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Un an de téléconsultation remboursée : 60 000 TC et une accélération prévue d’ici fin 2019

Le 12 septembre, communiqués de presse et sondages sont arrivés de tous côtés qu’il s’agisse de l’Assurance maladie ou des plates-forme de téléconsultation, pour célébrer le premier anniversaire de la téléconsultation remboursée lancée le 15 septembre 2018. Les chiffres restent modestes (60 000 TC selon l’AM) bien en deçà des prévisions, ce qui n’empêchent pas tous les acteurs de se congratuler et de promettre une forte progression d’ici la fin de l’année en s’appuyant sur l’accélération de ces dernières semaines.

La ministre Agnès Buzyn et la CNAM tablaient sur le chiffre de 500 000 TC remboursées en 2019. On sera plus proche des 100 000, voire des 150 000 selon certains acteurs.
Ce qui n’est déjà pas si mal si l’on considère qu’il faut toujours du temps, surtout au milieu médical, pour adopter les nouvelles pratiques et la technologie y attenant. Nicolas Revel, directeur général de l’UNCAM, reste confiant : « la montée en charge est nette et va aller en s’accélérant, en s’appuyant notamment sur les autres professionnels engagés dans la démarche comme les infirmiers ou les pharmaciens ».
Les facturations s’accélèrent depuis début 2019, passant de 2000 en janvier à 7000 en mai pour dépasser les 10 000 mensuelles depuis l’été. Doctolib se targue même de 13 000 TC réalisées en septembre par son service.

1647 médecins libéraux ou structures en TC « remboursée »

Selon le communiqué de l’AM, 85% des TC ont été facturés par des médecins libéraux ( dont 65% par des généralistes et 8% par des centres de santé). Des chiffres corroborés par les plates formes.
Le médecin téléconsultant est en majorité un généraliste, de sexe masculin (62% des TC mais c’est la proportion des médecins en exercice ) globalement plus jeune que la moyenne (la moitié a moins de 50 ans).
Depuis le 15 septembre 2018, 1647 médecins libéraux ou structures ont facturé des téléconsultations, selon l’AM.
On assiste déjà à une certaine bataille de chiffres puisque Doctolib revendique 1500 médecins téléconsultants et 2/3 des TC remboursées et Docavenue de Cegedim 1000 médecins abonnés à son service qui font 30 à 40 TC par mois ! En ne citant que ceux qui publient leurs premiers résultats !

L’Ile de France en tête

L’Ile de France représente 44% des TC remboursées, la palme revenant à Paris avec 15% des TC et d’une façon générale aux grandes agglomérations.
Force est de constater que ce nouveau mode de consultation est inégalement réparti sur le territoire et ne remplit pas pour le moment son rôle de palliatif pour les déserts médicaux…

30.000 patients remboursés

Deux patients sur trois sont des femmes (64%). Un tiers a moins de 30 ans, 56% moins de 40 ans. Mais 27% des TC concernent des patients en ALD souvent âgés
Le baromètre B3TSI-Chronic Panel sur l’usage de la TC publié par le site Egora révèle également un usage essentiellement urbain et jeune. Pour ce type de patient, c’est le délai d’attente nettement plus court qui est motivant (surtout pour les spécialistes) tandis que le fait d’éviter les déplacements et d’avoir un meilleur suivi.

Les TC non remboursées encore majoritaires

Des plateformes comme Quare ou Livi  y sont allées de leur communiqué.
Qare affiche 40 000 TC depuis un an (dont la majorité non remboursée, car correspondant à un premier recours, pour des patients éloignés des soins), rappelant que 59% des patients sont des femmes âgées de 20 à 45 ans. Néanmoins, le nombre de médecins abonnés à Qare ayant quadruplé dans l’année, le nombre de TC éligibles au remboursement devrait augmenter rapidement
Livi dont les médecins salariés (dont 38 MG) ont assuré 33418 actes, précise que 22113 ont été rejetées par l’AM. En effet ces consultations ne l’ont pas été selon les règles imposées par l’avenant 6 comme l’absence de médecin traitant. La société suédoise va se réorganiser dans les territoires avec des équipes de professionnels dans le cadre des CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé) en s’appuyant sur le fait que 2/3 de son activité a concerné des déserts médicaux.
A ces chiffres, il faudrait ajouter les nombreuses consultations par téléphone qui n’ont pas encore trouvé de statut et entretiennent un certain flou.

