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  • La téléconsultation s’installe dans la durée

     Après l’explosion liée au confinement, la téléconsultation semble prendre une allure de croisière, selon un bilan de l’assurance maladie. Tandis que les plates-formes notent des accélérations au rythme de la reprise de l’épidémie de Covid.

    « Une pratique qui s’installe dans la durée ». C’est l’Assurance maladie qui le dit dans son bilan de deux ans de téléconsultation remboursées. Elle a d’ailleurs décidé de prolonger jusqu’à la fin 2020 sa prise en charge à 100%.
    60 000 médecins y ont eu recours, essentiellement des libéraux (96%) et des généralistes dans 80% des cas.
    Un patient sur 5 avait moins de 30 ans et 1 sur 5 plus de 70 ans et la majorité connaissait le médecin (à 80%).


    Après cette flambée (4,5 millions d’actes remboursés en avril 2020, soit une consultation sur 4), le nombre de téléconsultations remboursées est retombé à 650 000 en août ( 3%). Les opérateurs de plates-formes de TC comme Doctolib (32 500 médecins )ou Maiia (20 000 médecins) notent que ce chiffre reste dix fois supérieur à celui de janvier 2020 et observent une remontée en septembre avec la reprise de l’épidémie et la multiplication des cas contacts. Pas encore de deuxième vague mais des vaguelettes qui font monter l’utilisation de la vidéo à distance à 5% des consultations.
    Dans son UG Zapping du 2 septembre, le Dr Claude Bronner (FMF) la recommande pour éviter la propagation de l’épidémie de grippe.
    Pour l’Assurance maladie « la télésanté a démontré son utilité lors de cette crise sanitaire et s’est rendue indispensable ». Un avis partagé par les plates-formes.

    Objectif 15%

    Les médecins et les patients ont pu constater à cette occasion les avantages intrinsèques de la téléconsultation : suivi plus fréquent des patients, accès aux soins rapide et simple, confort de travail pour les professionnels rémunérés pour l’ensemble de leurs tâches…
    Pour Stanislas Niox-Château, cofondateur de Doctolib, « cette pratique va s’installer dans les usages durablement. Mais la consultation vidéo ne doit pas remplacer la consultation en présentiel (sic !) : elle représentera probablement entre 15 et 20% de l’activité des praticiens ». Il se réfère à ce qui se passe dans les pays nordiques ou en Asie.
    15%, c’est aussi l’objectif à 10-18 mois de son concurrent Maiia. Un objectif souhaitable pour rentabiliser les investissements.
    En attendant, les acteurs, très (trop ?) nombreux, consolident leurs partenariats et lèvent de nouveaux fonds.
    Ainsi Medaviz, solution territoriale de télémédecine, a levé début septembre 6 millions d’euros pour accélérer son développement.
    Maiia, filiale de Cegedim et partenaire de Pharmagest pour la téléconsultation, a signé avec 37 groupements et a déjà équipé 1700 pharmacies où l’on pourra avoir accès à un médecin. Sa solution est également interfacée avec les tablettes Simply Vitale des infirmières (RM Ingénierie, groupe Cegedim) car la téléconsultation favorise la coordination des soins.
    Certains acteurs misent quant à eux principalement sur la téléconsultation non remboursée via des accords avec les mutuelles, les assurances, les entreprises pour leur salariés à l’étranger etc.

    De son côté, l’Assurance maladie entend faire perdurer la dynamique et favoriser le déploiement de la téléconsultation et de la téléexpertise qui "doit devenir accessible à l’ensemble de la population" (prolongement de l’avenant 7).
    Les négociations qui ont débuté le 17 septembre avec Thomas Fantome, le nouveau directeur général de l’UNCAM, devraient aller dans ce sens, portées par la stratégie « Ma santé 2022 ».

  • Plus d’un tiers des généralistes prêts à continuer la téléconsultation après la pandémie

    Le boom de la téléconsultation observé au plus fort de la pandémie de Covid19 n’était -il qu’un feu de paille ou a -t-il installé une tendance de fond ? Plusieurs enquêtes et les derniers chiffres énoncés par l’Assurance maladie lors d'un débat au e-congrès CMGF le 3 juillet, laissent penser que la TC est bien entrée dans les pratiques médicales du moins chez un tiers des médecins.

    C’était, mais on ne le savait pas encore, la dernière prestation de Nicolas Revel en tant que directeur de l’Assurance maladie le 3 juillet au matin*(il est aujourd'hui directeur de cabinet du nouveau premier ministre Jean Castex). Plutôt satisfait d’avoir préparé le terrain à l’explosion des actes de TC passés de 10 000 /semaine en février 2020 jusqu’à 1 million pendant le confinement. « Fin juin nous en remboursons 500 000/semaine ». Le nombre de médecins utilisateurs est monté de 3 000 à 50 000, libéraux à 95%. En cette période de baisse d’activité, les TC ont représenté 20% des actes facturés.
    L’autre motif de satisfaction de l’Assurance maladie, c’est d’observer que ces médecins, généralistes à 80% (soit 40 000) ont soigné à 80% des patients qu’ils connaissaient. « C’est la cible que nous voulions atteindre » même si l’obligation des 12 mois apparait sans doute trop restrictive.

