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02 Juil 2020

Accélérer le déploiement du numérique en santé après la crise du Covid 19

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Le 3ème Conseil du Numérique en Santé (CNS) s’est tenu le 18 juin dernier en visioconférence autour de plus de 250 acteurs de la e-santé et du ministre Olivier Véran. Occasion de souligner l'utilité et le déploiement des outils numériques dans la crise Covid-19 et d'accélérer la feuille de route du numérique en santé.

S’il a beaucoup été question du boom de la téléconsultation (jusqu’à 1 million d’actes par semaine et 600 000 encore courant Juin, et du lancement plus ou moins réussi de l’application de traçage StopCovid, les médias ont moins évoqué le travail de fond réalisé en urgence dans le cadre du contrôle de la pandémie.

SI-DEP, système d’information de dépistage, pour remonter les résultats des tests de 5000 laboratoires de biologie raccordés en un mois Soit 1 million de RT-PCR remontés au plus fort du pic avec 100 personnes dans l’équipe projet
ROR+ (Répertoire opérationnel des ressources) pour le suivi de la disponibilité des lits en soins critiques (1000 connexions quotidiennes) PSIG portail de signalement des événements sanitaires indésirables ;
SIVIC, le système d’information de suivi et dénombrement des victimes ;
CepiDC , l’application de dématérialisation des certificats de décès ;
Mes conseils Covid pour le grand public, et bien sûr le portail SI-SAMU.
"Les outils numériques ont été parmi les premiers gestes barrières pour les professionnels de santé", a souligné Olivier Véran. "S'il fallait trouver une vertu à l'épidémie [de Covid-19], c'est d'avoir révélé la pertinence de certaines pratiques numériques, notamment la télémédecine."
Reste que certains projets comme les expérimentations de l’application carte vitale dématérialisée ApCV ou la eCPS, moyen d’authentification forte sous la forme d’une application smartphone, ont été interrompus pendant la pandémie. Néanmoins, l’addendum SV intégration ApCV va être publié en septembre et l’expérimentation étendue à 10 départements en avril 2021et la solution eCPS sera fonctionnelle fin 2020 pour les services en ligne avec possibilité d’intégration dans les applications mobiles ou de bureau.
Comme c’était l’heure des bilans, on a appris que MS Santé poursuit sa progression avec 2,5 millions de messages échangés chaque mois, 44, 6% des établissements raccordés (1429), 199 laboratoires de biologie médicale et 60% des PS équipés (230 000) . Une messagerie permettant aux patients de contacter directement un professionnel de santé sera expérimentée en « réel » d'ici fin 2020.
9,3 millions de DMP ont été ouverts au 9 juin.
64 médecins et 48 pharmacies équipés dans 3 départements (Maine-et-Loire, Saône-et-Loire et Val-de-Marne,) ont réalisé 117 200 e-prescription. Le premier bilan est positif et les syndicats de médecins et de pharmaciens souhaitent l’extension de l’expérimentation.

.En ce qui concerne, les trois grands chantiers du déploiement de l'espace numérique de santé (ENS), du bouquet de services professionnels (BSP) et du Health Data Hub (HDH), le calendrier sera tenu comme prévu, dans les 18 mois qui arrivent, soit pour des ouvertures au 1er janvier 2022
Pour clore l’année en beauté, des "trophées de la e-santé" seront remis le 10 décembre 2020 à des acteurs publics et privés.

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