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  • Monmedecin.fr : prise de rendez-vous en ligne et téléconsultation pour 15 euros/mois

    Pionnier du « en ligne » en 2000, la société MBT entend « bousculer » le marché des agendas en ligne en proposant une solution à 15 € TTC/mois, téléconsultation incluse.

    Installée à Clichy (92), la société MBT (MonweBTeam) est un éditeur de système d’information, spécialiste des agendas médicaux.
    « Nous sommes sur le marché de la santé depuis 20 ans, explique Manuel Alborzi, PDG Gérant de MBT, nous avons développé pour les médecins clients de notre centre d’appels, un agenda en ligne interrogeable à distance et ouvert à leurs patients mais qui était en réseau fermé. C’est cette solution éprouvée et simple d’utilisation que nous avons décidé d’ouvrir au public et de proposer à tous leurs confrères pour 15 €TTC/mois. Nos coûts de développements ont été amortis ce qui nous permet de proposer un prix attractif ".
    La société espère aussi au passage trouver de nouveaux prospects pour ses services de télésecrétariat médical (420 euros TTC/mois en illimité 8h-20h avec tarif dégressif en fonction du nombre de médecin).

    Le nouveau site public de prise de rendez-vous : monmedecin.fr

    Monmedecin.fr offre l’essentiel des fonctionnalités : prise de rendez-vous avec paramétrage de l’agenda, qualification des rendez-vous, , SMS de rappel, espace personnel du médecin, transmission sécurisée d'ordonnances et de documents en temps réel (le patient doit être connecté au site, il n’a pas d’espace patient)... Les patients d’un médecin abonné n’ont pas besoin de s’inscrire. Pour les nouveaux patients l’inscription se limite à la fourniture du numéro d’Assurance Maladie et du numéro de portable avec création d’un mot de passe. Un code d’identification est envoyé sur le téléphone. Il y a encore peu de médecins disponibles au rendez-vous en ligne… mais cela devrait augmenter au fur et à mesure des abonnements. Un accompagnement gratuit est prévu pour la mise en route du service. Les données sont stockées sur plusieurs serveurs sécurisés, assure M.Alborzi

    Demande de renseignements sur https://www.monmedecin.fr
    MBT 92 Bd Victor Hugo, 92110 Clichy,
    La téléconsultation est une option (sans supplément de prix) en train de se mettre en place. Il n'y aura pas de paiement intégré.

  • Un décret prolonge la dérogation pour la téléconsultation par téléphone

     Un décret paru au Journal Officiel du 12 mars prolonge la dérogation accordée pendant la pandémie aux téléconsultations par téléphone.

    « Cette dérogation s’applique aux patients n’ayant pas accès à une connexion internet à haut débit ou très haut débit et dans la limite d’une téléconsultation par professionnel par mois pour un même patient.
    Elle s’applique également et dans la même limite aux patients disposant d’un tel accès mais ne disposant pas d’un terminal permettant une vidéotransmission dans l’une des situations suivantes:
    – patient présentant les symptômes de l’infection ou étant reconnu atteint de la covid-19;
    – patient âgé de plus de 70 ans ;
    – patient reconnu atteint d’une affection grave mentionnée au 3o de l'article L. 160-14 du code de la sécurité sociale ;
    – patiente enceinte.»
    Le même décret précise également que la consultation dite de prévention de la contamination au SARS-Covid19 au tarif de 1,74C peut être faite en présentiel ou à distance. Elle n’est remboursée que pour les assurés présentant des risques de développer une forme grave de la maladie.
    Voir le décret

  • Doctolib lance Doctolib Médecin, son logiciel de gestion de cabinet

    Avec Doctolib Médecin, logiciel de gestion de cabinet (LGC), préparé pendant deux ans par une équipe de 250 personnes et 2000 médecins, généralistes et spécialistes, Doctolib propose une offre complète incluant la prise de RDV en ligne et la téléconsultation. Trop complète ?

    Stanislas Niox-Chateau, le Président co-fondateur, en est convaincu (mais sans doute ne connait-il pas les logiciels du marché les plus aboutis) : « les médecins utilisent des outils qui ont 20 ans de retard ».
    Alors, Doctolib est arrivé et a mis le paquet depuis mars 2019. 250 personnes affectées au projet logiciel métier, 300 ateliers de co-construction auxquels ont participé 2000 médecins. On suppose que le budget de développement, non communiqué, doit être à la hauteur des ambitions ! La rentabilité n’est pas recherchée à court terme.