    1/3 des médecins continueront à faire des téléconsultations

    Cette découverte de la téléconsultation par les médecins sera-t-elle durable ?
    Un sondage réalisé le 21 avril auprès de 1000 praticiens utilisateurs de la consultation vidéo de Doctolib montre que 57% des médecins voient l’intérêt d’être rémunérés pour des tâches de post consultation ou de conseils au téléphone ou des échanges de mail, 45% y ont trouvé un moyen d’améliorer leur confort de travail en exerçant de chez eux à certaines heures et 36% d’améliorer la prévention et le suivi .

    Pourtant, l’enquête en ligne réalisée la semaine du 10 Juin par l’hebdomadaire Le Généraliste dévoile que ce n’est pas la panacée, comme le souligne le directeur de la rédaction du journal, Christophe Gattuso.
    95% des 700 répondants ont pratiqué la TC (jusqu’à 5 fois par jour) et dans leur ensemble, ils donnent 6,3/10 à la TC. Le satisfecit n’est pas complet. Les deux tiers ont constaté des erreurs ou un retard de diagnostic (6% souvent, 28,5% parfois et 37% de façon exceptionnelle). Après la période de pandémie, seul 34,4% se disent prêts à continuer 53,3% n’en referont pas.

    Une pratique à encadrer

    Côté Assurance maladie, dans le souci de ne pas briser ce bel élan, la prise en charge à 100% a été prolongée jusqu’à la fin de l’année, voire plus, en espérant que l’intégration du tiers payant dans les logiciels ne fasse bientôt plus l’exception.
    Le Dr Paul Frappé, président du Collège de médecins générale, pense que ses confrères ont apprécié le maintien du lien en période de pandémie, la réduction des coûts de déplacement, l’immédiateté des réponses apportées. Dans certains cas, la téléconsultation permet en outre au patient d'exprimer plus facilement des problèmes délicats , psychologiques ou sexuels en particulier.
    Mais il reste encore à apprivoiser ce nouveau lien très différent, à réfléchir à une nouvelle organisation du cabinet, à appréhender une nouvelle sémiologie clinique en l’absence de palpation. (Quelle confiance accorder aux mesures des appareils connectés ?).
    Il faudra identifier plus finement les situations où la TC est à déconseiller et anticiper les échecs. Enfin, la multiplicité des plates-formes ne simplifie pas le choix des médecins ni celui des patients, qui peuvent être obligés de s’adapter à une interface par médecin ! « Il ne faut pas recommencer les mêmes erreurs qu’avec les logiciels et mettre en place un minimum de points de repère fixes et d’interopérabilité. » Sans compter le risque de dérégulation avec les plates-formes qui « salarient » des médecins. Les téléconsultations hors parcours de soins doivent rester l'exception.

    Trois quarts des patients veulent continuer à téléconsulter

    Et les patients qu'en disent-ils ?
    Un sondage CSA en ligne mené pour la plage-forme Maiia auprès de 800 Français de plus de 18 ans du 11 au 15 mai révèle que 367 ont eu recours à une TC au cours des 12 derniers mois.
    73,6% de ces utilisateurs ont bien l’intention de continuer : la TC leur fait gagner du temps, trouver un RV plus rapidement et éviter les contaminations. 54,3% souhaitent donc que leur médecin traitant leur propose cette possibilité et 28% se disent prêts à changer de médecin pour cette raison ! Le renouvellement d’ordonnance est le premier motif (66,8%) puis le suivi après des examens médicaux (51,4%), le fait d’avoir une maladie contagieuse (44%), le suivi d’une maladie chronique (39,5%) et les problèmes psychologiques (33,8%). Les déserts médicaux ne représentent que 20%.
    En découvrant eux aussi la téléconsultation, souvent à l’initiative de leur médecin, les patients y ont vu un moyen supplémentaire d’accès aux soins. Bien pratique.

    Voir l’enquête du Généraliste

    Voir la rubrique téléconsultation de Buzz Medecin (plus de 20 fiches)

  • Accélérer le déploiement du numérique en santé après la crise du Covid 19

    Le 3ème Conseil du Numérique en Santé (CNS) s’est tenu le 18 juin dernier en visioconférence autour de plus de 250 acteurs de la e-santé et du ministre Olivier Véran. Occasion de souligner l'utilité et le déploiement des outils numériques dans la crise Covid-19 et d'accélérer la feuille de route du numérique en santé.

