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Le « DSC-BT » de Sylyca, un lecteur PC/SC de cartes CPS et Vitale pour des applications sur smartphone et tablette

La nouvelle stratégie de standardisation des composants du GIE SESAM-Vitale porte déjà ses fruits avec l’arrivée d’un modèle bi-fente utilisant la technologie PC/SC pour la lecture des cartes Vitale et CPS. Alors que jusqu’à présent, nous n’avions vu que quelques applications pour les transports sanitaires par exemple. 

Christophe FerrandoChristophe Ferrando, fondateur de la société Sylyca, après 17 ans chez CBA (éditeur de la solution de télétransmission In’DI et du logiciel Agathe pour les infirmières) est venu présenter son innovation à Buzz Medecin, juste après son homologation.
« Informaticien et développeur passionné » comme il aime à se décrire, il a travaillé deux ans avant de trouver les composants suffisamment puissants pour supporter les exigences de SESAM-Vitale (en matière de sécurité notamment). Le nouveau référentiel accès aux cartes (RAC) est sorti le 3 août dernier. Et un nouvel outil est né.

Un lecteur format smartphone sans écran et Bluetooth

Format smartphone, le « DSC-BT » lit les carte Vitale (dans la fente supérieure) et CPS (réceptacle au verso). Il n’a pas d’écran puisqu’il fonctionne avec une DSC-BTapplication téléchargée sur le smartphone ou la tablette. iOS et Android, il est compatible avec les deux univers et pourrait l’être aussi pour le monde Windows. Comme pour tout objet connecté, on effectue un appairage à la première utilisation (on peut appairer autant de smartphones que de PS utilisateurs).
« DSC-BT, pour Dual Smart Card BlueTooth, explique Christophe Ferrando, ce sont les éditeurs qui trouveront un nom plus attractif pour leurs applications. »
Au départ de chez Sylyca, le DSC-BT ne peut en effet servir qu’à la lecture de la carte Vitale. C’est le kit de développement fourni aux éditeurs par la société qui devrait permettre l’éclosion d’applications : pour la création des FSE (l’approche est différente de celle d’un TLA, les FSE créés sont stockées dans l’application pas dans le lecteur) mais aussi pour la consultation des téléservices et du DMP. « Nous avons un partenariat avec la société iCanopée pour la connexion au DMP. », précise Christophe Ferrando.
On voit déjà le parti que pourront tirer de ce lecteur élégant et léger les médecins possesseurs d’iPad pour peu que les éditeurs développent les solutions adaptées.
Bienvenue à l’imagination pour adapter les nouveaux outils aux situations  de mobilité des professionnels de santé.

* Conçu et fabriqué en France (avec des composants asiatiques…), le DSC-BT fonctionne sur un processeur double cœur avec 1 Go de RAM et 4Go de stockage. Batterie standard rechargeable et remplaçable (cordon standard micro USB) offrant une journée d’autonomie (100 lectures de carte). Bluetooth smart low energy (compatible smartphones et tablettes récents). Connexion à un ordinateur via le port USB. Il n’est pas encore commercialisé.

 



DMP et téléservices au menu de la Rencontre Industriels du GIE SESAM-Vitale

Buzz medecin n’était pas invité à la Rencontre Industriels qui s’est tenue ce 22 novembre dans les locaux de la MGEN à Paris mais a suivi le fil twitter créé pour l’occasion par le GIE SESAM-Vitale qui organisait cette matinée. (#RencontreIndus2016).

Tandis que l’Assurance Maladie a présenté aux industriels le nouveau forfait structure, différents responsables du GIE SESAM-Vitale ont présenté tout au long de la matinée la feuille de route 2017 qui se décompose de la façon suivante :
- présérie du DMP repris par la CNAMTS dans 9 caisses (Amiens, Créteil, Saint-Brieuc, Strasbourg, Tours, Besançon, Clermont-Ferrand, Toulouse, Bayonne)

-Un nouveau service à venir des le premier trimestre, le Protocole de soins électronique PSEi

– le déploiement au premier janvier de nouveaux services par les Assurances Maladie Complémentaires dans le cadre de l’étape du tiers payant obligatoire pour ALD/Maternité : l’annuaire AMC, le service IDB (identification des droits des bénéficiaires) et CLC (CaLCul des droits)

Le GIE a également présenté la nouvelle stratégie de standardisation des composants d’accès aux cartes, dont les lecteurs PC/SC autorisés dorénavant pour tous les professionnels tandis que le CNDA a présenté la procédure d’homologation de DMP compatibilité. Au 1er décembre, c’est en effet le GIE SESAM-Vitale qui prend la suite de l’ASIP santé pour les relations avec les industriels concernant le DMP.