    Une interface intuitive et aérée

    Le résultat est visible en ligne depuis le 3 mars au matin. En partant d’une page vierge et en utilisant toute la technologie actuelle, on bâtit effectivement un logiciel en ligne au look assez différent avec une interface intuitive et claire qui fournit un accès rapide aux informations importantes, d’après ce que nous avons pu en voir.
    On retrouve les fonctions habituelles d’un LGC, dossier administratif et dossier patient, dans une présentation tout à l’écran moderne et aérée. Une seule barre de fonction, peu de boutons, un partage de l’écran en quatre colonnes. Le logiciel "nouvelle génération" se veut simple d'utilisation tout en étant structuré par une codification à la volée.

    Sont présentées comme des points forts :
    - Le pré-accueil en ligne rempli par le patient dans la salle d’attente ou lorsqu’on prend son RDV sur Doctolib Patient (la plate-forme de RDV) avec les renseignements administratifs et des documents qu’il veut partager, comme des résultats d’analyse ou un compte-rendu d’hospitalisation.
    - Le partage de documents avec le patient comme l’envoi de l’ordonnance dans l’espace sécurisé du patient (à ouvrir sur Doctolib Patient)
    - La gestion intelligente des documents qui sont intégrés directement dans les dossiers grâce à un algorithme de reconnaissance de caractère (nom du patient, date, nature du document). Les documents peuvent être photographiés/scannés à partir d’un smartphone avec l’app mobile Doctolib Pro
    - Doctolib lecteur, un petit lecteur de cartes CPS et Vitale mobile (plusieurs jours d’autonomie) pour les visites. En connexion Bluetooth ou USB, il utilise l’app Doctolib Pro avec synchronisation sur le poste de travail.
    - Et bien évidemment l’intégration parfaite avec les prises de RDV de Doctolib Patient et la téléconsultation de Doctolib Téléconsultation
    Tel que, Doctolib Médecin est fonctionnel et il est en béta test avec des données depuis décembre. 200 médecins l'utilisent déjà.
    L’agrément du module de télétransmission (Addendum 8 SESAM Vitale) a été obtenu en septembre et la vérification des droits avec ADRi est active.
    L’aide à la prescription avec Vidal Expert est certifiée, selon Doctoib.
    Les messageries sécurisées Apicrypt et MSSanté sont intégrées. Il manque la compatibilité DMP et l’intégration des téléservices. C’est prévu dans les prochaines semaines, nous dit-on.
    Stanislas Niox-Chateau est bien conscient qu’il reste « des milliers de choses à faire dans les mois à venir » en particulier pour les spécialistes.
    Attaqué ces jours derniers pour le choix de son hébergeur AWS, autrement dit l'américain Amazon Web Services, Doctolib a répondu qu’AWS a été certifié HDS (hébergeur de données de santé) en France avec ses serveurs en France. Toutes les données sont chiffrées avec des clés de chiffrement hébergées en France. « Nous ne sommes propriétaires d’aucune donnée et nous n’en vendons aucune anonymisée à l’industrie contrairement à d’autres logiciels. Les données sont encryptées de bout en bout et seuls les professionnels de santé peuvent y accéder ».

    Doctolib Médecin devrait être d’abord installé chez les 2.000 médecins qui ont participé au projet. Il sera proposé aux médecins libéraux abonnés de Doctolib Patient qui sont 50.000, selon Stanislas Niox-Chateau. De quoi provoquer quelques réactions chez la concurrence...

    Prix : 135 € TTC/mois/médecin ( abonnement Vidal offert la première année avec engagement d'un an) sans coût d’installation ni de maintenance ou 149 euros/mois sans engagement + 129€/mois/médecin pour Doctolib Patient. Doctolib Téléconsultation 79€/mois/médecin. Doctolib Lecteur 29€/mois.

    quelques informations complémentaires sur la fiche de Buzz Medecin

  • Des start-up françaises plus solides, un Conseil national du numérique plus ouvert aux sciences sociales

    Les annonces du classement de référence des start-up françaises le 8 février suivies de la nouvelle composition du Conseil du numérique (CNNum) le 11, sont le signes d’une certaine maturité du numérique dont il convient maintenant d’interroger les finalités.