    S’il a beaucoup été question du boom de la téléconsultation (jusqu’à 1 million d’actes par semaine et 600 000 encore courant Juin, et du lancement plus ou moins réussi de l’application de traçage StopCovid, les médias ont moins évoqué le travail de fond réalisé en urgence dans le cadre du contrôle de la pandémie.

    SI-DEP, système d’information de dépistage, pour remonter les résultats des tests de 5000 laboratoires de biologie raccordés en un mois Soit 1 million de RT-PCR remontés au plus fort du pic avec 100 personnes dans l’équipe projet
    ROR+ (Répertoire opérationnel des ressources) pour le suivi de la disponibilité des lits en soins critiques (1000 connexions quotidiennes) PSIG portail de signalement des événements sanitaires indésirables ;
    SIVIC, le système d’information de suivi et dénombrement des victimes ;
    CepiDC , l’application de dématérialisation des certificats de décès ;
    Mes conseils Covid pour le grand public, et bien sûr le portail SI-SAMU.
    "Les outils numériques ont été parmi les premiers gestes barrières pour les professionnels de santé", a souligné Olivier Véran. "S'il fallait trouver une vertu à l'épidémie [de Covid-19], c'est d'avoir révélé la pertinence de certaines pratiques numériques, notamment la télémédecine."
    Reste que certains projets comme les expérimentations de l’application carte vitale dématérialisée ApCV ou la eCPS, moyen d’authentification forte sous la forme d’une application smartphone, ont été interrompus pendant la pandémie. Néanmoins, l’addendum SV intégration ApCV va être publié en septembre et l’expérimentation étendue à 10 départements en avril 2021et la solution eCPS sera fonctionnelle fin 2020 pour les services en ligne avec possibilité d’intégration dans les applications mobiles ou de bureau.
    Comme c’était l’heure des bilans, on a appris que MS Santé poursuit sa progression avec 2,5 millions de messages échangés chaque mois, 44, 6% des établissements raccordés (1429), 199 laboratoires de biologie médicale et 60% des PS équipés (230 000) . Une messagerie permettant aux patients de contacter directement un professionnel de santé sera expérimentée en « réel » d'ici fin 2020.
    9,3 millions de DMP ont été ouverts au 9 juin.
    64 médecins et 48 pharmacies équipés dans 3 départements (Maine-et-Loire, Saône-et-Loire et Val-de-Marne,) ont réalisé 117 200 e-prescription. Le premier bilan est positif et les syndicats de médecins et de pharmaciens souhaitent l’extension de l’expérimentation.

    .En ce qui concerne, les trois grands chantiers du déploiement de l'espace numérique de santé (ENS), du bouquet de services professionnels (BSP) et du Health Data Hub (HDH), le calendrier sera tenu comme prévu, dans les 18 mois qui arrivent, soit pour des ouvertures au 1er janvier 2022
    Pour clore l’année en beauté, des "trophées de la e-santé" seront remis le 10 décembre 2020 à des acteurs publics et privés.

    Telecharger le communiqué de presse

  • Stellair Intégral, un service en ligne d’Olaqin pour la facturation des FSE

     Olaqin* lance sur le marché Stellair Intégral, un service 100% en ligne homologué par le GIE SESAM-Vitale pour la facturation des FSE. Intéressant pour les médecins généralistes et spécialistes qui souhaitent une solution autonome et sans souci.

    Son lancement commercial devait avoir lieu juste avant le confinement. Du coup, Stellair Integral a d’une certaine façon « bénéficié » d’une période de test supplémentaire à grande échelle au plus fort de la pandémie, où il a été mis sur demande à disposition des médecins pour facturer les téléconsultations. Aucune installation, adapté aux tablettes et aux smartphones aussi bien qu’aux PC et Mac, c’était l’outil adéquat pour télétransmettre les FSE des actes à distance tout en vérifiant les droits du patient avec le téléservice ADRi intégrés. Cette identification du patient à distance s’est révélée très simple à effectuer.
    Olaqin a aussi développé dans le cadre des centres Covid 19, l'accès vers le téléservice permettant d’enregistrer les patients diagnostiqués positifs et un partenariat avec Ordoclic, solution de prescription électronique.