Ce fut aussi l’occasion de faire le point sur les télé services les plus récents. Le service ALDi affection de longue durée en intégré est déjà intégré par trois industriels, le service électronique de facturation pour les transports sanitaires compte plus de 120 000 utilisateurs, 44300 PS sont équipés d’une offre ADRi le service d’acquisition des droits. Et surtout le GIE se félicite du succès du service IMTi (Information sur le médecin traitant) qui a doublé son nombre d’utilisateurs en moins de six mois, pour atteindre 10 000 médecins et 2 millions de connexions mensuelles.



Santé connectée : les 101 bonnes pratiques de la HAS

La Haute Autorité de Santé a publié le 7 novembre un référentiel de 101 règles de bonne  pratique pour aider développeurs et évaluateurs à diffuser des applications et objets connectés sûrs, fiables et de qualité.

La HAS voit au moins trois avantages à la santé connectée : le patient y est plus actif dans sa prise en charge, elle pourrait contribuer au développement de la médecine préventive et enfin l’exploitation du Big Data renferme des promesses de progrès médical. Dans ce contexte, il relève des compétences de la HAS de promouvoir son usage en inspirant la confiance, plutôt que d’édicter des règles restrictives ou de proposer un quelconque label.
La HAS prend bien soin de préciser que ce référentiel, fruit d’un groupe de travail de 25 personnes qui a réfléchi et rédigé pendant toute une année (novembre 2015-septembre 2016) sous la conduite de Pierre Trudelle (HAS), ne se substitue pas à la loi ou à la réglementation. Il ne concerne d’ailleurs pas les objets connectés soumis au régime du marquage CE en tant que dispositifs médicaux (tensiomètre, glucomètre, thermomètre..) mais la zone grise de la forme-santé. Pour les sujets traitant de la protection des données personnelles et de la cybersécurité, la CNIL et l’ANSSI (agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) ont apporté leur contribution.

Des niveaux d’exigence adaptés aux fonctions des apps

N’étant pas le premier à se pencher sur le sujet, le document de 60 pages passe tout d’abord en revue les classifications existantes ainsi que les sites d’évaluation des applications au niveau international (cinq sites en France comme GPM e-sante de groupe Pasteur Mutualité, Medappcare ou DMD Santé et son label mHealthQuality). Pierre Trudelle qui s’est chargé de la sélection et de l’analyse de la littérature a fait un beau travail. Les annexes sont également très intéressantes.
Le référentiel proprement dit, que l’on ne va pas détailler ici mais qui est téléchargeable, porte sur cinq domaines (information, contenu santé, contenu technique, sécurité/fiabilité, utilisation/usage) subdivisés en une vingtaine de sous domaines. Les règles proposées doivent permettre aux utilisateurs, grand public ou professionnels de santé de trouver des produits simples à utiliser et ergonomiques, avec des garanties de sécurité et de fiabilité et dont ils ne sont pas prisonniers (consentement révisable et accessible à tout moment, résultats communicables). En gros, quand vous téléchargez une app, vous devez savoir où vous mettez les pieds…
La HAS a défini des niveaux d’exigence différents selon qu’il s’agit d’une app d’information grand public ou de la gestion de la prise de médicaments. D’une façon générale, les apps destinées aux professionnels de santé relèvent des exigences élevées. Tout cela est consigné dans de grands tableaux assez clairs.
 

Une base pour de futurs labels ou évaluations

En publiant ce référentiel, l’ambition de la HAS est de le voir servir de base pour des registres, label, score, bancs d’essai, évaluation dont elle laisse l’initiative à d’autres. C’est un travail utile. Il s’inscrit dans la ligne du guide de bonnes pratiques européen attendu pour 2017.
Il serait dommage que les développeurs ne tirent pas toute la substantifique moelle de ce référentiel et s’en servent surtout pour rallonger les Conditions Générales d’Utilisation, les fameuses et souvent interminables CGU que l’on accepte sans les lire, avec résignation.

Voir l’article de présentation de la HAS

 Télécharger le référentiel



Thermomètres connectés en patch : surveiller la fièvre en continu

 Après la commercialisation en septembre de Thermo, le thermomètre connecté sans contact de Withings, voici la sortie annoncée en novembre de Tucky, le suivi de la température en continu avec un patch-thermomètre, présenté au CES de Las Vegas en janvier dernier. Qui a déjà des concurrents.

