics» et en utilisant des codes-barres. « Les prescriptions dématérialisées et signées par le médecin seraient déposées sur un serveur. Le pharmacien y aurait accès avec la carte Vitale du patient ».

 



Ubinect, nouveau logiciel en ligne pour les paramédicaux

Les offres en ligne se multiplient dans la santé, souvent lancées par de jeunes sociétés. Après l’offensive de Medaplix, logiciel low cost pour les médecins à 20 euros/mois avec la télétransmission (voir notre info du 15 novembre), voici Ubinect destiné dans sa première version aux infirmières, kinés, orthophonistes, etc. La commercialisation est prévue en janvier à 39 euros/mois (assistance et aide à l’installation comprises).

Cible prioritaire : les primo-arrivants

Sa cible prioritaire : les primo arrivants, soient 7 à 10. 000 nouveaux professionnels de santé qui s’installent chaque année. « Ils sont jeunes, habitués à l’utilisation des smartphones et des tablettes et il faut leur offrir un outil mobile, conçu dès le départ pour être utilisés sur ces matériels et accessible de partout. » Premier produit de la start-up « 9h37 » créée en 2009 dans la métropole lilloise, Ubinect est né de ce constat, les deux associés fondateurs ayant dans leur entourage pas mal de paramédicaux. Le concept de
« 9h37 » qui compte une dizaine de personnes, est de réunir des experts technologiques (ingénieur télécoms, sécurité, spécialiste du Web) et des professionnels exprimant leurs besoins. Une dizaine de cabinets ont participé au développement d’Ubinect et une vingtaine de cabinets utilisent actuellement la version test.
La démo en ligne est assez convaincante, l’accent est mis sur une gestion simple du dossier patient (on ajoute des infos en cliquant  sur un signe + ajouter, comme sur un smartphone). L’agenda est clair et partageable et on peut accéder à la fiche patient depuis l’agenda. Pratique, la possibilité d’envoyer des SMS de rappel de rendez-vous. Astucieux, un répondeur intelligent qui identifie les patients enregistrés et confirme leur RV en synthèse vocale. Un tiers des appels des patients concerne en effet la confirmation du rendez-vous. Télétransmission 1.40 avec le module développé en interne. Prévue (mais pas vue…), l’intégration de documents scannés ou même photographiés depuis un smartphone (ça marche très bien avec l’ordonnance du médecin…). Il manque encore quelques fonctions comme la prescription pour les infirmières ou le compte rendu pour les kinés. C’est aussi prévu, nous assure-t-on. L’hébergeur agrée pour les données de santé (HADS) partenaire est ATE (Avenir Télématique) une société installée dans le Nord. Dans un deuxième temps, Ubinect devrait avoir une version prescripteur. On peut déjà tester l’application en version auxiliaires en avant-première sur le site.
 



Les Apps santé d’UPSA

La division UPSA de Bristol-Myers Squibb innove dans les applications smartphones pour professionnels de santé et patients. Elle vient de lancer Geomedica et sort en janvier Flash Pack.

Géolocaliser 360 000 professionnels de santé

D’abord lancé sous forme de site web, Geomedica, est devenu un outil de géolocalisation des 360 000 professionnels de santé de l’hexagone. Certes, on peut déjà trouver un médecin ou un pharmacien en cherchant sur Google maps. Mais c’est tellement plus facile avec Geomedica, spécialisé dans la santé.  " L’objectif était de faire mieux que l’existant en répondant à des besoins" explique Jérémie Nieucel, responsable « innovation » clients chez UPSA. La base de données de Geomedica réunit les bases des Ordres ainsi que celle d’Ameli.fr et des annuaires d’ établissements. Elle peut être mise à jour par les professionnels eux mêmes qui se sont inscrits et peuvent alors ajouter leurs horaires d’ouverture (et bientôt leur mail, leur téléphone portable et leur site internet) et donner leur avis sur l’application. Une fois l’application téléchargée sur l’AppStore *(la version Android est prévue pour 2013), l’écran d’accueil propose six boutons : généraliste, spécialiste, pharmacie, établissement de santé, dentiste, autres (infirmier, kiné, orthophoniste, orthoptiste, podologue, sage-femme). Il suffit de cliquer sur un bouton, ou de saisir un nom et d’effleure la touche « près de moi » ou ailleurs (on saisit le nom d’une localité). Le résultat est rapide, apparaissant sous la forme des fameuses épingles fichées dans les rues, ce qui permet de visualiser toute l’offre de soins. On affiche ensuite la liste des professionnels, classés en fonction de la distance et la fiche complète du praticien selectionné.
Très intéressant quand on déménage ou qu’on s’installe, pour mesurer d’un coup d’œil l’intégralité de l’offre de soins. Pratique pour retrouver une adresse ou le nom d’un professionnel ou en cas d’urgence. En résumé, une bonne idée utile et gratuite.