Accélération prévue en 2020

La parution le 6 septembre de l’avenant 15 signé avec les pharmaciens (organisant des espaces de TC dans leur officine), et la signature de l’avenant 6 avec les infirmiers libéraux qui va entrer en vigueur en janvier 2020, ainsi que le déploiement des CPTS devrait selon l’Assurance Maladie, amplifier la dynamique observée.
C’est bien ce qu’espèrent la quinzaine d’acteurs qui proposent leurs plates-formes aux professionnels de santé et ne se sont d’ailleurs pas encore tous vraiment lancés .
L’appétence des Français reste importante : 51% aimeraient que leur généraliste propose la téléconsultation, 54% sont prêts à l’essayer (60% des 18/24 ans), souligne un sondage OpinionWay pour Medaviz.
Et l’intérêt des médecins devrait s’accroître pour des raisons de confort et de flexibilité de l’activité, de rémunération de conseils délivrés gratuitement et de nouveau service à offrir aux patients.

DP CNAM téléconsultation sept 2019

 



Un terminal santé et bancaire ouvert aux applications

Pour la société qui l’a conçu à partir d’un TPE du fabricant chinois Pax, n°2 mondial sur ce marché, c’est un chaînon manquant dans la famille des lecteurs SESAM-Vitale. Car il combine la fonction bancaire et la lecture des Cartes Vitale et CPS dans un smartphone sous android, un système non propriétaire, ouvert vers le développement d’applications.

Spécialisé depuis de nombreuses années dans la fourniture de lecteurs et solutions pour la télétransmission, AF Care a fait homologuer en février dernier par le GIE SESAM Vitale un petit module Smart Duo First pour iOS (7 février) et pour Android (15 février) qui permet un accès sécurisé aux cartes CPS et Vitale utilisable pour tous les services de la sphère.
Le principe est d’utiliser son smartphone comme terminal intelligent et de le faire communiquer par bluetooth avec un accessoire, le module lecteur de cartes (technologie PC/FC). Une nouvelle version Nomade est en cours d’homologation.
TPE-sante-android-cb-vitale-cpsLe TPE Santé Pax A 920 se situe dans la droite ligne de ces développements.
Le Pax A 920 a d’abord été homologué pour la monétique avec Nepting, un partenaire français.
Pour adapter le matériel chinois à la santé, AF Care a ensuite remplacé la trappe d’origine du TPE par une trappe avec lecteur de CPS. Le lecteur de carte bancaire permet aussi de lire la carte Vitale.
Ce TPE-lecteur santé est en fait un smartphone sous Android. Contrairement aux autres TPE, il ne fonctionne pas sous un OS propriétaire et ouvre donc aux développeurs d’application un vaste champ de possibilités. C’est l’application santé d’ AF Care qui lui permet de lire les CV et les CPS (pour la création de FSE). lecteur-cps-tpe-bancaire
La société travaille actuellement sur une application mobile TLA qu’elle va présenter à l’homologation du GIE dans le cadre de la norme dispositif intégré. Ces nouveaux terminaux devraient répondre aux différentes besoins des professionnels de santé en mobilité, comme la consultation du DMP et la connexion aux teleservices de l’Assurance Maladie.
C’est maintenant aux éditeurs de logiciels métier de les intégrer dans leurs solutions.
AF Care a commencé sa tournée des éditeurs.

www.afcare.fr



Sephira : 20 ans au service de la gestion « sans douleur » des FSE

 Sephira, entreprise pionnière de la télétransmission autonome et mobile, leader chez les médecins spécialistes et les sages-femmes avec Intellio, a fêté ses 20 ans en juin. Pour célébrer cet anniversaire ses 26 000 clients, professionnels de santé libéraux se sont vu proposer un jeu concours avec tirage au sort en septembre ! Et pour Buzz Médecin, c’est l’occasion de faire le point sur le présent et l’avenir de la télétransmission et du tiers payant.