    En mobilité comme au cabinet en toute sécurité

    Stellair Intégral s’accompagne en mobilité du nouveau lecteur portable Neo, sur batterie rechargeable pour la lecture de la CPS (et aussi de la carte Vitale). Il fonctionne en Wi Fi ou avec une option « connectivité mobile ». Il est conçu pour exercer en mobilité ou en multi-exercices et sert aussi à sécuriser l’application.
    Au cabinet, Stellair Intégral est compatible avec le lecteur Prium 4, l’un des plus répandus sur le marché. Il est possible de paramétrer des actes favoris pour gagner du temps. Un tableau de bord en ligne rassemble les rejets, les retours Noemie, les factures en attente, les actualités, etc.
    Olaqin veut apporter au médecin un service complet qui suit les évolutions de la réglementation sans besoin de mise à jour à effectuer. Avec des conditions de sécurité optimales : accès par Login/mot de passe pour la connection au webservice et utilisation d’un code pour la transaction.
     Même s'il existe une forte tendance à dématérialiser y compris les cartes santé, avec les expérimentations e-Vitale et les projets e-CPS de l’Agence numérique en santé (ex ASIP), on peut prédire que les besoins en lecteurs de carte se feront encore sentir pendant de longues années, comme la carte bancaire coexiste avec le e-paiement sur smartphone.
    «Notre expertise dans le domaine réglementaire nous conduit à jouer un rôle pour faciliter les transactions des professionnels de santé en leur offrant des services innovants » souligne Boris de Bossoreille, responsable des offres chez Olaqin.
    Des partenariats pourraient bientôt se nouer avec des éditeurs de logiciels en ligne ou des plates-formes de téléconsultation, qui n’ont pas vocation à développer leur propre service de facturation et télétransmission SESAM-Vitale.

    Demande de contact sur le site. Un conseiller rappelle pour évaluer les besoins. Olaqin privilégie son large réseau de revendeurs de proximité pour diffuser les forfaits Stellair Intégral. Les deux forfaits forfait Prium-4 et  Liberté (Neo inclus) sont à 32 euros/mois (prix indicatif)
    Voir la video sur Youtube

    *Olaqin a repris en novembre 2019 les activités de la division Santé France d’Ingenico : la commercialisation des terminaux Santé (Prium 4, Vehis, Vital’Act 3S, Baladeur 2 , etc. ) ainsi que l’exploitation des services de télémise à jour des cartes Vitale déployés dans les pharmacies et les établissements de santé. La société toujours installée à Suresnes compte 60 personnes.

  • StopCovid, Contact Covid et SI-DEP, les piliers numériques du dépistage et de contrôle de l’épidémie

    Ce mercredi 27 mai est pour Cédric O, secrétaire d’état au Numérique, le jour d’une sorte de grand oral puisque doit être discuté et voté à l’assemble nationale le projet StopCovid qui a déjà fait couler beaucoup d’encre virtuelle ou imprimée. Alors que le « contact tracing » physique confié aux généralistes et à 6500 agents de l’assurance -maladie qui utilisent les outils numériques Contact Covid et SI-DEP, a démarré le 13 mai.

    Le dossier de presse a été envoyé par Bercy le 21 mai, soit le jeudi de l’Ascension. 18 pages rappelant que l’application StopCovid fait partie de la stratégie nationale de contrôle de l’épidémie Covid19, un outil utile voire indispensable pour compléter le travail manuel des brigades sanitaires. Et qu’il s’agit d’ « un projet emblématique du savoir technologique français » avec une équipe de chercheurs et d’industriels réunis autour de l’INRIA (voir l’article précédent).
    Même s’il y a un peu de retard puisque la présentation du projet a été repoussé du 28 avril au 27 mai, c’est l’occasion pour la « start-up nation » de monter au créneau. Et de se mettre au service de la santé publique. Les premiers tests de StopCovid sont concluants. Ça marche. On pourrait le lancer le 2 juin et m^me peut-être samedi. Voir l'infographie infog-longue-stopcovid.

    Des applications encore peu utilisées dans les autres pays

    Il n’a donc jamais été question de faire alliance avec la solution Apple-Google jugée comme n’offrant pas de garanties suffisantes vis-à-vis de la protection de la vie privée et des données de santé. Elle est disponible depuis le 20 mai dans la dernière mise à jour iOS13.5. Vous pourrez le vérifier si vous avez un iPhone ( réglages/confidentialité/santé) la « journalisation des expositions au Covid-19 » n’est pas active en France. Le 25 mai, souligne « les actus de l’informaticien », 25 pays sur cinq continents avaient choisi de donner accès à l’interface Apple-Google et seulement trois états américains. Plusieurs états ont en effet déjà lancé leur propre application (CrushCovid, Healthy Together.) qui a été peu téléchargée (2% de la population dans l’Utah au bout d’un mois).
    Un article paru dans « The Guardian » incite à un certain scepticisme : l’application australienne, similaire téléchargée 6 millions de fois n’aurait permis en un mois de n’identifier qu’une seule personne. L'infographie si dessous diffusée par Statista montre l'état d'avancement des projets d'applications de traçage dans les différents pays européens.