    Le secteur Biotech-Santé est encore bien représenté dans la French Tech 120 avec 23% du total, soit 25 entreprises qui pour faire partie de ce classement sont en situation d’hyper croissance (+ 25%) ou ont fait des levées de fonds supérieures à 20 millions d’euros. C’est le cas de Withings, le spécialiste des objets connectés santé qui a levé 53 millions d’euros ou de Medadom, avec ses solutions de téléconsultation pour les pharmacies et les EHPAD qui en a levé 43. Ils sont entrés cette année dans la French Tech 120 . On y trouve aussi Qare (téléconsultation), Dreem (suivi du sommeil).
    Le Next 40 désigne quant à lui l’élite des jeunes pousses, devenues des licornes (évaluée 1 milliard d’euros) où ayant levé plus de 100 millions d’euros. Doctolib et Bioserenity, solution de de diagnostic et de monitoring patient via des dispositifs et Alan (Assurance santé) s’y retrouvent comme l’an dernier. Le gouvernement veut y voir le signe d’un noyau dur de sociétés commençant à faire preuve d’une certaine solidité.

    Ce n'est donc pas étonnant si le nouveau CNNum dont la composition a été annoncée le 11 février, ne compte plus d’industriels mais un panel d’universitaires sous la houlette de Gilles Babinet, son président. « Le numérique est un fait de société, plus un sujet technique". Le numérique est partout et a pénétré les politiques du gouvernement. « Il faut maintenant penser la transformation en termes anthropologiques ; le numérique bouleverse nos sociétés, bouscule nos modes de travail et nos démocraties"
    D’où l’arrivée d’universitaires spécialistes des sciences sociales. La santé sera représentée plus particulièrement par Serge Tisseron, psychiatre et docteur en psychologie qui a beaucoup travaillé sur les relations homme-robot et sur les effets des écrans sur les enfants et leur relation avec les adolescents.

    On peut enfin entrer dans le concret avec les lauréats du premier appel à projet du programme "Structures 3.0" dévoilés par l'Agence du numérique en santé (ANS) et la délégation au numérique en santé (DNS) le 18 février. Présentées comme de "véritables accélérateurs de la e-santé en France", ces Structures 3.0 doivent permettre d’expérimenter et d’évaluer en conditions réelles de nouveaux usages du numérique en santé et d'en partager les apprentissages. Les 10 lauréats se sont distingués par la qualité de leur dossier, mettant en valeur à la fois la dimension innovante de la solution numérique expérimentée, l’impact dans la qualité et l’organisation des soins pour les usagers et les professionnels et l’engagement des porteurs du projet. Plusieurs projets concernent le handicap et les soins à domicile.

    voir la liste complète

     

  • 28 Fév 2021
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  • Cyberattaques en série dans les hôpitaux : le monde de la santé doit renforcer sa vigilance

     Après une série de cyberattaques dans plusieurs hôpitaux, Emmanuel Macron a annoncé le 18 février que 350 millions d’euros provenant des 2 milliards du Ségur de la Santé allaient être affectés au renforcement de la sécurité des Systèmes d’information hospitaliers surtout ceux qui sont impliqués dans les échanges de données du parcours de soins. Même si les cabinets médicaux ne sont pas les principales cibles des pirates,ils doivent eux aussi appliquer quelques principes de sécurité.