Il y a 20 ans, Sephira s’installait au Mans (où se trouve également le GIE SESAM-Vitale) avec l’objectif de simplifier la gestion des FSE par les professionnels de santé
A l’époque, tous les médecins, loin de là, ne s’étaient pas mis à l’informatique et la télétransmission, imposée par les ordonnances de 1996, rencontrait de vives résistances.
C’est dans ce contexte qu’un jeune ingénieur, Daniel Israël conçoit une solution autonome indépendante de l’ordinateur et qui plus est mobile. En utilisant non pas un simple lecteur SESAM-Vitale branché sur l’ordinateur mais un terminal bifente doté d’une batterie, d’un logiciel de télétransmission et de mémoire (pour la cotation des actes), pouvant éditer une facture, à l’image des terminaux bancaires. Il suffit de le placer sur son socle en fin de journée pour télétransmettre les FSE en utilisant la ligne téléphonique (RTC). Sephira se charge alors de tout : pointer les lots de FSE, gérer les retours Noémie, renvoyer les FSE rejetées etc…et garantit le bon fonctionnement du lecteur avec un échange standard.

Le GIE SESAM Vitale n’avait pas prévu ça

Intellio 2001Un an après son lancement en mai 2000, la solution baptisée Intellio a conquis 3000 clients. « Et Intello créa la simplicité » dit sa publicité… Un de ses principaux concurrents « sans ordinateur » propose de télétransmettre avec… un minitel alors très répandu ! Le GIE SESAM Vitale n’avait sûrement pas prévu ces solutions alternatives ! Mais ne peut que se réjouir de voir augmenter le nombre de médecins télétransmetteurs !
Sephira va aussi profiter de l’arrivée d’Internet dans les cabinets (plus de communication téléphonique en sus), des progrès technologiques des terminaux et s’adapter à toutes les nouvelles exigences de la CNAM et du cahier des charges SESAM-Vitale. Dernière en date, la facturation des actes de téléconsultation et de téléexpertise.
Pour les médecins désormais informatisés en masse ( la ROSP va contribuer à vaincre les récalcitrants), Sephira créé web Intellio sur ordinateur et rachète le logiciel de gestion de cabinet Medicawin pour pouvoir proposer un dossier patient à son important parc de clients et l’accès au fameux DMP dont on commence à parler. Le succès est relatif.
Le cœur de métier de Sephira c’est la gestion des flux de télétransmission, comme le souligne Daniel Israël à Buzz Médecin en évoquant le lancement de TipTop, le nouveau service pour le tiers payant obligatoire  « Nous sommes à la fois éditeur et concentrateur et occupons donc une place de choix nous avons la main sur l’émission du flux. Notre expertise, c’est la facturation. Et nous proposons une qualité de services qui n’a rien à voir avec la soumission aux exigences de l’Assurance Maladie". Mettre en avant les avantages du tiers payant en gain de temps et de gestion comme hier ceux de la télétransmission, c’est le nouvel objectif de Sephira.  TipTop interroge les droits du patient (ADRi et IDB  pour les mutuelles) et le paiement du médecin est garanti. «  Cela supprime le rapport à l’argent et évite la rupture de soins »

Demain plus Cloud


Et demain ? Le cloud bien sûr. Sephira a acquis le logiciel web Ubinet pour les paramédicaux et va sortir en septembre à leur intention une application tous supports pour une facturation en mobilité total
. Puis ce sera en décembre, le tour des médecins de se voir proposer un logiciel de facturation en mode cloud tous supports, toutes plates-formes.
« Savez vous que nombre de plates-formes de téléconsultation nous ont consulté pour la facturation ? » indique Daniel Israël pas du tout inquiet par l’arrivée de la e-Carte Vitale, l’appli carte Vitale dont les expérimentations vont commencer. Intellio qui a obtenu la conformité logicielle avec l’appli carte Vitale (sur le smartphone du patient) va y participer. Le patient positionne le smartphone et son application sur le Tag NFC fourni au professionnel et Intellio récupère les informations.
Confiant dans l’avenir, même si beaucoup de médecins clients vont partir à la retraite, le président fondateur de Sephira observe : « On ne s’est pas démodé. Intellio reste plus vendu que web Intellio. Nous offrons toujours une réponse à la télétransmission sans équivalent et une vraie liberté pour les jeunes médecins. L’option tiers payant ajoute à ce côté sécurisant. »

 

En chiffres : Sephira compte une centaine de personnes au Mans et en Israël (recherche développement) et un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros . 65 millions de FSE sont émises par ses 26 000 clients professionnels de santé pour un montant de l’ordre de 2 milliards d’euros de prestations facturées.