     

    Les outils numériques des Brigades sanitaires

    De fait, le dispositif physique des Brigades sanitaires apparait lui aussi pour le moment surdimensionné. Le 22 mai au matin, l’Assurance-maladie selon « Le Monde » daté du 26 mai comptait 5500 patients positifs et 14 000 contacts. Des chiffres très en deça des prévisions de 1800 à 4000 cas quotidiens. Des chiffres issus de Contact-Covid et SI-DEP, les outils autorisés par la loi du 11 mai prolongeant l’état d’urgence sanitaire. Car si le recueil des données est « manuel », leur traitement est informatique.
    Développé par l’Assurance-maladie, Contact Covid est l’outil numérique utilisé par les médecins et les brigades de l’Assurance-maladie pour accélérer l’identification des personnes contacts. On y enregistre identification et coordonnées du patient et de ses contacts, information sur l’état de santé général et les possibilités d’accompagnement et d’hébergement (en cas d’isolement).
    SI-DEP, le Système d’Information de DEPistage est la plate-forme de recueil des résultats des tests remontés par plus de 600 laboratoires publics et privés. Placé sous la maitrise d’œuvre de l’AP-HP, SI-DEP renferme les données d’identification et de situation (tél, mail.)des personnes, les coordonnées des médecins, la date du prélèvement et les résultats de l’analyse. Tout est clairement expliqué sur le site du ministère de la santé.

    Tous ces dispositifs sont provisoires. L'ensemble des données sera rendu non-identifiant pour les usages d'épidemiologie et de recherche.
    Mais le 14 mai, le comité national pilote d'éthique du numérique du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a souligné les risques potentiels de croisement des données de StopCovid et des outils SI-DEP et Contact Covid.
    Tandis que le 16 mai a paru le décret instituant un" comité de contrôle et de liaison Covid 19", chargé d'évaluer par retour d'expérienes l'apport réel des outils numériques pour l'action des équipes sanitaires de terrain.  Il vérifie le respect du secret médical et de la protection des données personnelles. Le gouvernement doit en outre remettre au parlement tous les trois mois un rapport sur le fonctionnement des outils numériques créés dans la cadre de la lutte contre le Covid jusqu'à leur "disparition".

  • Paymed offre une solution de e-paiement sécurisée pour les actes de télémédecine (gratuite jusqu’au 30 septembre)

    Paymed, la solution de tiers payant intégral indépendante, née de la mobilisation des professionnels de santé libéraux et de leurs syndicats représentatifs, (voir l’article du blog de Buzz medecin), s’engage plus avant pour l’accès aux soins en proposant gratuitement dans le contexte des consultations par vidéo et téléphone pendant l’épidémie de Covid 19, une solution de e-paiement universelle et sans engagement.

    Toutes les plates-formes de téléconsultation n’ont pas de solution de paiement sécurisé. Et rien n’est prévu pour les consultations téléphoniques, ni pour les applications de téléconférence non spécialisées santé.
    La solution de e-paiement de Paymed a été construite avec les syndicats des professionnels libéraux de santé. Elle ne nécessite ni terminal de paiement, ni formalité bancaire.
    Le professionnel de santé qui a préalablement souscrit au service, se connecte sur le portail e-paiement de Paymed, saisit le montant de l’acte et choisit le mode d'envoi d'un lien au patient.
    Son patient reçoit un SMS ou un email avec un lien. Il clique sur le lien et accède à une page de saisie de paiement. Il peut prendre en photo sa carte bancaire ou renseigner son numéro.
    Le PS reçoit confirmation du paiement et son compte bancaire est crédité le lendemain.
    L’ensemble des e-paiements réalisés sur le compte bancaire sont regroupés.
    On voit que cette solution fait disparaître le casse-tête de paiement des actes en l’absence du patient et aussi en l’absence de terminaux bancaire. Une façon de déverrouiller l'accès au e-paiement.

    Inscription sur https://www.paymed.pro/
    Voir la video de présentation sur Youtube

     

  • Les éditeurs de logiciels à l’heure du Covid 19

    Pas de chômage technique pour les éditeurs de logiciels en cette période de confinement. Entre l’équipement en urgence des centres Covid, la ruée sur la Téléconsultation et les demandes des médecins libéraux, les équipes en télétravail ont été bien occupés.

    C’est un peu leur fierté, leur contribution à l’effort national dans la lutte contre le Covid 19. Equiper les centres Covid éphémères qui se sont constitués en urgence souvent dans des locaux ou des salles de fête mis à disposition par les mairies. Avec des outils « en ligne » rapides à déployer.
    Ces centres Covid fonctionnent comme des permanences de médecins et de professionnels de santé qui se relaient pour diagnostiquer des personnes présentant des symptômes non graves, suspects ou confirmés avec une salle d’attente spécifique mais aussi en pratiquant des téléconsultations.
    Doctolib a beaucoup diffusé à ce sujet (une dizaine de communiqués de presse Covid en mars-avril) assurant avoir équipé 80 de ces centres ainsi que des Samu pour lesquels il a développé un outil d’adressage (vers leur MG, vers un centre Covid, ou vers les urgences).
    Sans toujours d’annonces médiatiques, plusieurs logiciels médicaux en ligne se sont aussi portés volontaires. CLM a souligné avoir équiper en urgence 4 centres Covid 19 de la région Centre Val de Loire avec sa solution web MLM (Mon logiciel médical). Medaplix a proposé des licences gratuites.
    Chez Weda où 44 personnes sont en télétravail, « notre travail a été de rattacher des médecins et des infirmières sur la même base Weda , explique Fabrice Greenbaum, fondateur de l’entreprise, Nous avons réalisé un questionnaire spécial Covid élaboré par les hôpitaux de Lyon, qui a par la suite été généralisé à tous les médecins Weda. Ce module génère automatiquement des courriers de prescriptions ou de demande d’analyse ».