Libérer les nuits des parents

En cas d’épisodes fiévreux des petits enfants, leurs parents ne dorment que d’un œil et se lèvent plusieurs fois pour vérifier si tout va bien. C’est en pensant à eux (et à sa propre famille) qu’Antonin Bourgerol, ingénieur de formation, et jeune papa, a mis au point Tucky, un thermomètre connecté « made in France » permettant le surveillance en continu de la température et de la position des enfants de 0 à 7 ans.
Tucky5035CTucky est un dispositif médical certifié ISO 13485 inséré dans un adhésif double face bio-compatible. On le pose comme un patch sous l’aisselle de l’enfant. Du fait de sa minceur (7mm) il n’occasionne aucune gêne. Sa batterie, rechargeable en 1h30, lui assure 5 jours d’autonomie.
Tucky transmet par Bluetooth température et position (sur le dos, le ventre, le côté) de l’enfant à un serveur sécurisé auquel accède le smartphone (iPhone ou Android). L’application propose des courbes de température, des alertes en cas de températures élevées et garde en mémoire la prise de médicament pour mieux mesurer son effet sur la fièvre. Tucky (79,90 euros) est le premier dispositif connecté de la start-up e-TakesCare créée en 2014 par Antonin Bourgerol qui compte bien utiliser son expérience en aéronautique pour développer d’autres objets connectés utiles à la santé. La start-up est partenaire de la Cité de l’objet Connecté d’Angers et a gagné le concours de la « French IoT » de Docapost, filiale numérique du groupe La Poste.

Un nouveau service de la santé connectée

                                                                                                                                                                                                                                                                 La concurrence est déjà là avec le thermomètre connecté TM 735 de l’allemand Medisana présenté comme un monitoring de la température en continu, de l’enfant Ther medisanaà l’adulte. On le trouve sur Internet, depuis quelques mois à environ 100 euros. Il se place également dans un patch adhésif sous le bras, utilise une application spécifique et déclenche des alarmes en cas de fièvre excessive ou si la connexion Bluetooth ne marche plus. La prise de médicament est notifiée dans l’application. Il utilise une pile bouton (120 jours d’autonomie à raison de 8h par jour).
Le monitoring de la fièvre à la maison, voilà encore une possibilité intéressante offerte par la santé connectée. Ces dispositifs seront prochainement testés sur Buzz Medecin.

www.e-takescare.com

www.medisana.fr



Medpics, application mobile de partage de cas clinique en français lève des fonds pour se développer

 C’est une belle réussite en train de se pérenniser. Avec 21.000 utilisateurs et 1 million de photos consultées par semaine, Medpics, suel application de partage de cas cliniques en image en français, vient de réussir sa première levée de fonds (300.000 euros) pour assurer son développement.

« Lorsque je butais sur des cas pendant mes premiers remplacements, je les mettais sur Facebook pour me faire aider par mon réseau d’amis. L’un d’entre eux m’a un jour fourni les coordonnées d’un médecin qui a résolu mon problème. C’est ainsi que m’est venu l’idée de trouver un moyen rapide et efficace pour élargir mon réseau en annulant les barrières géographiques et temporelles », explique en toute simplicité le Dr Safia Slimani, 37 ans, à l’origine de Medpics. Ils sont quatre fondateurs, dont un webdesigner et un product manager qui ont travaillé en autofinancement pour mettre au point l’application d’abord sur iPhone puis sur Android. Objectif, simplicité, rapidité, adapté à la pratique médicale.