La HAS publie ses guides de bonnes pratiques pour téléconsultation, téléexpertise et téléimagerie

Animée par la volonté de "favoriser le développement de la télémedecine en confiance",  la Haute Autorité de santé a mis en ligne le 20 juin plusieurs documents à l’usage des professionnels de santé et de leurs patients. Les praticiens y trouveront des fiches pratiques pour leurs patients et des fiches mémos pour la mise en oeuvre de la téléconsultation, de la téléexpertise et de la téléimagerie

Ces fiches et recommandations ont été élaborées à la demande du ministère de la Santé, en s’appuyant sur l’analyse de la littérature et les conclusions de plusieurs groupes de travail.

Pour les professionnels de santé (médecins, chirurgiens dentistes, sages-femmes) amenés à proposer des téléconsultations, un mode d’emploi pour la mise en oeuvre et un guide de bonnes pratiques qui sont autant de mémos avec le rappel des pré-requis, les conseils pour la sécurité, les obligations à respecter en ayant toujours en tête qu’à tout moment le professionnel doit mettre fin à la téléconsultation s’il juge que les bonnes conditions de sont déroulement ne sont pas ou plus réunies.

Pour les patients deux fiches d’information à imprimer ou à diffuserpar  mail : "Ma consultation médicale à distance" est conçu comme un outil de dialogue médecin-patient afin de permettre que le choix de cette modalité soit réellement partagé.

Enfin la HAS met l’accent sur la nécessité de l’évaluation et propose une "Méthode du patient traceur" avec des grilles d’entretien permettant de rechercher les bénéfices pour le patient de la télémedecine.
Précision qui n’était pas forcément claire pour la téléconsultation remboursée (La CNAM avait mis en avant la nécessité que le médecin ait vu le patient dans les six derniers mois)  : la primo-consultation n’est pas un motif d’exclusion mais exige d’être plus longue avec un interrogatoire plus fourni.

Consulter les fiches pratiques téléconsultation et téléexpertise

Consulter le guide pratique téléimagerie

Voir le communiqué de la HAS

 

 



Le logiciel Moovcare qui prolonge la vie des des patients atteints du cancer du poumon va être remboursé par l’Assurance maladie

C’est parait-il la première fois en France, qu’une web application, par ailleurs dispositif médical de classe 1 avec marquage CE, a reçu de la HAS un avis favorable à sa prise en charge par l’Assurance maladie. Cela valait bien l’organisation d’une conférence de presse pour présenter le 26 juin à l’Institut Curie, Moovcare, logiciel qui en assurant un meilleur suivi des patients atteints de cancer du poumon a permis,- études cliniques à l’appui-, de prolonger leur vie de 7,6 mois.

Moovcare, de la société Sivan, spécialisée dans l’analyse des données clinique (PROs Patient reported outcomes), a en effet bénéficié d’une reconnaissance scientifique internationale lors des congrès ASCO1 2016 et 2018, ainsi que de publications dans le JAMA, le JNCI et le JTO. Les résultats des essais cliniques -étude contrôlée randomisée multicentrique- ont montré que Moovcare augmentait la durée de vie globale de 7,6 mois. A 24 mois, la moitié des patients utilisateurs sont en vie contre 1/3 des patients se contentant de réaliser un scanner tous les 3 mois.

La Haute Autorité de santé (HAS) a donc rendu le 9 avril dernier un avis favorable à sa prise en charge en tant qu’outil complémentaire pour la surveillance des patients

 

Un questionnaire à remplir chaque semaine

 

Chaque semaine Moovcare en voie au patient un email avec un questionnaire d’une quinzaine de questions à remplir sur tablette, ordinateur ou smartphone ( rempli en 5 minutes selon les patients). Avec rappel, si le questionnaire n’est pas renvoyé. Un algorithme analyse les réponses et génère automatiquement des alertes en cas de risque de récidive ou de complications. Des données cliniques vie réelle sont ainsi recueillies rapidement alors que les deux tiers des patients attendent le scanner trimestriel et la consultation pour se manifester.
Le patient se sent rassuré et communique mieux avec son médecin.
Le médecin ou l’assistante médicale dispose d’un historique des symptômes de chaque patient, ce qui permet une meilleure interprétation des signes d’alerte. A chaque consultation, l’interrogatoire et l’examen clinique seront réorientés en conséquence.