    Des questionnaires structurés spécifiques dans les logiciels et des infos

    Tandis que les utilisateurs Medistory 4 ont partagé sur leur espace ressource EtherEgo une fiche Covid19 qui s'intègre dans le logiciel, Prokov mettait en ligne sur son site la marche à suivre pour les téléconsultations remboursées à 100% (annoncé le 18 mars).
    Medimust a actualisé régulièrement ces questions récurrentes par emailing à ses clients.
    De même sur le site de CGM, l’offre gratuite de téléconsultation avec ClickDoc pour les médecins, les infirmières et les sages-femmes depuis le 5 mars, s’accompagne de news Covid 19 dont les recommandations du ministère pour la prise en charge des patients symptomatiques en médecine de ville.
    Sur le site web de CLM, depuis le 8 mars, une rubrique Covid est mise à jour quotidiennement, sous forme d’un fil d’actualités. Les fiches pratiques pour la téléconsultation et sa facturation, qui a évolué au fur et à mesure de la parution des différents décrets, ont été téléchargées plus de 1000 fois.
    « La CNAM nous a fourni des flyers, indique Christine Courtelarre chez CLM, pour intégrer la facturation à nos logiciels. Les médecins généralistes ont une tâche de dépistage et nous leur avons fourni un formulaire médical de prise en charge développé selon les recommandations de la HAS et structuré CIM 10. Ce questionnaire s’il est rempli lors d’une TC est transmis au centre Covid »

    Des développements à venir pour la traque Covid 19

    Prochaine étape « déconfinement » pour les éditeurs, intégrer, si ce n'est déjà fait, la prescription de test par les médecins de ville puis, après le diagnostic confirmé, la fiche de déclaration obligatoire que le médecin traitant enverra vers un « système » auxquels les serveurs de la CNAM auront accès. Ainsi qu'éventuellement, les éléments (non obligatoires) de l’enquête « contacts » pour trouver l’origine de la contamination et qui sera le plus souvent confiée aux enquêteurs de l'Assurance maladie.
    Tout cela pour le 11 mai ?

  • Withings Sleep Analyser validé cliniquement pour la détection des apnées du sommeil

    Withings, pionnier de la santé connectée, lance le 28 avril le Withings Sleep Analyzer, son nouveau capteur de sommeil qui permet le dépistage des apnées du sommeil . Ce DM connecté a été validé à la suite d’une étude clinique et bénéficie du marquage CE médical.

    Affectant environ 5% de la population adulte française et mal détectée, l’apnée du sommeil source de fatigue et de complications cardiovasculaires, intéresse beaucoup les fabricants d’objets connectés, et notamment de capteurs de sommeil. L’enjeu : proposer une alternative non invasive et préventive à la polysomnographie qui reste l’examen de référence pour le diagnostic de l’apnée du sommeil et ne se pratique que sur prescription médicale.
    Encore faut-il que la solution soit cliniquement validée.
    Avec son nouveau Sleep Analyzer, Withings poursuit son travail sur le sommeil. Placé sous le matelas, ce capteur non-invasif permet à l’utilisateur d’obtenir un suivi de ses nuits précis, en retrouvant toutes ses données de sommeil dans l’application Health Mate au réveil grâce à la synchronisation automatique en Wi-Fi.
    Tout comme sa version antérieure, le Sleep Analyzer est constitué d’un capteur pneumatique pour mesurer les mouvements de la cage thoracique, la fréquence cardiaque et ainsi analyser les différentes phases de sommeil et leur durée. La nouveauté est d’avoir couplé à cette technologie, un capteur basse fréquence pour analyser les ronflements et ainsi déterminer s’il y a présence d’apnées du sommeil avec un algorithme spécifique. Outil de détection, le Sleep Analyser veut également accompagner l’observance du traitement de l’apnée (port d’un masque relié à une machine de pression positive-CPAP) en offrant une motivation nouvelle au patient.
    Tous les matin, celui-ci peut constater dans l’application Health Mate l’impact de son traitement sur la qualité de son sommeil et la réduction importante du nombre d’apnées par heure. Développé en collaboration avec des médecins du sommeil de l’Hôpital Antoine Béclère (Paris) et de l’Hôpital St-Pierre (Bruxelles) et déjà testé dans le cadre d’études cliniques, Sleep Analyzer offre des mesures de qualité médicale.