Flasher la boîte pour avoir l’info

Avec Flash Pack qui sera disponible pour iOS et Android, le patient « flashe » la boite de médicament (en la passant devant le viseur du smartphone) pour accéder aux informations essentielles de bon usage du produit. Lors de sa sortie, l’application sera limitée à trois gammes OTC d’UPSA ( Efferralgan non remboursé, Citrate de Bétaïne et Fervex) mais pourrait être étendue par la suite. Une avant première qui pourrait ouvrir une piste de réflexion pour l’AFIPA (association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable) voire à terme pour le Leem et pour tout ceux qui fournissent de l’information sur les médicaments. Flasher la boite pour avoir l’info sur le médoc, ça c’est vraiment smart…
*A partir de iOS 5
 



Un parcours santé sécurisé pour malades cardiaques

Le 12/12/12 s’achève. Cette date unique par millénaire aura vu de nombreux mariages en Asie où elle porte bonheur, le premier tweet du Pape Benoit XVI, @Pontifex_fr, un peu avant midi (en fin de journée, six tweets pontificaux et 26 800 followers en français), un pic-nic géant dans le village de la Douze (Dordogne), le plein pour le loto des 12 millions et aussi, l’inauguration au centre hospitalier Max Querrien de Paimpol , pôle d’excellence en cardiologie, d’un parcours de santé en plein air couvert par un réseau Wi-Fi sécurisé.
Quelle meilleure réadaptation pour les patients cardiaques sous surveillance médicale permanente qu’un peu d’exercice physique dans le parc de l’établissement mais encore faut-il ne pas interrompre le suivi. Orange s’est donc attelé à l’installation de 22 bornes Wi-Fi qui ont permis de couvrir deux parcours de 250 et 650 mètres. Tandis que les patients font un peu de jogging ou quelques exercices, toutes les données de leur cardiofréquencemètre sont transmises par le réseau sécurisé en temps réel sur les écrans du personnel médical à 300 mètres de là. Distance jugée maximum pour pouvoir intervenir rapidement. Encore un nouvel usage de la surveillance à distance qui n’a rien à envier à ce qui se pratique déjà parfois pour les sportifs de haut niveau.
Ce sera intéressant d’en mesurer le bénéfice pour les malades (par rapport à l’investissement).

 

 

 



Medaplix, nouveau logiciel medical low-cost

Medaplix, un logiciel en ligne certifié et low-cost à la conquête des médecins

« Les coûts de l’électronique ont baissé, le low-cost a gagné les abonnements internet et mobile, il était temps de revoir le modèle économique du logiciel médical, pour donner du souffle au médecin en baissant ses charges », explique Jamal Choujar (ex-Meditrans, ex-Cegedim et ex-CMV Mediforce) qui a créé Medext Group il y a trois ans avec quelques autres spécialistes de l’informatique médicale. D’où le concept du logiciel en ligne Medaplix à 10 euros/mois (+ 10 euros pour la télétransmission déléguée à Pyxvital devenue 15 euros par la suite).

Comment ce prix de 10 euros/mois est-il possible ?

L’hébergement sécurisé est mutualisé avec d’autres activité (hébergement CRO notamment) du groupe. Les développements, en open source, ont été sous traités à l’étranger sur un cahier des charges maison pour un logiciel basique. « Les évolutions du logiciel ne coûteront pas cher », assure le directeur général de Medtext. Il n’y a pas de réseau de revendeurs ni d’installateurs. Enfin, Medext a travaillé pour la prescription avec la base Thesorimed, base publique gratuite d’informations sur les médicaments développée par l’Assurance Maladie. Depuis son agrément par la HAS, Thesorimed, seulement intégrée dans des logiciels hospitaliers cherchait un partenaire pour entrer chez les médecins de ville. « Il y a eu un gros effort d’intégration de notre part même si la démarche a été commune » reconnaît Jamal Choujar. Certes, la mise en page des informations fournies par la base (les RCP) reste un peu brute de coffrage. Mais le logiciel a reçu sa certification selon le référentiel HAS et il n’y a pas d’abonnement supplémentaire pour le médecin. Il est simple et conforme aux objectifs de la convention 2012 pour permettre au médecin d’obtenir un maximum de points.
Pour le jeune groupe, le lancement du logiciel prévu à la mi-novembre s’intègre dans ses autres activités avec à terme le projet de fédérer une communauté de médecins autour d’une plate-forme Medaplix d’échanges de document internes et d’événements (conf-call en ligne, chat..).
Un pari audacieux mais le nouveau modèle va bousculer les anciens. Même si on ne change pas aussi facilement de logiciel que d’abonnement téléphonique.