21 000 utilisateurs, 1 million de photos vues par semaine

Le succès ne s’est pas fait attendre. Medpics a démarré avec un « pool » de 300 praticiens et étudiants, recrutés par le bouche à oreille. « Au bout de deux mois, nous étions 3000, ce qui nous a fait prendre conscience de l’intérêt de notre produit ». Ils sont aujourd’hui 21.000, 15.000 médecins et 6.000 autres professionnels de santé. Encore étudiants à 60%. Cinq à six mille font une utilisation quasi quotidienne de l’application. Qui existe aussi sous forme de site sur Internet, davantage visité par les médecins à leur cabinet. En ligne, 5.000 cas à consulter avec leurs discussions. Cette rapide réussite n’a pas manqué d’intéresser des investisseurs dont le plus connu est le groupe Planet.fr avec son site d’information santé grand public, Mesdisite.fr. Les 300.000 euros réunis vont permettre de passer à la vitesse supérieure en développant de nouvelles fonctionnalités. Planet.fr va notamment participer au développement commercial de Medpics en assurant la régie publicitaire du site et de l’application. « Ce seront des publicités intelligentes, assure le Dr Slimani, comme des cas cliniques sponsorisés ». Medpics va en fait mettre en place, car c’est une demande des sociétés savantes et des entreprises de santé, des espaces privés d’échanges par aires thérapeutiques ou spécialités médicales au sein de sa communauté. Avec une vérification de la qualité de professionnel de santé ou d’étudiant, Medpics apporte une sécurité qui n’existe pas sur les réseaux sociaux les plus fréquentés. Une prochaine étape devrait être de migrer sa base de cas cliniques sur des serveurs agréés pour les données de santé.

Découvrez le test de Buzz Medecin



Le Dossier pharmaceutique lance DP Vaccins et progresse à l’hôpital

 Avec 99,8% des officines raccordées et 34 millions de dossier créés, le Dossier Pharmaceutique continue à développer des services pour les patients, comme le DP-Vaccins ouvert depuis le 29 septembre avec l’objectif d’améliorer la couverture vaccinale.

« Vous traversez les frontières, vous êtes perdu pour acheter un médicament. Mais grâce au GPS de votre smartphone, le contenu de votre DP est traduit automatiquement dans la langue du pays où vous vous trouvez ». C’est le rêve d’Isabelle Adenot, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, exprimé lors d’une conférence de presse pour le lancement de DP-Vaccins.
Rien de techniquement impossible mais tout de même quelques obstacles à surmonter. Le DP les franchit les uns après les autres avec méthode et régularité. Les sondages montre que 60% des Français ne savent pas bien où ils en sont avec leurs vaccins. Et l’on constate que la couverture vaccinale n’arrête pas de baisser (-15% pour la grippe). Pour lancer DP Vaccins, le CNOP a eu l’autorisation de stocker les achats de vaccins pendant 32 mois (contre 4 mois pour les médicaments). Dans un deuxième temps, un système d’alerte sera mis en place avec des fenêtres pop-up apparaissant lors de la dispensation, et prévenant que le ou les vaccins ne sont plus à jour en fonction des recommandations du calendrier vaccinal.

Les médecins hospitaliers ont accès au DP

Par ailleurs, le DP-Patient progresse dans les hôpitaux. 317 établissements ont signé des conventions dont 65% des CHU. Et 243 établissements sont effectivement raccordés. Depuis la dernière loi Santé, tous les médecins hospitaliers peuvent avoir accès au DP. Pour faciliter l’accès, la présence simultanée de la Carte Vitale patient et de la CPS n’est nécessaire que lors de la première connexion. Il reste ensuite une « empreinte » d’une durée de 15 jours, temps moyen du séjour du patient. Le DP est également au service du pharmacien pour la gestion des alertes sanitaire et des ruptures de stock .
Enfin, le DP et le « nouveau » DMP vont travailler ensemble ! Le DP ne va pas basculer dans le DMP mais un onglet Médicaments du DMP permettra d’accéder au DP. Pour cela il faudra que les identifiants du DP utilisent eux aussi le fameux NIR à 13 chiffres ce qui leur avait été strictement interdit à l’origine. Quelques centaines de milliers d’euros d’investissement, précise Isabelle Adenot.
Rien de techniquement impossible, vous dis-je,  mais toujours du temps et de l’argent…

 voir aussi notre précédent article le DP apporte la preuve de son utilité



Invivox : une plate-forme web pour favoriser la formation sans frontière des chirurgiens

 Après une période de bétatest qui a permis de réunir 500 inscrits, la plateforme Invivox a lancé à la mi septembre sa version 1 (en anglais). Créée par des experts du médical et du digital, la start-up vise à aider les professionnels de santé du monde entier et en premier lieu les 8 millions de chirurgiens, à se former auprès de leurs pairs en les mettant en contact.