     

     

    Validé cliniquement

    La détection des apnées du sommeil (de type modéré à sévère) par le Sleep Analyzer a été validée par une étude clinique menée auprès de 118 patients avec le centre de médecine du sommeil de l’Hôpital Antoine Béclère (Paris) et le laboratoire du sommeil – service pneumologie de l’Hôpital St-Pierre (Bruxelles). Les résultats du Withings Sleep Analyzer ont été comparés au test de référence effectué sur des patients subissant une polysomnographie dans une clinique du sommeil. Avec 15 apnées par heure comme seuil de référence, les deux solutions de détections ont eu des résultats quasiment similaires. L’IAH moyen (indice d'apnées-hypopnées par heure de sommeil, critère de sévérité des apnées) mesuré avec le Sleep Analyzer était de 32,5/heure contre 32,8/heure par la polysomnographie (soit une apnée toutes les 2 min au cours du sommeil). La sensibilité (pourcentage de vrais patients détectés) est de 86% et la spécificité (pourcentage de sujets non malades correctement détectés) 91% pour le Sleep Analyzer, garantissant un très haut niveau de comparaison des résultats avec la polysomnographie.

    Un test pour le grand public

     Withings propose au grand public de découvrir le test du Stop-Bang qui permet de déterminer ses facteurs de risques face à l’apnée, en répondant à 8 questions simples. Développé par la University Health Network (Anesthesiology 2008; 108:812-21) ce test permet de prendre conscience de ses risques. Faire le test ici

    Withings Sleep Analyzer est disponible au prix de 129,95€ sur Withings.com et dans les réseaux de distribution partenaires.

  • L’application StopCovid : réactions en chaîne autour d’un maillon de la stratégie de déconfinement

     Le 28 avril l’Assemblée Nationale devait débattre et voter les modalités d’une application de suivi sanitaire des citoyens dénommée StopCovid et utilisée sur la base du volontariat. Cette application encore à l’état de projet a déjà suscité nombre d’avis et de tribunes publiée dans la presse ces derniers jours. Mais il n’est pas certain qu’elle soit prête à temps et pour le Conseil Scientifique, il faudra de toute façon à côté des outils numériques, mobiliser d’importants moyens humains pour les enquêtes épidémiologiques et l’accompagnement sur le terrain. Le premier ministre ayant confirmé le 28 avril que StopCovid ne pourrait être lancée le 11 mai, le débat a été repoussé...et la CNAM s'est vu confier la tâche des enquêtes "cas contacts" après dépistage et confirmation des diagnostics Covid19 par les médecins de ville

    Le 8 avril dernier, on apprenait qu’un travail était en cours pour construire le prototype d’une application française, StopCovid, dans le cadre d’une stratégie globale de déconfinement. Le leadership du projet, qui associe acteurs publics et privés*, a été confié à l’INRIA (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique).
    Depuis, avec une habitude bien française du débat, chacun y va de son opinion. Pour les uns, il s’agit d’un « projet désastreux piloté par des apprentis sorciers » tandis qu’en général, pour le milieu médical, la détection rapide et exhaustive des contacts est essentielle pour garantir le contrôle de l’épidémie, et donc une application numérique, sous réserve d'assurer sécurité et confidentialité, peut constituer un des éléments d’un ensemble de mesures à prévoir dans un cadre de déconfinement.
    Le débat est aussi technologique. La France a fait jusqu’ici le choix de centraliser les données avec un pilotage étatique plutôt que de les voir stockées sur des téléphones dont les systèmes de sauvegarde sont aux mains d’Apple et de Google. Ces derniers, très actifs dans la lutte contre l’épidémie, n’ont d’ailleurs pas tardé à proposer une API commune pour héberger toutes les applications de « tracing » développées dans le monde entier.
    Le recours aux services d’Apple et Google a été écarté par le secrétariat d'Etat au Numérique : l’Etat veut décider de l’algorithme. Mais voilà-t-il pas que l’Allemagne qui soutenait une position centralisée, vient de faire volte-face et de passer du protocole ROBERT ( ROBust and privacy-presERving proximity Tracing) élaboré par un consortium européen au DP3T (Decentralised Protocole Privacy Preserving Tracing) décentralisé plus en phase avec l’approche d’Apple et Google. Sans compter les difficiles discussions engagées avec Apple sur le bridage du Bluetooth, StopCovid risque d’avoir bien du mal à sortir pour le 11 mai.