Sivan est née en 2014 de la rencontre, au Mans, de Daniel Israël, président fondateur de la société Sephira ( 26 000 professionnels de santé utilisent ses solutions de télétransmission type Intellio) et du Dr Fabrice Denis, cancérologue à l’Institut Jean Bernard du Mans. Son partenariat avec l’Institut Curie où sont développés de nombreux projets e-santé, a permis de valider Moovcare.
Le logiciel est actuellement utilisé dans dix hôpitaux en France par une cinquantaine de patients en attendant un lancement national en fin d’année. Moovcare devrait être bientôt déployé aux Etats-Unis et en Israël.
Une étude est en cours pour étendre le dispositif aux cancers du sein et Sivan a lancé une application grand public SmokeCheck pour la détection précoce des cancers du poumons et d’autres maladies respiratoires comme la BPCO (disponible sur les stores).
L’analyse des données cliniques vie réelle est un enjeu très important et les technologies e-santé facilitent leur recueiL.

www.sivan-innovation.com

 



Paymed, une alternative libérale au tiers payant

Depuis la mi-mai, Paymed a lancé une nouvelle offre pour les professionnels de santé libéraux qui veulent offrir le tiers payant en toute sécurité

La généralisation du 1/3 payant intégral reste d’actualité. Son déploiement est prévu à partir de la fin 2019. (voir l’article du blog)
En raison de l’opposition des professionnels de santé craignant des surcharges administratives, le tiers payant est généralisable mais non plus obligatoire.
Néanmoins, les praticiens sont bien conscients de la simplicité et de l’avantage pour le patient. D’où l’apparition de solutions simplifiant le suivi du paiement (voir en bas de page).
Plusieurs syndicats professionnels se sont donc mobilisés pour créer Paymed fin 2017, en s’appuyant sur le savoir-faire de Santeffi, qui gère déjà notamment la télétransmission et le tiers payant des officines.
Il ne s’agit pas que de pointer les annonces"théoriques" de paiement du professionnel de santé (retour Noémie). Paymed est une alternative à la dispense de l’avance de frais avec un paiement unique Paymed.
Paymed est l’établissement de paiement pour l’émission de paiement unique quelle que soit la domiciliation bancaire du professionnel de santé.
Paymed assure la télétransmission et prend en charge chaque facture du pointage bancaire jusqu’à l’encaissement. Les tableaux de bord mis à disposition dans une espace personnel sécurisé facilitent le suivi.
L’offre est compatible et complémentaire avec les logiciels du marché.
Sans engagement et sans frais de dossier, l’abonnement est à 36 € TTC/mois pour les auxiliaires et à 60€/mois pour les médecins.
Paymed est agréée OCT (organisme concentrateur technique) et par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution chargé de la supervision des secteurs bancaires et d’assurance). https://www.paymed.pro/

Voir la vidéo de présentation

Autres offres :
- Sephira s’est lancé avec TiPTop Voir l’article
- Uni à Sicorfé, Saficard propose Crésanté Cash www.saficard.com
- Et Selfmed doit proposer sa solution automatisée avant la fin de l’année.



Plate-forme de prise de rendez-vous : faut-il résister à Doctolib ?

Forte d’une récente levée de fond de 150 millions d’euros et de 800 salariés, la désormais « licorne » (start-up valorisée plus d’1 milliard d’euros) française Doctolib semble avaler tout sur son passage (et pas seulement en rachetant son concurrent MonDocteur) et se positionner très fort sur la téléconsultation. Ce qui ne va pas sans inquiéter une partie des acteurs de la e-santé pour des intérêts économiques (lorsqu’ils sont concurrents) mais aussi en evoquant le risque d’une certaine mainmise sur le système de santé français.

A la Paris Healthcare Week, du 22 au 24 mai à la Porte de Versailles le grand stand de Doctolib était à l’image de sa réussite auprès des hôpitaux et cliniques (1700 établissements annoncés). La signature en 2016 d’un partenariat pour 4 ans avec l’AP-HP après appel d’offres, a fait flores. Une 100 centaines d’hôpitaux publics ont suivi dont les CHU de Lille, Nancy, Nantes, Nice, Montpellier, Rouen. Même succès auprès des groupes de cliniques. Ce qui permet aujourd’hui à Doctolib d’afficher 80 000 professionnels dont 60% de médecins.