« Hier, explique Julien Delpech, co-fondateur et CEO d’Invivox, deux chirurgiens venant l’un de Bordeaux, l’autre de Düsseldorf se sont retrouvés chez le Pr Liverneaux à Strasbourg pour découvrir une technique mini-invasive de réparation du poignet. Ils ont vu le chirurgien opérer quatre cas et ont pu lui poser leurs questions ». Cet exemple illustre la vocation d’Invivox.
En se connectant sur Invivox (via une recherche Google, le plus souvent), les deux chirurgiens ont repéré la rubrique « Hand Surgery » et découvert la formation proposée par le Pr Liverneaux dont ils ont pu consulter le CV, les publications, etc. avant de s’enregistrer pour y participer.
Sept spécialités sont couvertes pour le moment : orthopédie, plastique, endoscopie, urologie, cardiologie, neurologie. Une centaine de médecins se sont déjà formés. Invivox répond d’une part aux besoins de formation « peer to peer » des chirurgiens pour qui le compagnonnage reste essentiel pour maitriser une technique. « Il faut voir le geste ».
Et satisfait d’autre part les désirs des chirurgiens qui ouvrent leur bloc opératoire, d’être débarrassés de la gestion des formations proposées et de leur donner de la visibilité.

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Au service des formateurs et de ceux qui cherchent une formation "compagnonnage"

C’est d’ailleurs en écoutant le Pr Alain Cribier évoquer ses problèmes de logistique, que ses fondateurs ont eu l’idée d’Invivox. Ce spécialiste de cardiologie interventionnelle, 42 ans de carrière, a monté, au sein du CHU de Rouen,  des séminaires de formation pour les valves avec vidéo transmissions des opérations, au rythme de deux par an. "C’était très chronophage d’inscrire les médecins. Invivox facilite la logistique, nous ouvre le marché mondial et nous envoie avant la formation, un portait global de toutes les personnes qui vont suivre la suivre".  Les chirurgiens s’inscrivent directement sur le site, règle leur formation en ligne. Invivox vérifie leur motivation et leur profil professionnel et envoie, après la formation, les attestations nécessaires. La plate-forme se rémunère en touchant 20% du montant des formations. Les sommes sont versées sur un compte séquestre. Le formateur ne s’occupe de rien.
La start-up a levé 1,2 million d’euros en mars dernier et embauché une dizaine de personnes à Bordeaux. Julien Delpech s’est installé à New York pour se lancer à la conquête du marché américain.
Le but « Devenir d’ici 2020 le leader mondial de la mise en relation de médecins pour la formation en mode compagnonnage ». Après les chirurgiens, d’autres professionnels de santé seront en effet associés à cette vaste entreprise de compagnonnage mondialisé.

www.invivox.com



Université d’été de Castres : le foisonnement de la e-santé

La 10ème université d’été de la e-santé a réuni plus de 600 personnes à Castres du 5 au 7 juillet. Buzz Medecin y a passé deux jours et rend compte du foisonnement d’initiatives et d’acteurs qu’on y rencontre.

goodies 1

Pour ses dix ans, l’UEES avait prévu un gâteau, quelques « e-goodies » et un peu de réflexion sur le thème très « tendance » du transhumanisme. Comme pour marquer une pause face à ces nouvelles technologies qui transforment la médecine et les relations médecins-patients, nous tous en fait… Les débuts de l’informatique en posture assise face à un écran et un clavier sont marqués par la culture de la chaise, rappelle Milad Doueihi, universitaire passé de l’histoire des religions à l’humanisme numérique, l’utilisation en mobilité a fait exploser les usages. L’informatique commence à façonner l’humain de façon inédite…

Simulation et réalité augmentée

Notre façon d’apprendre d’abord. Des fameux Mooc qui mettent à disposition les savoirs 24h sur 24 à la simulation 3D ou la réalité augmenté. On en a vu de brillants exemples avec les Mooc de Formatic Santé, la plate-forme Medicativ d’Interaction Healthcare et les démos « live ».

Castres demo
Le mannequin intelligent acquis par l’école d’infirmière permet de simuler une intervention Pompiers-SAMU-CHIC (acronyme du centre hospitalier intercommunal de Castres) sur un accident de moto. Le mannequin émet des gémissements : ‘j’ai mal, aidez moi docteur" et sera opéré. Le débriefing permet de vérifier qu’il manque le gel de l’échographe ! C’est surtout l’occasion de vérifier la bonne coordination des équipes.
Thalès a réalisé en trois mois une application utilisant des lunettes de réalité augmentée, en lien avec le CHU de Nice et pour aider un chirurgien à distance à réaliser une opération avec les conseils d’un expert. C’est encore un prototype. Ces lunettes comme les Google glass retirées du marché grand public trouvent des applications en médecine. Le SAMU de Toulouse en a acquis une paire avec la solution Xpert Eye de la société AMA dans le cadre du dispositif d’urgence mis en place pour l’Euro. Cela permet au centre SAMU d’avoir une vision de l’ensemble du champ des victimes et de pousser des informations vers le terrain.
En matière d’information du public, il ne faut pas négliger pour autant les fiches papiers. Le think tank Lab e-santé en a préparé 50 sur les notions de base ou plus avancés de l’univers de la santé numérique. Les PDF des premières fiches disponibles sont à consulter ici.
Voir LES_FICHES_. Idéales pour la salle d’attente du médecin.