Voir le test de Medaplix sur Buzz Médecin
 



Salon cartes 2012 : quels nouveaux lecteurs santé en 2013?

Comment vos lecteurs SESAM-Vitale vont-ils évoluer ? Pour le savoir, Buzz Médecin s’est rendu au parc des expositions de Villepinte où se tenait du 6 au 8 novembre, le salon Cartes 2012. 430 exposants, plus de 19 000 visiteurs c’est le rendez-vous incontournable de tout ce et de tous ceux qui tournent autour des cartes à puce, de l’identification et de la sécurisation… y compris bien sûr dans le domaine de la santé.
Si le GIE SESAM-Vitale n’y tient plus de stand, comme à ses débuts lorsqu’il lui fallait attirer des industriels sur le marché de la télétransmission, on y rencontre les responsables santé d’Ingenico ou de Gemalto (issu de la fusion de Gemplus et d’Axalto). Après le rachat de Xiring par Ingenico (qui a déjà absorbé Sagem), il ne reste plus en effet que ces deux industriels sur le marché des lecteurs SESAM-Vitale. Mais à Villepinte, on parle toutes les langues (70% des visiteurs sont internationaux) sur un marché mondial en croissance.

Le nouveau TLA « réduit » Baladeur 2

Chez Ingenico, les activités Santé (Ingenico Healthcare e-ID) se sont regroupées à Suresnes dans l’ancien siège de Xiring. Dans la nouvelle gamme, deux succès Xiring ont été conservés : le TLA Vital’Act 3S ( qui pourra enfin emporter des actes de la CCAM technique quand sortira début 2013 ( ?) le référentiel prévu à cet effet) et le lecteur fixe Prium 3S (avec son option mise à jour carte Vitale très prisée des officines et des maisons de santé). Ils sont aujourd’hui homologués en 3.30 et arborent le nouveau logo Ingenico.
 

La nouveauté de fin 2012, c’est le Baladeur 2, successeur de l’ancien Baladeur santé de Xiring, homologué mais encore en test chez des professionnels de santé lors du salon Cartes. Une solution portable, TLA « réduit », principalement à destination des auxiliaires qui font beaucoup de visites. Les FSE sont téléchargées à partir de l’ordinateur, au cabinet. La lecture de la carte Vitale permet de les compléter. La télétransmission se fait au retour via le logiciel de l’ordinateur. Ses atouts : la légèreté et la bonne prise en main avec un écran plus grand. Il est aussi plus rapide (il sera homologué 3.30).
L’EFT 930 écran couleur qu’Ingenico continue à faire évoluer (vers le référentiel 3.30 notamment et dans sa connectique sans fil) fait toujours partie des valeurs sûres mais son successeur est déjà dans les starting blocks. Il s’agit de l’IWL 250. C’est un lecteur qui a commencé sa diffusion dans le monde bancaire où il séduit car plus léger et plus compact que l’EFT 930. L’incontournable facturette est discrète. Il est actuellement en test chez les éditeurs de solutions intégrées comme CBA et Sephira. Mais son adaptation au monde de la santé n’a pas encore commencé, assure-t-on chez Ingenico. Sortie deuxième semestre 2013 ?

2013, année de la connectivité et de la standardisation

L’année 2013 s’annonce comme celle de la connectivité et de l’adaptation aux nouveaux standards du marché que sont les tablettes et les smartphones. Le GIE SESAM-Vitale a sorti en janvier 2012 (avec une 2e version en juin), un nouveau « référentiel accès cartes » qui permet d’introduire des lecteurs sans fil (blu-tooth ou Wi-Fi) dans le processus de facturation ainsi que des lecteurs IP (Internet protocol) connectés à un serveur. Un terminal lecteur compact Wi-Fi (style iWL 250) avec une tablette Wi-Fi, c’est tout de même plus cohérent. Plusieurs dossiers ont été déposés dans ce sens au GIE SESAM-Vitale. C’est cette évolution que guette Gemalto, dont la part de marché SESAM Vitale est moins importante que celle d’Ingenico, mais qui reste très présent dans la santé avec son offre Medsecure pour les solutions sécurisées d’identification et d’authentification. Gemalto a ainsi décidé de ne pas faire migrer en 3.30 son lecteur santé Sealys, préférant développer les produits compatibles avec tablettes et  smartphones, qui sont demandés par les clients à l’international.
Deuxième évolution de 2013, l’ouverture à la facturation SESAM Vitale des petits lecteurs monofente peu coûteux, comme on en utilise déjà à l’hôpital. En ville, il en faudra deux. Dans ce cas de figure, le fameux logiciel Ei96 du GIE, actuellement installé sur les lecteurs, se retrouve sur le poste de travail. Les cartes servent à signer. L’objectif est bien pour SESAM-Vitale de s’ouvrir à de nouveaux outils.

 



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