    Après le CH d’Albertville-Moûtiers en janvier, le CH de Dax et l’hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône ont été l’objet de cyberattaques graves début février. A chaque fois, les données ont été cryptées par un rançongiciel (« Ryuk » à Dax et à Villefranche), obligeant les responsables informatiques à déconnecter la plupart voire la quasi-totalité des services hospitaliers. Avec examens et opérations déprogrammés et retour du papier et du stylo. Et un délai de plusieurs semaines avant de revenir à la normale.
    C’est comme si la menace, brandie par les spécialistes de la sécurité depuis des années sans réel effet sur le personnel hospitalier, grandissait soudain.
    L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) dont les experts sont appelés en renfort à chaque sinistre, l’a révélé lors de son bilan : les établissements de santé représentent 11% des entreprises victimes de cyberattaques en 2020.
    Outre le blocage des SI, le piratage peut également comporter le vol des données médicales qui seront revendues sur le dark web (la face sombre et cachée d’internet). L’ACSS, cellule d’accompagnement des structures de santé, a alerté sur le fait que 50.000 comptes utilisateurs d’établissement de santé français, vraisemblablement des personnels hospitaliers, était en vente sur un forum cybercriminel depuis le 4 février, avec identifiant et mot de passe !
    D’où une prise de conscience au plus haut niveau de l’Etat, puisque le président de la République lui-même a annoncé un plan de 350 millions d’euros pour renforcer la sécurité des SI hospitaliers.
    Vont être également créés des centres régionaux de réponse d’urgence aux incidents cyber (CSIRT), développés par l’ANSSI en partenariat avec les régions.
    Dans les deux derniers hôpitaux, la façon dont le virus s’est introduit dans le SI hospitalier n’était pas encore connue. Force est de constater que l’hôpital reste un lieu assez ouvert avec beaucoup de passages de personnel et qu’il est relativement facile de s’y introduire. La priorité, ce sont les soins.
    Par ailleurs, beaucoup de postes informatiques sont peu surveillés et surtout les mails de Phishing (hameçonnage) se sont multipliés ces derniers mois avec des messages Covid à en tête d’organisations de santé comme l’OMS. Il suffit parfois de cliquer sur un mail frauduleux pour faire rentrer le virus dans le réseau.
    Il faut aussi penser à s’en prémunir dans les cabinets et structures de soins libérales qui seront peut-être les prochaines cibles. Voir les conseils de Buzz Medecin

  • Le numérique au service de la vaccination contre la Covid

    Près de deux semaines après l’ouverture de la vaccination contre la Covid pour les plus de 75 ans, les pompiers et les soignants de plus de 50 ans, la campagne a pris un rythme dépendant étroitement des livraisons de doses, que l’on voudrait plus abondantes. Les services numériques sont quant à eux bien déployés : téléservice Vaccin Covid de la CNAM, plates-formes de prises de rendez-vous en ligne, système d’intelligence artificielle pour évaluer les effets secondaires en temps réel.

    Dès le 4 janvier, la CNAM tenait conférence de presse virtuelle pour présenter son nouveau téléservice VaccinCovid qui allait permettre de suivre la vaccination en temps réel et au médecin de toucher 30,50 euros pour la consultation avec vaccin et à l’infirmière, 4,50 de plus sur une injection.
    Une préconsultation était prévue mais peu après, Olivier Veran expliquait que c’était trop long que cela ralentissait les vaccinations et qu’on ferait préconsultation et vaccination en même temps. On avait commencé par les soignants et les pensionnaires des EHPAD avec un taux de croissance très faible…et puis branle bas de combat.

    62% des RV de vaccination pris en ligne et même 80% les trois premiers jours

     Les plus de 75 ans furent invités à se faire vacciner ce qui supposait la mise en place de nouveaux centres de vaccination dans les MSP, les CH, les bâtiments municipaux, etc. Mobilisation générale dans les régions pour ouvrir dès le 18 janvier près de 900 centres (Ils sont 1300 actuellement sur tout le territoire).
    Le site gouvernemental sante.fr a été ouvert dès le 14 janvier. Les trois plates-formes sélectionnées, Doctolib, Keldoc et Maiia ont équipé dans l’urgence les centres de vaccination. Mais l’affluence a été telle que sante.fr était inaccessible très peu de temps après son ouverture. Les sites de rendez-vous étaient au taquet, car ils sont habitués à gérer un grand nombre de rendez-vous mais ils ont dû faire face au problème d’acheminement des doses. De nombreux rendez-vous ont dû être reportés ce qui a conduit à afficher complet pour nombre de centres et c’est toujours le cas aujourd’hui.