Mais les libéraux sont beaucoup moins nombreux, estime la concurrence aux aguets pour séduire les cabinets médicaux.  Partenariat, idée marketing inédite, prix à la baisse.. tout est bon pour resister et se différencier.
ClicRDV et KelDoc n’ont pas réussi chacun séparément à s’imposer sur le marché de la prise des rendez-vous médicaux? A l’occasion de la PHW, ils ont annoncé qu’ils s’unissaient. Solocal, 3e acteur du marketing digital en France(pages jaunes) et KelDoc, spécialiste, au sein de NEHS, de la prise de rendez-vous santé en ligne, ont signé un partenariat stratégique pour faire profiter les clients KelDoc de l’audience de Pages Jaunes (21 millions pages vues /mois) sur la recherche locale de professionnels de santé et d’établissements . NEHS, la nouvelle entreprise humaine en santé est, rappelons-le, le nouveau nom du groupe constitué ces dernières années par la mutuelle hospitalière MNH autour de l’assurance, de la banque, du digital, des médias et des services industriels. Il s’agit de mettre toutes les forces dans la bataille.
Pour contrer Doctolib qui reste un service assez coûteux (129 euros/mois), la concurrence est souvent 50% moins cher.
118218 propose aux médecins des zones de déserts médicaux un an de service gratuit sur dispo.fr.
Les éditeurs de logiciels métier ont, suivant leur taille, soit intégré Doctolib dans leurs offres, soit développé leur propre solution
C’est le cas de Docavenue sur lequel Cegedim met actuellement le paquet en mode start-up avec un important recrutement de commerciaux chargés d’étendre la téléconsultation. Et ça marche : 600 médecins en téléconsultation sur DocAvenue. Autant que chez Doctolib.
C’est aussi le cas de Clickdoc lancé par CompuGroup Medical (CGM) en France et bientôt en Allemagne (où Doctolib est également présent).
Ces plates-formes sont synchronisés avec les logiciels métier maison.
CGM qui annonce 40 000 professionnels de santé clients estime, par exemple, pouvoir rejoindre Doctolib en nombre de libéraux. Pour donner de la notoriété à Clickdoc, CGM va communiquer vers le grand public avec un service gratuit : « on appelle pour vous ». Si vous n’avez pas joint de médecin, le télésecrétariat de CGM à Soulac l’appelle et vous envoie un SMS pour vous confirmer le rendez-vous.

Et qu’en pensent les médecins ?

Passés quelques agacements de voir les naturopathes les côtoyer sur Doctolib, les praticiens jugent le service simple et efficace et se sont fait à l’idée qu’il faut être visible sur Internet. Plusieurs articles ( Le Point du 29 octobre 2018,  Alternatives économiques du 14 avril, La Croix du 14 mai, et France Inter (secret d’infos" de France Inter du 18 mai :"Doctolib : success story ou danger pour le monde de la santé ?) se sont cependant fait l’écho de quelques craintes. Uberisation de la santé, risque de stockage des données médicales, préférence donnée aux médecins Doctolib en raison de la fréquentation de la plate-forme (35 millions de visites par mois).
Si Doctolib n’a pas accès aux données de santé transitant sur ses serveurs, il conserve les motifs de rendez-vous (que le CNOM voudrait lui voir effacer) et par le nombre de  rendez-vous traités, se trouve à même de se faire une bonne idée sur les parcours de soins. Et de participer à une nouvelle structuration de l’offre…
Dans son dernier UG Zapping du 20 mai, le Dr Claude Bronner résume ainsi la situation : « Service de qualité, mais également dangers divers. Certains syndicats médicaux soutiennent fortement Doctolib. Est-ce bien leur rôle ? Pour être pratique : si vous avez besoin de patients, utilisez Doctolib car c’est un bon moyen de recrutement de patients. Mais pour votre pratique habituelle avec votre patientèle, choisissez une autre solution pour que nous ne nous retrouvions pas en état de dépendance un jour. L’URPS AURA propose par exemple la solution Medunion ) (cliquer en haut à droite "je suis professionnel"). Ce service restera aux mains des médecins et plus vous serez nombreux à vous inscrire, plus il évoluera vite ! »

Autre inquiétude : l’entrée en scène du fond d’investissement américain General Atlantic lors de la dernière levée de fonds. Ajouté au capital-risque américain Accel, actionnaire historique de Doctolib avec BpiFrance, et les français Eurazeo et Kernel, la présence des investisseurs étrangers se trouve renforcée.