    Une application de contact

    L’application StopCovid, comme toutes les applications de contact (Contact tracing) n’utilise pas le GPS du téléphone trop intrusif, mais le Bluetooth Low Energy (BLE). L’app envoie un identifiant anonymisé aux téléphones du voisinage via le réseau Bluetooth local. Il n’y a donc transmission d’aucune données de localisation.
    Adaptée au cas du Covid, l’app prend en compte la distance entre les téléphones et la durée du contact. Lorsqu’une personne est malade, son identifiant est envoyé sur le serveur sur lequel tous les mobiles se connectent. La liste des personnes malades est actualisée par les téléphones qui préviennent aussitôt ceux qui ont été en contact plus de dix minutes avec le téléphone ajouté à la liste.
    « La seule information qui m’est notifiée est que mon smartphone s’est trouvé dans les jours précédents à proximité du smartphone d’au moins une personne qui a, depuis, été testée positive et s’est déclarée dans l’application », explique le PDG de l’INRIA, Bruno Sportisse, sur le site de l’institut 
    Le gouvernement a choisi de lancer cette application sur le mode du volontariat. Il n’est en effet pas indispensable que tous soient équipés pour que ça fonctionne utilement. La CNIL a été saisie le 20 avril par le secrétariat d’Etat au Numérique et son avis a été rendu public. Le projet doit être conforme avec le RGPD et se situer dans le cadre d’une mission d’intérêt public; l’atteinte à la vie privée n'est admissible que si la preuve est apportée de l’utilité d’un tel dispositif à la gestion de la crise et de la sortie du confinement. Ce qui veut dire qu’après une alerte, on doit pourvoir échanger avec une personne qualifiée, que les autorités de santé doivent être impliqués, que les informations doivent être bien claires avec droits d’accès à ses données.

    Le recours indispensable aux moyens humains

    Dans son rapport du 20 avril, le Conseil Scientifique insistait sur la nécessité de former des équipes mobiles de contact tracing et d’enquêteurs pour repérer les contacts, remonter les chaînes de transmission, et appeler les personnes atteintes. Le président du Conseil scientifique, le Pr Jean-François Delfraissy, estime que 20 à 30.000 personnes seront nécessaires pour faire face aux nouvelles contaminations. Elles auront également besoin d’outils numériques.
    Mise à jour du 29 avril : la CNAM a été chargée de cette mission et a annoncé que plusieurs milliers de ses collaborateurs seront mobilisés aux côtés des professionnels de santé et des ARS pour assurer la détection et le suivi des personnes malades et de leurs contacts. Dans un premier temps, à partir du 11 mai, le médecin généraliste reçoit le patient et prescrit un test pour confirmation du diagnostic. Il remplit une déclaration obligatoire transmise à un système informatique qui la communique à l'Assurance maladie. Si le médecin le souhaite il peut lui même procéder à l'enquête pour recueillir des informations sur les "cas contact" ou déléguer cette tâche aux équipes de l'Assurance maladie tenues au secret médical. Des aménagements législatifs doivent intervenir pour cette extension du rôle de l'Assurance maladie.

    *ANSSI, CapGemini, Dassault Systèmes, INSERM, Lunabee Studio, Orange, Sante publique France et Withings

    A propos des gestes barrières : simuler un éternuement

    Dassault Systèmes a simulé ce qui se passe pendant un éternuement. Sur cet écran, on voit l'effet protecteur de la visière. Mais sur la video,  le résultat est éloquent quant à l'éternuement dans son coude qui n'apparait que peu efficace. Voir la vidéo

  • Covid-19 : Olivier Véran autorise la téléconsultation par téléphone en l’absence de connexion en vidéo côté patient

     La décision de simplifier et d’améliorer le remboursement de l’accès aux consultations médicales à distance en vidéo dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, a déjà, avec l’effort conjugué des plates-formes proposant la gratuité, entrainé une explosion des téléconsultations.
    Dans un souci d’accès aux soins pour tous, Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé a autorisé le samedi 4 avril, par exception, les consultations par téléphone. Qui n’avaient accédé jusqu’ici qu’au rang de téléconseil.
    « Cette décision vise à améliorer le suivi médical dans un contexte de confinement, et à permettre la détection de cas suspects ou le suivi de personnes particulièrement fragiles, lorsque les patients n’ont pas accès aux technologies numériques (smartphone ou matériel de vidéotransmission, connexion internet ou mobile permettant l’échange vidéo…). Il s’agit bien souvent des Français les plus précaires ou les plus éloignés de l’accès aux soins, auxquels ils convient d’apporter toutes les solutions possibles, dans cette situation exceptionnelle. »
    Le communiqué précise que ces consultations « réservées aux patients atteints ou suspectés de Covid, ou bien en affection de longue durée ou âgés de plus de 70 ans, sans moyens vidéo », seront prises en charge comme les autres téléconsultations dans le cadre de la crise sanitaire.