    Maiia

    Doctolib

    Selon Stanislas Niox-Château, cofondateur de Doctolib qui a tenu le 27 janvier un point presse, il y a plusieurs milliers de rendez-vous ouverts chaque jour mais ils sont pris d’assaut dans le ¼ d’heure. Et il n’y a aucun rendez-vous au-delà de quatre semaines. Doctolib qui a équipé 1100 centres de vaccination a enregistré 2,11 millions de rendez-vous (dont 1,19 millions les 14 et 15 janvier) depuis le 14 janvier. Les statistiques de vaccination sont disponibles sur le site avec mention des nouveaux créneaux disponibles.
    Keldoc qui a équipé 115 centres notamment dans les DOM-TOM a pris 207 000 rendez-vous. On n'avait pas encore les chiffres de Maiia qui a equipé une centaine de centres.
    Mais pour les trois plates-formes, il y a eu des développements spécifiques pour prendre simultanément le RV pour la 2ème injection et ajouter les nouveaux vaccins. Le patient reçoit un SMS ou un mail de confirmation mais aussi un e-mail pour la pharmacovigilance (partenariat avec les ARS). Et il faut compter avec l’envoi d’équipes sur place pour déployer la solution et former le personnel des centres. Le ministère de la Santé a pris en charge le montant des abonnements (129 euros/mois et par praticien pour Doctolib). Pour Doctolib, ce ne sera pas forcément rentable mais cela montre qu’on a en France des solutions qui marchent !

    Surveillance des effets secondaires en temps réel

    En tout cas, la France devrait bien surveiller les effets secondaires des différents vaccins. Le téléservice VaccinCovid fait le lien avec le portail des effets indésirables
    Et dès décembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé avait choisi le système d’intelligence artificielle de la start-up Synapse Medicine pour la surveillance de la vaccination contre le Covid 19. La technologie Medication Shield (bouclier de médicament) a été développé après l’affaire du changement de formule du Levothyrox qui avait suscité 31 000 déclarations d’effets indésirables en 2017-2018. Utilisée en pharmacovigilance, elle a été adoptée spécifiquement pour la surveillance en temps réel de la vaccination . Elle doit faciliter la gestion des déclarations d’effets indésirables en les qualifiant et en priorisant les plus urgentes. Le système intervient après le signalement sur le portail de l’ANSM et avant le traitement par le CRPV (Centre régional de pharmacovigilance).  L’ANSM fait des points très régulièrement sur son site

    RAPPEL : Total vaccinés au 18/01 à 13 h,479 873; au 25/01 à 13h, 1 092 958;  au 26/01 à 13h,  1 130 753 (chiffres de Santé Publique France diffusés par l’application Tous Anti Covid)

    DERNIERE MINUTE le ministère de la Santé vient d'annoncer qu'il y aurait 2,4 millions de vaccinations en février : 1,4 seront une deuxième injection, 1 million des premières injections. 600 000 pour des rendez-vous déjà pris.
    Restent 400 000 nouveaux rendez-vous à prendre entre le 15 et le 28 février qui seront disponibles en fin de semaine prochaine...

  • Espace Numérique de Santé : la promesse du bouquet de services pour les PS libéraux

     L’Agence du Numérique en Santé vient de mettre en ligne « la nouvelle version de la doctrine technique du numérique en santé ». Ce volumineux document de 187 pages, plutôt destiné aux industriels, éditeurs et professionnels de l’informatique des structures de santé, dresse, chemin faisant, un bilan de l’année écoulée et donne quelques éléments pour commencer à percevoir ce qu’il y aura dans le fameux bouquet de services pro de l’Espace numérique de Santé.

    La feuille de route du numérique en santé tient plutôt du millefeuille si l’on considère tous les chantiers en cours, ouverts pour certains il y a quelques années mais qui ont connu en 2020 une accélération bénéfique. Tout le monde va dans le même sens. C’est un engagement collectif avec une vision commune et un socle commun (le fameux outil Convergence). Aux industriels de développer les services à valeur ajoutée. Ils sont 400 à avoir signé la Charte « engagés pour la e-santé ».

    Buzz Médecin a parcouru à grand pas le nouveau document, pour débusquer ce qui va concerner plus directement les professionnels de santé libéraux, en effeuillant notamment le bouquet de services promis aux professionnels de santé libéraux. Puisque nous avions déjà fait récemment un point sur le DMP et un autre sur la e-prescription.
    L’Espace Numérique de Santé a déjà l’opérateur de sa plate-forme. Après appel d’offres, la CNAM a passé le marché (130 millions d’euros HT) à ATOS et à un cabinet de conseil en informatique Octo Technology : réalisation, exploitation et maintenance pour une durée de 3 ans. Au 1er janvier 2022, chaque Français pourra ouvrir son Espace numérique de santé. Et en juillet 2021 1,3 millions de Français devraient le tester.