Lecteurs Smart Vitale : une nouvelle gamme pour la mobilité

Forte de l’expérience acquise depuis 25 ans avec les taxis pour la prise en charge de leurs trajets sanitaires, la société AF Care, société sœur de la société Soraya qui équipe 2000 taxi avec sa solution Smart Vitale (voir l’article du blog), se lance dans une nouvelle gamme de petits lecteurs de carte vitale et CPS adapté aux situations de mobilité

Lancer sur le marché un nouveau lecteur de cartes bifente alors que la CNAM communique sur la dématérialisation de la Carte Vitale, n’est-ce pas un pari risqué et dépassé?
Cela va prendre du temps, beaucoup de temps, alors que de nouveaux besoins apparaissent qui ne sont pas bien pris en compte, estime Alexis Gandubert, fondateur et actionnaire d’AF Care dont le produit Smart Vitale Mobile s’efforce de répondre aux exigences d’une utilisation nomade.

Pour donner plus d’autonomie et de réactivité au lecteur tout en diminuant son coût, AF Care a choisi de mettre toute l’intelligence dans le smartphone ou la tablette (iOS lecteur smart vitale mobileet Android, Windows en cours) dont il utilise l’écran et avec lesquels il communique par Bluetooth (comme un objet connecté).
Fabriqué en France (sauf les composants) Smart Vitale mobile n’a donc rien d’un terminal. De technologie PC/SC, il est léger et peu fragile. Il se contente de lire la carte Vitale à glisser dans la fente tandis que la carte CPS reste à l’abri dans son logement. Résultat, le Smart Vitale Mobile gagne en autonomie ( il assure jusqu’à 300 lectures sans avoir besoin d’être rechargé contre une centaine pour les terminaux lecteurs) . Peu gourmand en énergie, il peut rester en veille, d’où un démarrage quasi instantané. De même, il sera un excellent support pour l’accès rapide au DMP ou aux téléservices avec un accès Wi-Fi dans les parages pour la tablette ou le smartphone. 
Reste à obtenir l’homologation du GIE SESAM Vitale attendue pour la fin 2019 et qui satisfait à toutes les exigences de sécurité.
Ce lecteur ne sera pas vendu directement mais proposé par les éditeurs qui l’intégreront dans leurs solutions. Les infirmières sont les premières ciblées mais aussi les médecins urgentistes. Le développement de la télémédecine ouvre également la voie à des solutions simples et moins coûteuse de lecture de la carte Vitale dans les EHPAD par exemple.
Sans compter les besoins d’accès au DMP. Si  celui ci prend son envol.  AF Care est en discussion avec plusieurs partenaires pour une commercialisation en 2020.
www.afcare.fr



La stratégie nationale de la santé numérique accélère dans le virage

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé avait choisi l’incubateur Boucicaut pour présenter le 25 avril en présence de Cédric O, le nouveau secrétaire d’Etat au numérique et de Dominique Pon, en charge de la transformation numérique en santé, le volet stratégie e-santé du plan Ma santé 2022.

Nouvelle gouvernance pour accélérer le virage numérique : création d’une délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) rattachée directement à la ministre avec suppression de la délégation à la stratégie des systèmes d’information (DSSIS) et transformation de l’ASIP santé en Agence du numérique en santé (ANS) qui sera dirigée par Annie Prévot, actuelle directrice des systèmes d’information de la CNAF. La DNS et l’ANS devront être installés d’ici décembre de cette année.

De nombreux chantiers à accélerer

La feuille de route récapitule les chantiers généralement en cours, pour lesquels il convient d’appuyer sur le champignon :

- intensifier la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information en santé ce qui passe notamment par la généralisation de l’identification numérique des acteurs du système de santé, la mise à disposition de la e-CPS, l’accélération du déploiement de l’identifiant national de santé" (INS), l’expérimentation de l’application sur smartphone pour carte Vitale "apCV", pour l’authentification des patients (généralisation de cette future e-carte vitale à partir de 2021) ;

- accélérer le déploiement des services numériques socles à savoir le DMP, les messageries sécurisées, la e-prescription et les services numériques territoriaux de coordination des parcours ;

- déployer au niveau national des plateformes numériques de santé : espace numérique de santé pour les usagers, bouquet de services numériques pour les professionnels de santé, Health Data Hub

- soutenir l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs avec en particulier une feuille de route pour accompagner le secteur médico-social dans le virage numérique, la création d’un guichet unique de l’innovation numérique en santé et la mise en place d’un réseau d’établissements de soins 3.0 pour tester les innovations.