Big Data Santé, coaching et suivi des pathologies

elie lobelElie Lobel, ancien directeur du pôle Projets de l’ASIP Santé aujourd’hui directeur d’Orange Healthcare a donné le coup d’envoi des présentations  sur les perspectives de la santé connectée en matière de suivi et de gestion à distance des maladies chroniques pour affirmer sa conviction l’analyse des données de santé-le Big Data Santé, est la clé pour diagnostiquer et prévenir.
Le programme de surveillance des insuffisants cardiaques Cordiva (groupe Alere), avec une balance connectée et une box, en est un bon exemple. Il a débuté en Allemagne où sont suivis 16 000 patients et se poursuit en France à travers les deux études cliniques PIMPS (CH Pontoise) et OSICAT (CHU Toulouse).
A Castres, on ne parle que de décloisonnement, de « living labs », ces espaces où l’on co-construit les produits avec les patients et les PS et où l’on teste les solutions. L’école d’ingénieurs ISIS (Informatique et système d’information pour la santé) qui accueille l’Université d’été dans ses locaux en possède d’ailleurs un.
Le Pr Odile Boespflug-Tanguy évoque son partenariat avec la société IOT-EZ dans le cadre du projet Hanoc (soutenu par Kyomed) pour évaluer la capacité motrice d’enfants atteints de maladies neuro-dégénératives en utilisant des objets connectés du marché.
Ancrée sur le terrain avec 260.000 collaborateurs sur 17.000 points de contact, La Poste apporte sa pierre humaine à l’édifice e-santé : ses facteurs assermentés peuvent installent le matériel (hub numérique), expliquer le fonctionnement, apporter des tests de dépistage (opération Carsat en Limousin pour le test du cancer colorectal) ou des médicaments ; et son service Docapost est hébergeur de données de santé.
Harmonie Mutuelle a fait part de l’utilisation par ses salariés (20% sont inscrits) du site Betterise qui réussit à fidéliser ses utilisateurs (12 500 inscrits adhérents) en leur envoyant quotidiennement des messages bienveillants et hyper personnalisé pour les encourager dans leur programme santé (arrêter le tabac, perdre du poids ou autre…).
 

Qui dit technologie ne dit pas forcément transhumanisme, heureusement

Une technologie « humaniste « en quelque sorte pour revenir au thème choisi cette année et dont le point d’orgue fut certainement la table-ronde passionnante réunissant le Pr François berger, neuro-cancérologue, François Viella, professeur de droit (Montpellier) spécialiste de bioéthique et Jean-Michel Besnier, philosophe. Pas vraiment un débat car les trois intervenants sont convaincus que le transhumanisme n’est qu’un courant d’opinion rassemblant les personnes qui considèrent que les sciences et les technologies sont capables de répondre aux attentes de l’homme et tentent d’imposer la nouvelle norme du surhomme, pour qui la maladie est une « panne ». « C’est un système d’annonce » dit le philosophe qui dénonce un monde technologique où la conscience est un handicap. « Cela relève du neuro-charlatanisme » s’insurge le médecin. « Il faut avoir le courage de ses convictions, conclut le juriste, nous proposons de nous arrêter. On prendra du retard, et alors ? »

Un dynamisme régional ouvert aux start-up santé

Il n’y aurait pas l’Université d’été sans  le dynamisme de Castres-Mazamet Technopole et de son réseau de contacts, Pierre Fabre en tête, et bientôt de start-up e-santé, avec un concours d’implantation à la clé (ouvert jusqu’au 30 septembre). Lauréate l’an dernier, Start Track, application spécialisée dans l’analyse des paramètres physiologiques (30) et environnementaux pour adapter son effort en fonction de son état de santé, est aujourd’hui installée à la pépinière l’Arobase.