    C’est dans leur ENS que les professionnels de santé, trouveront un « bouquet de services » regroupant accès DMP, téléservices d’AmeliPro, catalogue de services labellisés (store), sélection de sites santé utiles, services régionaux, et bien sûr la messagerie sécurisée MSSanté. Les services des industriels du logiciel et de la télésanté (téléconsultation) y seront également référencés. Pour être référencé dans l’ENS, les outils de télésanté devront suivre le référentiel socle de télémédecine (intégré depuis fin 2020 dans l’outil Convergence).
    MSSanté qui a enfin décollé, rassemble 200 opérateurs de messagerie (dont Apicem avec Apicrypt V2) et voit passer 3 millions de messages par mois dans son espace de confiance. En septembre 2020, la moitié des établissements étaient raccordés, ainsi que la moitié des laboratoires de biologie (224) et près de 240 000 PS. Également ouverte aux professionnels du médico-social, elle sera étendue à terme aux patients.

    doctrine--technique-du-numerique-en-sante_version-2020_finale

  • La nouvelle version Hellodoc SQL arrive en 2021 dans le poste de travail ou en ligne

     En exclusivité pour Buzz médecin, Harry Malka, directeur général d’Hellodoc, dévoile la nouvelle version d’Hellodoc en cours de diffusion et les nouveaux produits Compugroup Medical (CGM) qui l’accompagnent.

    Les utilisateurs d’Hellodoc qui ont eu la patience d’attendre la refonte de leur logiciel sont enfin récompensés.
    2021 sera l’année du renouveau chez Imagine Editions, toujours installée à Soulac où travaillent 80 personnes.
    Ce n’est pas seulement l’introduction de la base SQL qui arrive mais aussi une refonte ergonomique du logiciel leader.
    « Selon nos enquêtes, ce que veulent les clients c’est un logiciel stable, robuste et performant y compris pour une structure de plusieurs PS, avec une interface agréable et simple d’utilisation , accessible en tous lieux d’exercice, explique Harry Malka, ils veulent en outre un logiciel à jour des exigences conventionnelles et réglementaires pour toucher le forfait structure, une sécurisation des honoraires pour le tiers-payant intégral ainsi que la téléconsultation et la prise de RV en ligne associée une offre de télésecrétariat médical. »
    Pour cocher toutes ces cases, Hellodoc devait non seulement faire peau neuve mais attendre que les technologies évoluent pour profiter de l’intégration de nouveaux services comme Clickdoc Pro et CGM eVitale, le module de télétransmission en ligne développé par Hellodoc qui vient de s’enrichir du tiers payant en 3 clics.
    C’est chose faite. « Le défi était de proposer un logiciel moderne avec un design actuel sans dérouter notre grand nombre d’utilisateurs fidèles. »
    Cela passe aussi par le remplacement des petites icônes colorées en relief par des images plates monochrome, en flat design, style minimaliste popularisé par les interfaces des smartphones. Comme le montrent les écrans ci-dessous du nouvel et de l'ancien Hellodoc.

     

     

     

     

    Aujourd’hui, un logiciel doit être utilisable autant téléchargé dans le poste de travail que disponible en ligne sur un serveur sécurisé ; il doit être accessible aussi bien sur un ordinateur de bureau avec un clavier que sur une tablette tactile (augmentée ou non d’un clavier) ou un smartphone.

    Une interface plus aérée, une architecture SQL plus rapide

    La nouvelle interface est plus aérée avec une police de caractère un peu plus grosse et un liseré orange qui permet de savoir où l’on se trouve mais la barre de menu et les repères sont inchangées pour ne pas dérouter les utilisateurs actuels. Les nouvelles icônes arriveront dans un deuxième temps.
    L’utilisation d’un bouton + que l’on peut déplacer, permet de remplacer une barre contextuelle. etc. Voir la fiche de Buzz Médecin pour plus d’info.
    La nouvelle architecture SQL va permettre d’éviter les lenteurs pour les médecins qui ont un grand nombre de patients et pour les réseaux .
    Toutefois il s’agit d’une migration de la base de données qui exige soit de travailler en client-serveur (serveur de base de données) ce qui implique des frais d’installation pour la base SQL. Soit avec la version d’Hellodoc en ligne sur les serveurs de CGM ou d’OVH Santé (plusieurs centres HDS tous en France). Plusieurs centaines de clients utilisent déjà cette nouvelle version en ligne avec satisfaction, souligne Harry Malka.