Ces annonces ont été dans l’ensemble plutôt bien accueillies par les industriels du secteur. Ceux de la Fédération LESISS (Les Entreprises des Systèmes d’Informations Sanitaires et Sociaux) se sont dits « extrêmement satisfaits de l’annonce de la feuille de route » proposant une vision à long terme. Et se félicitent de voir adopter le concept d’Etat-plateforme qui se contente de fournir le socle et laisse les entreprises privées développer des offres à valeur ajoutée dans un contexte concurrentiel. Le SNITEM (syndicat national de l’industrie des technologies médicales) s’est également felicité des engagements du gouvernement. Il souhaite que la meta-plateforme de l’Etat permette d’intégrer les dispositifs medicaux connectés ainsi que les données produites.

Reste que cette feuille de route manque encore de précisions quant à sa mise en œuvre et ne fait pas état des moyens budgétaires nécessaires.

  Telecharger le dossier de presse du ministère

 



Cinq millions de DMP ouverts avec un peu plus d’un document chacun

La CNAM vient d’annoncer (le 16 avril) avoir franchi le cap des 5 millions de DMP ouverts. La campagne d’information reprend pour pousser les médecins et les pharmaciens à s’impliquer davantage.

L’ile de France est en tête avec 739 000 DMP ouverts, suivie des Hauts de France (587.000) du Grand-Est (538.000) de l’Occitanie (485.000) et d’Auvergne Rhône-Alpes (465.000). Ces DMP ont été ouverts avec l’aide d’un agent des CPAM (32%), dans une pharmacie (31%), sur le site web dmp.fr (19%) et plus rarement lors d’une consultation (19%). Outre les historiques de parcours de soins importés par l’Assurance Maladie, ces dossiers n’ont collectés que 6,5 millions de documents dont plus de la moitié (54%) ont été fournis par les établissements. 19 CHU sur 32 sont en effet en mesure d’alimenter automatiquement le DMP avec comptes-rendus, lettres etc. Dans 30% des cas, ce sont les patients qui ont renseigné eux-mêmes leur DMP. Enfin 14% des documents sont le fait de professionnels de santé.

Des PS pas assez impliqués

C’est peu. Les DMP sont encore relativement vides.
La CNAM qui vise, rappelons-le l’objectif de 40 millions de DMP ouvert en 2022, renforce donc dès ce mois-ci sa campagne de mobilisation des professionnels de santé. Ce sont d’abord les pharmaciens qui seront visités. Les pharmaciens qui sont 17.000 à être équipés de logiciels compatibles et reçoivent 1€/DMP créé pourraient mieux faire estime en effet le patron de la CNAM, Nicolas Revel, dans une interview au Quotidien du Pharmacien. Certes ils ne peuvent pousser actuellement aucune information dans le DMP mais lors de la généralisation de la e-prescription annoncée pour 2020, c’est sur la plate-forme DMP qu’ils iront récupérer l’ordonnance du médecin avec son QR code qui permettra la délivrance des médicaments.

Puis ce sera le tour des médecins de recevoir délégués et CIS de leur CPAM avec proposition de formation à la rédaction du Volet de synthèse médical, qui renferme les informations clé du DMP. Dont la rédaction est heureusement automatisée dans les logiciels de gestion cabinet bien structurés.
Soucieux d’apporter sa pierre à l’édifice, le CNOM consacre la Une de son bulletin de mars-avril au DMP.  "Pourquoi adopter le DMP" : un dossier de six pages pour vous convaincre que c’est utile pour vous comme pour vos patients et bien sécurisé.
Pour la CNAM, il faut que le rythme s’accélère. 100 000 DMP ouverts par semaine, cela ne fait guère que 5 millions par an.
Les infirmiers seront aussi associés au challenge DMP à partir de l’an prochain à raison d’un euros/DMP. 

 



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