castres ambiance

La remise des Trophées de la e-santé (dix au total) pendant l’Université participe de cette ébullition. Le Grand Prix est allé à JokkoSanté, une pharmacie communautaire virtuelle présentée par Sensys solutions (Sénégal), le Coup de Cœur à Noa, compagnon connecté et ludique des enfants asthmatiques (Université de Nantes) le prix des internautes et le prix de la Télémédecine à Oscult, échographe de premier niveau sur iPad à destination des praticiens non spécialistes de l’imagerie, etc. Voir le communiqué en PDF. Ce dynamisme et la convivialité des rencontres ne manquent pas de séduire les sponsors qui reviennent comme la société luxembourgeoise Tarkett en quête de partenaires pour utiliser son revêtement de sol connecté, détecteur d’activité, FloorInMotion.



Tiers payant au 1er juillet : vous pouvez le faire !

Faute d’avoir pu le rendre entièrement obligatoire, mutuelles comprises, l’Assurance Maladie se fend le 29 juin d’un communiqué de presse pour rappeler qu’à compter du 1er juillet, tous les professionnels de santé auront la possibilité de pratiquer le tiers payant pour les soins pris en charge à 100% auprès des femmes enceintes et des patients en ALD, soit 11 millions d’assurés.

Comme le souligne avec une pointe d’ironie, le Dr Claude Bronner dans son UG Zapping du 26 juin, le tiers payant était déjà pratiqué en ALD en 2009 en secteur 1 par 41% des généralistes, 62% des spécialistes cliniques en 76% des spécialistes techniques, selon les chiffres de la CNAM elle-même.

Un droit pour les patients, des services pour encourager les médecins

La possibilité ne date donc pas d’aujourd’hui. Ce qui change, c’est que, dans l’optique du droit au 1/3 payant pour tous les patients pris en charge 100% par un régime obligatoire qui entre en vigueur le 31 décembre prochain (notez bien que l’on n’évoque plus l’obligation pour le PS mais le droit des patients), la CNAM a mis en place à partir du 1er juillet, de « nouveaux services pour faciliter la facturation et le paiement des actes. »

1) Le paiement de la FSE est garanti à tous les PS conformément aux informations inscrites sur la carte Vitale même si celle ci n’a pas été mise à jour. Le PS peut consulter le service ADRi (acquisition des droits intégrée) pour fiabiliser la facture et pratiquer le 1/3 payant sur la base des droits à jour. Ce service est progressivement intégré dans les logiciels SESAM-Vitale des PS. Les rejets liés aux droits suite à un changement de situation sont supprimés. Un déménagement ou un changement de régime d’assurance maladie n’entraîne plus de rupture des droits. Les rejets liés au non-respect du parcours de soins vont disparaître : pour les patients en ACS et CMUc d’abord et pour tous les patients au 1er janvier 2017

2) La norme de retour d’information sur les facturations (par facture) qui facilite le suivi des paiements et les rapprochements comptables est en place depuis ce 1er juillet pour les médecins

3) Une plate-forme d’accompagnement du nouveau Centre national de Service Interrégime (CeSI) qui réunit les organismes obligatoire sera disponible pour les médecins dès le 4 juillet Par Mail : cesi-medecins@cnamts.fr par téléphone du lundi au vendredi de 8h à 17h et jusqu’à 20h les mercredis et jeudis au 0811 50 50 50 (0,06€/mn) Les CIS (Conseillers informatiques services) seront également mis à contribution dans les CPAM

4) Versement d’une indemnité ( + 10% du montant de la consultation) en cas de retard de paiement.  Le délai de paiement est de 7 jours ouvrés. Pour savoir quels sont les délais actuels, il suffit de consulter sur le site ameli. fr dans l’espace PS, la rubrique « gérer votre activité ». Pour le premier trimestre 2016, la durée moyenne était tous PS confondus de 2,97 jours
http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante.php
Y a plus qu’à…essayer ?

 

voir le communiqué de presse



Santé connectée : la France à la traîne selon un indice IPSOS-Philips

Selon le nouvel indice Futur Health Index concocté par le groupe Philips en lien avec une enquête IPSOS dans 13 pays*, la France est à la traine en ce qui concerne les perceptions, les comportements et les attitudes des patients et des professionnels de santé vis à vis de l’adoption des technologies connectées et de l’intégration du système de santé.