    Tiers payant intégral en trois clics

    En s’appuyant sur CGMeVitale, solution de télétransmission en ligne qui est incluse dans la nouvelle version, les équipes d’Hellodoc ont développé un service supplémentaire pour sécuriser les honoraires du tiers payant intégral : bouton à partir d’Hellodoc pour contracter auprès de l’interAMC, lecture de la carte Vitale, sélection de l’AMC (le QR code de l’attestation papier du patient passe devant la caméra de l’ordinateur ou de la tablette).
    Les téléservices ADRi (AMO pour le 100%) et iDB (interrogation des droits du bénéficiaire pour les mutuelles) sont interrogés et un signal vert, orange ou rouge s’affiche pour déclencher ou non la télétransmission en tiers payant sans risque. Le reste à charge est calculé pour encaissement et un numéro de facture opposable est enregistré en fin d’opération. « Nous évitons 80% des motifs de rejets ». S’ajoute à cela une aide à la gestion des factures par la recherche multicritère avec un tableau de bord de suivi des paiements ; le rapprochement bancaire est inclus. Ce nouveau service de tiers payant intégral sera proposé à 39 €/mois

    Une nouvelle offre matérielle

    Compte tenu de l’évolution des pratiques, CGM propose également une configuration matérielle adaptée : une tablette PC Surface de Microsoft avec clavier amovible et un étui-socle renforcé, CGM SmartCover, intégrant un double lecteur de cartes et une caméra pour lire les QR code (55 €/mois)

  • Fin 2021, tous les lecteurs santé seront en PC/SC

     A la fin de l’année 2021, tous les lecteurs de carte Vitale et CPS devront être compatibles avec le standard PC/SC plus rapide et en phase avec les évolutions incessantes des systèmes d’exploitation (OS) et des navigateurs ( tels que Chrome, Firefox, Safari, etc.). La société Sensyl s'est positionnée sur la nouvelle norme.

    C’est la fin du GALSS. Le Gestionnaire d’Accès aux Lecteurs Santé Social développé par le GIE SESAM-Vitale pour mieux contrôler le matériel destiné à sécuriser la télétransmission des feuilles de soins électroniques (FSE) par introduction simultanée des cartes CPS et Vitale, a fait son temps ainsi que l'obligation d’homologation délivrée par le dit GIE. Les versions ont évolué, la prise USB, par exemple, a remplacé le port série.
    Mais la spécificité du GALSS imposait toujours une installation avec un driver. C’est finalement le standard du marché qui l’a emporté.
    Le protocole PC/SC (personal computer/smart card) régit depuis longtemps la lecture des cartes par un PC sous Windows. En 2014, le GIE SESAM-Vitale l'avait autorisé et depuis juin 2019, l’a imposé comme nouvelle norme des lecteurs santé.
    En mettant l’accent sur leurs avantages : compatibilité assuré avec les évolutions des systèmes d’exploitation (OS) et des navigateurs Internet, gain de rapidité, diminution du nombre de composants à gérer sur le poste de travail (pas de driver à installer) et renforcement de la sécurisation des factures.
    Tous les lecteurs homologués de Kapelse ( ES-KAP-AD , KAP&LINK etc.) et d’Olaquin (ex-Ingenico) comme le VitalAct 3S, le Baladeur, l’iCT 250, etc. sont ainsi devenus compatibles avec le mode PC/SC (13 produits au total). Pas d’inquiétude donc, les anciens lecteurs SESAM Vitale ne sont pas tous à ranger au rayon des antiquités. Mais une autre catégorie de lecteurs santé est apparue.

    Les PC/SC natifs

    Vous ne les trouverez pas sur le site du GIE SESAM-Vitale puisqu’ils n’ont pas besoin de passer l’homologation, ce sont les lecteurs santé PC/SC natifs qui présentent l’avantage d’un moindre coût. Olaquin en a d’ailleurs un dans son catalogue, le Liteo.
    Mais une société, Sensyl, s’est lancée sur ce créneau depuis 2017. Le design, le moulage des coques, l’assemblage des composants, tout est conçu et fabriqué dans l’atelier de production installé à Venasque dans ses locaux. Son directeur général , Christophe Ferrando avait d’ailleurs commencé par lancer un lecteur sans fil, le DSC-BT, homologué celui-là, utilisable notamment avec les smartphones et les iPads d’Apple (qui n’ont pas de prise USB). Il figure au catalogue de Sensyl. Il doit être intégré dans une solution logicielle. On le trouve notamment dans les produits pour auxiliaires de la société Ubinect (filiale de Sephira).
       Depuis, les PC/SC ont été adaptés aux différents usages des professionnels de santé. De monofente (il en fallait deux) les lecteurs PC/SC se sont faits bifente pour accueillir les deux cartes. La gamme s’étend de l’ultraléger mobile comme le DSC-LT avec son câble court pour ordinateur portable aux modèles de bureau comme le DCS-FX ou le le SSC-HV monofente et lesté ce qui permet d’introduire la carte vitale sans toucher au lecteur, une caractéristique appréciable par temps d’épidémie.
    Sensyl compte 4 personnes et connait une belle croissance. Pour Christophe Ferrando, la dématérialisation des CPS et des cartes Vitale, quand elle sera opérationnelle, ne signifie pas pour autant la fin des lecteurs. Il y a encore beaucoup de patients qui ne sont pas équipés de smartphone et encore un marché annuel estimé à 80 000 lecteurs santé.. 

    De 35 à 90 euros HT sur www.sensyl.fr

  • La MIMS, une maison de l’innovation soutenue par la CSMF et ses partenaires pour préparer le cabinet de 2030

     Lancée le 10 décembre lors d’une conférence Zoom, la Maison de l’innovation de la médecine spécialisée (MIMS) entend préparer le métier de demain des médecins dans un système de santé en pleine mutation. Soutenue par la CSMF et des partenaires , elle fera partie intégrante de la Maison de la médecine libérale, après restauration du siège de la confédération de la rue de Tocqueville.

    L’initiateur qui en est aussi le président, c'est Olivier Colin, entrepreneur et observateur du monde de la santé, inspiré par l’écosystème de l’hôpital de Houston au Texas.
    Son projet a rencontré l’intérêt de la CSMF persuadée que les médecins doivent reprendre la main sur l’innovation pour préparer la médecine de demain.
    Sous forme associative, la MIMS sera d’abord un lieu de rencontres.
    « Nous médecins, nous manquons de liens avec les start-uppeurs et avons besoin d’un lieu de rencontre comme la MIMS" , souligne le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF lors de la conférence Zoom (30 participants).
    Luc Duquesnel, le président des médecins généralistes, constate lui aussi que le système de santé est en plein mutation avec les parcours de soins, l’exercice coordonné etc. mais que peu de généralistes s’engagent. Comment lever les freins pour assurer les soins primaires avec les autres professionnels de santé ? Peut-être en s'inspirant des expériences étrangères pour faire le lien entre le premier et le second recours.
    Franck Devulder, président des médecins spécialistes renchérit : « Nous sommes à un tournant avec l’arrivée d’une médecine plus entrepreneuriale » . Alors que les médecins sont les principaux acteurs de l’offre de soins, la CSMF défend la coordination entre tous. Et de citer l’exemple du DMP qui n’avance que difficilement. Il faut trouver des financements nouveaux . Sans toujours compter sur les pouvoirs publics.

    Des partenaires à 50.000 euros

    Association, la MIMS accueille des partenaires qui s’engagent sur trois ans à hauteur de 50.000 euros.
    Ag2R La Mondiale, Doctolib, Medaviz, Withings sont les premiers à avoir répondu positivement. Parce qu'ils rêvent tous de médecins équipés d’outils modernes.
    La MIMS poursuit quatre objectif, détaille Olivier Colin :
    Favoriser l’innovation médicale en vue de simplifier le parcours de soins,
    Organiser la mise en réseau des différents acteurs,
    Développer le transfert de technologie et l’innovation organisationnelle du monde de la santé,
    Labelliser les projets innovants en s’appuyant sur ses comités stratégique et scientifique
    En 2021 l’accent sera mis sur la création du cabinet 2030 (qui servira de vitrine), l’innovation à la demande, l’organisation d’un forum annuel de l’innovation santé ( selon le concept du matchmaking, la mise en relation par affinité), la mise en place du label (non payant) pour les projets et l’ouverture à l’international.
    « Nous sommes déjà sollicités par des porteurs de projets (dont un au Burkina Faso), assure M. Colin, la MIMS n’est pas une société commerciale nous voulons être un agitateur d’idées. » Une initiative à suivre donc avec intérêt.