Les prévisions mondiales d’équipement en objets connectés sont mirifiques, particulièrement dans le domaine de la santé. A la suite des start-up, les groupes mondiaux s’y engouffrent les uns après les autres. Avant de se lancer dans l’aventure à son tour (sa gamme santé connectée devrait sortir en 2017), le néerlandais Royal Philips a enfilé les sabots de bois du folklore national, ceux qui permettent de bien coller au sol et à la réalité du terrain. Il a demandé à l’IPSOS de mesurer les perceptions, comportements et attitudes vis à vis de l’e-santé, des patients (25 000) et des professionnels de santé (2 600) dans 13 pays : Australie, Brésil, Chine, France, Allemagne, Japon, Pays-Bas, Singapour, Afrique du Sud, Suède, Emirats arabes unis, Etats-Unis.

Un indice FHI pour comparer les pays

De cette étude, qui sera menée chaque année, est né un nouvel indice, le Future Health Index, qui permet de comparer les appétences des pays en la matière. Avec un FHI global à 54.4, la France sort de l’étude 10e sur 13, devant l’Allemagne (52.8), le Brésil (50.6) et le Japon (49.0). Alors que la Suède, les Emirats arabes unis et les Pays Bas sont en tête avec des indices respectifs de 60.9, 60 et 58.8.
Coup dur pour le pays qui a eu, selon l’OMS, le meilleur système de santé au monde. C’était en 2000. Depuis, les choses ont bien changé ; la confiance dans l’accès au continuum des soins, s’est effritée. Avec un indice spécifique à 66.9, la France occupe la huitième place. Les PS ne sont plus en effet que 53% à penser que leurs patients ont accès aux soins nécessaires alors que 67% des patients se disent satisfaits. 79% des PS français considèrent cependant positivement la qualité des soins délivrés en France mais seulement 68% des patients.
Autre enseignement : le vieillissement de la population est perçu comme un problème davantage par les PS (37%) que par les patients (11%).
Le partage de l’information est une réalité : 83% des PS partagent souvent ou systématiquement des informations sur la santé de leurs patients avec des confrères et 57% le fait en ligne.

La santé connectée, anxiogène ou utile ? : Les médecins n’ont pas encore tranché

Pour la faculté d’adoption des dispositifs de santé connectée, la France avec un indice à 42.6 est en queue de peloton avec l’Allemagne et le Japon. Ce résultat contraste avec une effervescence de start-up nationales encensées par le gouvernement français. La French Tech n’est pas prophète en son pays. Le grand public considère à 48% le coût comme un obstacle. 49% des PS et 42% des patients pensent d’ailleurs que ces dispositifs entraineraient une augmentation globale des coûts des soins de santé. Les PS continuent à penser à 66% que les technologies connectées alourdiront leur charge de travail et estiment à 60% que la surabondance d’information pourrait être anxiogène pour les patients. Lors des entretiens, ils soulignent que ces technos doivent venir en renfort et non en remplacement de consultations. Mais ils reconnaissent aussi à 49% que cela peut améliorer les connaissances des patients. Plus de la moitié des PS (59%) a eu l’occasion de recevoir des patients qui leur ont partagé des données provenant de dispositifs. Ce partage a incité les patients à bien suivre leur traitement (65%) et a permis de leur fixer des objectifs raisonnables (53%). On peut en conclure qu’il reste un important effort d’information et de validation avant de convaincre le grand public médical…
A noter, dans tous les pays, PS et patients sont partagés sur la capacité de chacun à gérer sa santé : 56% des patients (63% en France) s’en estiment capables contre 46% des PS (48% en France).
Quant au concept de système de santé intégré, continuum qui va de la prévention à la prise en charge au domicile, les patients et les médecins s’accordent dans tous les pays (sauf au Japon) à le valider. Mais la bureaucratie est perçue comme un frein ainsi que la nécessité de sécuriser les données personnelles de santé ce qui augmente les coûts. Dans ce domaine, la France est 10ème sur 13.
Ces chiffres, un peu compliqués à expliquer pour les profanes, sont à prendre pour ce qu’ils sont, des statistiques. Mais tels que, ils révèlent quelque chose de la difficulté d’évolution des systèmes de santé, notamment en France, face aux défis des années à venir, comme le vieillissement de la population.
Pour les objets santé connectés, le marché semble plus ouvert aux Emirats arabes unis, en Chine ou en Afrique du Sud, puis aux Etats-Unis et au Brésil que partout ailleurs.

* Entretiens en ligne et par téléphone menés entre le 24 février et le 8 avril 2016 auprès de 200 PS et 2000 patients dans chaque pays (1000 dans les EAU)

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